Tu mélanges deux aspects qui n’ont rien à voir, l’être d’une norme et la façon dont on y accède, et quand tu mélanges les deux tu finis par prendre une limite humaine pour une propriété ontologique.il y aurait tout un débat à mener sur l'illusion de la "loi divine"
pour faire court, cette loi, en supposant qu'elle existe, passe par tellement d'intermédiaires humains qu'elle devient aussi relative que la loi athée.
Le simple fait qu’il y ait des écarts d’interprétation ne dit rien sur la source, ça dit juste que les lecteurs ne sont pas infaillibles. En théologie la variation vient toujours du récepteur et jamais de l’émetteur, et la loi ne bouge pas, c’est juste la réception qui pose problème.
Dans ton cadre la variation ne vient pas d’une distorsion de lecture, elle est dans la source elle-même, puisqu’il n’y a justement pas de texte de référence ni de norme transcendante à découvrir. Ce que tu appelles morale c’est une agrégation de conventions sociales qui évoluent au gré des rapports de force et des habitudes du moment, pas une vérité qu’on cherche à déchiffrer.