Abû Nuwâs

soheyla

Why not !!!
...Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimerais mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?...

...J'ai quitté les filles pour les garçons
et pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.
Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon
celui du péché, car je le préfère.
J'ai coupé les rênes et sans remords
j'ai enlevé la bride avec le mors...

Abû Nuwâs
 

soheyla

Why not !!!
je vous recommande un très bon livre d’Omar Merzoug sur « Poèmes bachiques et libertins » ;) :cool:

Abû Nuwâs est né vers le milieu du viiie siècle dans le sud-ouest de l’Iran. Poète d’ascendance persane, il écrivit toute son œuvre en langue arabe. On sait peu de choses de ce chantre du vin, du jeu et du libertinage, sinon que ses mœurs dissolues et son hérétisme lui valurent par deux fois l’emprisonnement.

Omar Merzoug, docteur en philosophie et auteur d’une thèse sur Averroès, a collaboré à de nombreuses revues. Outre la traduction de ces Poèmes bachiques et libertins, il prépare actuellement une biographie de Abû Nuwâs.
Abû Nuwâs, ce nom résonne, par-delà les temps, comme le porte-voix de la luxure et de l'impiété, l'emblème d'un art de vivre, courtois et raffiné, aux antipodes de la pudeur compassée et des conventions sociales empesées. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles son oeuvre demeure interdite dans certains pays arabes. Comme il est de règle aux époques de décadence, le puritanisme, étranger à vrai dire à l'esprit de l'Islam, gangrène l'époque et l'aire arabes dissuadant amateurs et dilettantes de goûter les pages d'Abû Nuwâs. Sans doute faut-il rappeler que le prestige de la poésie est tel chez les Arabes qu'elle est appréciée des religieux comme des athées, des libertins comme des prudes, des hommes comme des femmes.Ignorerait-on que Hârun Al-Rachid, l'un des califes les plus fameux, n'a pas craint de convier dans son salon, d'élever au rang de ses commensaux un homme aussi licencieux que Abû Nuwâs, auréolé de surcroît d'une réputation d'hérétique.
Mais cet auteur, qui était-il vraiment? Abû Nuwâs n'a pas laissé de mémoires, de souvenirs, et encore moins de testament. Les informations dont nous disposons à son sujet sont lacunaires. Si on est à peu près sûr qu'il est né à Al-Ahwâz, au sud-ouest du territoire iranien, à proximité de l'Irak, on discute encore de sa date de naissance (747 selon les uns, 762 selon les autres). Quant à celle de sa mort, elle demeure controversée. Au reste, des pans entiers de sa vie sont nimbés d'obscurité et l'on s'égare en conjectures sur certains évènements auxquels il fut mêlé.

Mais il y a plus: Abû Nuwâs ne s'est pas soucié de recenser ou de recueillir ses pièces, fragments volés à une existence d'artiste. On s'est à juste titre demandé si les textes, qui se transmettent sous ce nom fameux, sont bien de cet auteur à bien des égards sulfureux. De là à soutenir sans preuves, comme l'ont fait certains orientalistes, et non des moindres, que le Diwân est apocryphe, nous semble excessif. Par son hypercriticisme et ses pointilleuses chicanes, l'Université a porté une suspicion intempestive sur une œuvre qui, pour l'essentiel, est authentique.
Assurément, il faut faire litière des pruderies dévotes et des pudeurs puritaines pour affronter des poèmes d'une verdeur aussi inouïe. Son verbe magique ôte aux objets les masques conventionnels dont la vie les pare. Les choses étincellent dans leur splendeur originaire, hors d'une tradition sclérosée qui a figé la substance du poème dans les cadres rigides du mètre et de la prosodie classiques. Les contemporains de Abû Nuwâs n'ont point eu peur d'ouïr ce poète si singulier qui osait non seulement se mesurer aux prédécesseurs antéislamiques, mais encore affronter une tradition sourcilleuse et corsetée.

Si son époque a, non sans mal, toléré les satires d'un poète dont elle n'ignorait pas la valeur, la nôtre risque de ce point de vue d'être beaucoup moins libérale. Abû Nuwâs a vécu une époque où la religion, n'étant pas menacée, était plus disposée à transiger. Une fois encore, il se confirme que l'Islam historique est plus plastique que les musulmans. Par conséquent, il n'est de poète plus inactuel et moins conformiste que Abû Nuwâs et ses vers cinglants ou allègres, à la gaieté féroce et au tragique serein sont de nature à réveiller les peuples arabes de la torpeur morne où ils sont, pour leur malheur, engoncés.

Par un paradoxe inexpliqué, son anticonformisme et son inactualité laissent intacte sa gloire. Ce poète d'ascendance persane, qui, dans les querelles opposant Arabes et Persans, prit sans équivoque le parti de ses congénères et vitupéra les vainqueurs de Qadissiya et de Nehawend (ou Al-Nahrawân), n'écrivit jamais qu'en claire langue arabe. On le voit soucieux, tout au long de sa vie, de parfaire l'expression de son verbe. Il n'hésita pas à se plonger dans le milieu bédouin pour se forger une culture lexicale des raretés de la langue, et s'acharna à purifier la sienne de toute scorie. Est-ce ce là le motif qui expliquerait la permanence de sa popularité chez les arabophones? Mais ce n'est pas tout: le poète «aux cheveux bouclés » a repris à son compte, en le passant au crible de la critique qu'il avait sévère, le legs antéislamique. Ce passé n'est point occulté. Il poursuit les Arabes et les obsède. L'attachement viscéral aux appartenances tribales et le désir des razzias ancestrales, piaffant dans l'inconscient collectif arabe, en est la meilleure preuve. À ce titre, cet aède doit être célébré pour avoir protesté contre les forces d'anéantissement qui minèrent la société de son temps et culminèrent dans la calamiteuse guerre civile opposant les deux fils héritiers de Harûn Ar-Rachîd. À l'encontre de ce bellicisme de mauvais augure, auquel il opposa un pacifisme de haute tenue, Abû Nuwâs demeure le parangon de l’insatiable désir de jouir de la vie, de cette tendance à être possédé de passions, attaché aux plaisirs du sexe, à la fatalité de l'amour.

Extrait de la préface d'Omar Merzoug
 
soheyla à dit:
...Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimerais mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?...

...J'ai quitté les filles pour les garçons
et pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.
Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon
celui du péché, car je le préfère.
J'ai coupé les rênes et sans remords
j'ai enlevé la bride avec le mors...

Abû Nuwâs
Abu Nuwas... Le poète à la chevelure bouclée... Jouisseur de la vie, amateur de soirée mondaine, attiré par les jeunes échansons pré-pubère...

Maître par excellence de la poésie bachique et érotique...

Vas-y, Soheyla, ennivre-nous ce soir...
 

soheyla

Why not !!!
Lemtiri à dit:
Abu Nuwas... Le poète à la chevelure bouclée... Jouisseur de la vie, amateur de soirée mondaine, attiré par les jeunes échansons pré-pubère...

Maître par excellence de la poésie bachique et érotique...

Vas-y, Soheyla, ennivre-nous ce soir...



tout le plaisir est pour moi :cool:


Le vin, le vent, la vie,


Entre la vie et la mort
Voici un poème d’un mort,
écrit de la main d’un vivant,
qui, entre la vie et la mort,
a tant souffert des coups du sort
qu’il ne lui reste plus qu’un corps
presque invisible, mais présent.
Si tu voulais me reconnaître,
pas une lettre de ma lettre
ne t’aiderait à me trouver.
Mais il suffirait que tu fasses
battre tes cils, pour me sauver
et que mon mal enfin s’efface.
 

soheyla

Why not !!!
Libre et gaillard, dressé de bon matin,
J’ai grand-soif de débauche et de bon vin,
D’un vénérable cru, ardent comme la braise,
À l’haleine de musc s’exhalant à son aise
Dans sa robe précieuse, où l’or danse et s’immerge.
Le soir tombait. Avisant une auberge,
À peine y descendîmes-nous à petits pas,
Qu’une aube resplendit, où l’aube n’était pas :
Quelle vierge exhibée, à saveur longue et âpre,
Faveur pour les marchands, langueur des opiniâtres !


:cool:
 

soheyla

Why not !!!
Pour l’amour d’un chrétien

De bon matin, un faon gracieux me sert à boire.

Sa voix est douce, propre à combler tous les vœux.

Ses deux accroche-cœur sur ses tempes se cabrent.

Toutes les séductions me guettent dans les yeux.

C’est un persan chrétien, moulé dans sa tunique,

qui laisse à découvert son cou plein de fraîcheur.

Il est si élégant, d’une beauté unique,

qu’on changerait de foi -sinon de Créateur -

pour ses beaux yeux. Si je ne craignais pas,

Seigneur,

d’être persécuté par un clerc tyrannique,

je me convertirais, en tout bien tout honneur.

Mais je sas bien qu’il n’est qu’un Islâm

Véridique...

Extrait de Le vin, le vent, la vie de ABÜ-NUWÂS traduit de l’arabe par Vincent-mansour Monteil

;)
 
Ouh... J'ai la tête qui tourne. Je m'ennivre... D'autres vers (ou verres, c'est selon) ?

Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimerais mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?

J'ai quitté les filles pour les garçons
et pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.
Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon
celui du péché, car je le préfère.
J'ai coupé les rênes et sans remords
j'ai enlevé la bride avec le mors

Ceci, à la mémoire du plus épicurien des musulmans...
 

soheyla

Why not !!!
Lemtiri à dit:
Ouh... J'ai la tête qui tourne. Je m'ennivre... D'autres vers (ou verres, c'est selon) ?

Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimerais mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?

J'ai quitté les filles pour les garçons
et pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.
Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon
celui du péché, car je le préfère.
J'ai coupé les rênes et sans remords
j'ai enlevé la bride avec le mors

Ceci, à la mémoire du plus épicurien des musulmans...



comme sa fait plaisir de voir une personne partageant la meme passion que moi ......

merci
 
soheyla à dit:
comme sa fait plaisir de voir une personne partageant la meme passion que moi ......

merci
Ah Soheyla, tu ne sais pas à quel point je suis fou de cette poésie... Si j'avais eu le choix, j'aurais vécu précisément au VIIIè sicèle, à Bagdad, et aurais tout fait pour faire partie de la cour de Haroun Rachid et participer ainsi aux fastes banquets, beuveries, joutes verbales, concours de poèsies, et autres plaisirs de la vie terrestre !

Merci à toi soheyla ! Mille mercis ! Et je sais que, en haut, Omar Khayyam et Abu Nuwas sont très fiers de toi ce soir (peut-être trinquent-ils à notre santé...)!
 

soheyla

Why not !!!
Lemtiri à dit:
Ah Soheyla, tu ne sais pas à quel point je suis fou de cette poésie... Si j'avais eu le choix, j'aurais vécu précisément au VIIIè sicèle, à Bagdad, et aurais tout fait pour faire partie de la cour de Haroun Rachid et participer ainsi aux fastes banquets, beuveries, joutes verbales, concours de poèsies, et autres plaisirs de la vie terrestre !

Merci à toi soheyla ! Mille mercis ! Et je sais que, en haut, Omar Khayyam et Abu Nuwas sont très fiers de toi ce soir (peut-être trinquent-ils à notre santé...)!


je t'en prie tout le plaisir est pour moi ......


tiens je te donne la suite des premiers vers ke j'ai cité en haut pour te remercier .....


Me voilà tombé amoureux d'un faon
coquet, qui massacre la langue arabe.
Brillant comme un clair de lune, son front
chasse les ténèbres de la nuit noire.
Il n'aime porter chemise en coton
ni manteau de poil du nomade arabe.
Il s'habille court sur ses fines hanches,
mais ses vêtements ont de longues manches.
Ses pieds sont chaussés et, sous son manteau,
le riche brocart offert se devine.
Il part en campagne et monte à l'assaut,
décoche ses flèches et ses javelines.
Il cache l'ardeur de la guerre et son
attitude au feu n'est que magnanime.
Je suis ignorant, en comparaison
d'un jeune garçon ou d'une gamine.
Pourtant, comment confondre une chienne qui eut
ses règles chaque mois et mis bas chaque année,
Avec celui que je vois à la dérobée :
Je voudrais tant qu'il vînt me rendre mon salut !
Je lui laisse voir toutes mes pensées,
Sans peur du muezzin et de l'îmam non plus

Janân a pris mon cœur, dont il ne reste rien :
Les deux tiers de mon coeur
Et les deux tiers du reste
Et les deux tiers du dernier reste,
Au serveur leste,
Le tiers du tiers.
Six parts pour les amants enfin.

Son corps est très bien fait,
ses lignes sont parfaites
et du cheval de race il a les sveltes flancs.
Des coptes égyptiens son père est un des grands,
qui tout Nabatéen, avec orgueil rejette.
Il me servit de l'eau claire et pure du nil,
coupée avec du vin des vignobles d'Asyoût,
connu pour son odeur, sa couleur et son goût
et qui, dans la bouteille, luit comme de l'huile.
Quand au garçon, je l'ai pris tout seul
dans un coin,
pour mon plaisir,
Et je lui chantai des poèmes...







Je meurs d'amour pour lui, en tout point accompli
et qui se perd en entandant de la musique.
Mes yeux ne quittent pas son aimable physique,
sans que je m'emerveille à le voir si joli.
Sa taille est un roseau, sa face est une lune
et de sa joue en feu ruisselle la beauté.
Je meurs d'amour pour toi, mais garde mon secret :
Le lien qui nous unit est une corde sûre.
Que de temps il fallut, pour te creer, aux anges !
Tant pis pour les envieux : je chante ta louange.

Mon protégé a de la fièvre, qui remplace la couleur
de ses joues par la rougeur.
Je voudrais tant que sa fièvre m'habite
deux fois plus forte
Et qu'un jour me soit un mois,
pour que le mal se transporte
jusqu'à mon corps, jusqu'à moi !
J'ai demandé à la fièvre :
" Il faut donc que tu y tiennes ? "
Elle dit : " autant que toi. "
Je lui ai dit :
" Je te jure de ne plus penser à lui. "
Comme s'il était besoin de le tirer de l'oubli...
Alors, qu'à cela ne tienne !

Ses larmes coulent sur les roses de ses joues,
parce que je l'ai embrassé à l'improviste.
Mais quand je lui tendis un verre, déjà ivre,
il défit sa ceinture en faisant une mue.
Malheur à moi quand il sortira du sommeil
de l'ivresse ! me tuera-t-il à son réveil,
Pour , des yeus, me punir de sa mésaventure ?
N'ai-je pas dérangé le noeud de sa ceinture ?

Ce que les pantalons ont caché se révèle.
Tout est visible.
Rince toi l'oeil à loisir.
Tu vois une croupe, un dos mince et svelte
Et rien ne pourraît gâcher ton plaisir.
On se chuchotte des formules pieuses...
Dieu que le bain est chose délicieuse !
Même quand, venant avec leurs serviettes,
Les garçons de bain ont troublé la fête.



Quand je vis ce beau jeune homme,
Il riait à belles dents.
Nous étions tous deux, en somme,
Seuls avec Dieu. Cependant,
Il mit sa main dans la mienne
Et me fis tout un discours,
Puis me dit :
" Est ce que tu m'aimes ? "
" Oui, au dela de l'amour. "
" Donc, dit il, tu me désires ? "
" Tout est désirable en toi. "
" Crains Dieu alors, oublie moi ! "
" Si mon coeur veut m'obéir.... "
 

soheyla

Why not !!!
la suite

Toi qui efface mon baiser,
tu t'étais pourtant laissé faire...
As tu pris peur - je me demande -
que ton maître te réprimande ?
Mais un baiser laisse une trace
qui montre bien que l'on t'embrasse.
Sais tu ce qu'il te reste à faire ?
Rien d'autre qu'à recommencer.
En voilà une belle affaire !
Reviens donc te faire embrasser !
Car je n'ai plus, sur ta joue ronde,
que ce baiser qui vagabonde

Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimeras mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?


Je regarde Hamdân et dis à mon amis :
" Cela fait bien longtemps qu'il me l'avais promis
de ne laisser pousser sa barbe
qu'à condition de laisser galbre
son entrecuisse.
Souviens toi de sa splendeur,
du temps heureux de sa jeunesse en fleur,
quand sa beauté lui gagnait tout les coeurs.
Mais après tout, que sais tu d'avouable ? "

Ses deux accroche-coeurs se cambraient sur ses tempes :
on eût dit des scorpions.
Et sa robe de soie était ouverte et ample.
Il est comme un diamant,
qui réveille les coeurs, excite le désir.
Si un jour il t'invite,
n'hesite pas, car tout est facile avec lui
et son esprit habite
le beau corps lumineux qui se fond avec lui,
comme un nuage au vent.
Imaginerait-on que, quelque part, existe
un autre être vivant
dont la beauté puisse être comme sa réplique ?


voila ;)
 
soheyla à dit:
la suite

Toi qui efface mon baiser,
tu t'étais pourtant laissé faire...
As tu pris peur - je me demande -
que ton maître te réprimande ?
Mais un baiser laisse une trace
qui montre bien que l'on t'embrasse.
Sais tu ce qu'il te reste à faire ?
Rien d'autre qu'à recommencer.
En voilà une belle affaire !
Reviens donc te faire embrasser !
Car je n'ai plus, sur ta joue ronde,
que ce baiser qui vagabonde

Toi qui met le feu à la terre
et tiens éveillés les dormeurs,
Quand ton ombre, la nuit dernière,
m'a visité, pour mon bonheur,
Je lui ai dis : " Sois bienvenue !
Je m'offre en sacrifice à toi.
mais j'aimeras mieux ta venue
au réveil, quand je ne dors pas. "
O, sentir ta joue ingénue !
Est ce un péché - ne l'est ce pas ?


Je regarde Hamdân et dis à mon amis :
" Cela fait bien longtemps qu'il me l'avais promis
de ne laisser pousser sa barbe
qu'à condition de laisser galbre
son entrecuisse.
Souviens toi de sa splendeur,
du temps heureux de sa jeunesse en fleur,
quand sa beauté lui gagnait tout les coeurs.
Mais après tout, que sais tu d'avouable ? "

Ses deux accroche-coeurs se cambraient sur ses tempes :
on eût dit des scorpions.
Et sa robe de soie était ouverte et ample.
Il est comme un diamant,
qui réveille les coeurs, excite le désir.
Si un jour il t'invite,
n'hesite pas, car tout est facile avec lui
et son esprit habite
le beau corps lumineux qui se fond avec lui,
comme un nuage au vent.
Imaginerait-on que, quelque part, existe
un autre être vivant
dont la beauté puisse être comme sa réplique ?


voila ;)
Oh mon Dieu... C'est absolument sublime ! J'en frissonne d'émotion...

Quelle volupté se dégage de ses poèmes !! Ses vers suffisent à effacer la peine que l'on porte en soi. Ils redonnent goût et saveur à la vie.

Abu Nuwas, je m'ennivre de toi !
 

soheyla

Why not !!!
Lemtiri à dit:
Oh mon Dieu... C'est absolument sublime ! J'en frissonne d'émotion...

Quelle volupté se dégage de ses poèmes !! Ses vers suffisent à effacer la peine que l'on porte en soi. Ils redonnent goût et saveur à la vie.

Abu Nuwas, je m'ennivre de toi !



sur cette citation que voici

" L'homme est un continent. La femme, c'est la mer. Moi, j'aime mieux la terre ferme.
[ Poèmes, Le vin, le vent, la vie ] "


je te souhaite une excellente fin de soirée :cool:


soheyla
 
soheyla à dit:
sur cette citation que voici

" L'homme est un continent. La femme, c'est la mer. Moi, j'aime mieux la terre ferme.
[ Poèmes, Le vin, le vent, la vie ] "


je te souhaite une excellente fin de soirée :cool:


soheyla
Tu m'as porté le coup de grâce...

Bonne nuit, très chère...
 
soheyla à dit:
salam lemtiri

mystique comme les poèmes de Hallaj ;)
Salam Soheyla,

La poésie de Hallaj me parle tout autant que celle de Khayyam et d'Abu Nuwas. Mais ce dernier, véritablement, me séduit par son côté sulfureux, provocateur, libertin et mondain.

Il tranche de ce fait avec la morosité ambiante de l'orthodoxie religieuse de l'époque. Son style, sa verve et son anticonformisme confèrent à ses poèmes la subtilité et la force qui mène inéluctablement le lecteur à l'ennivrement.

Je te jure Soheyla que j'ai le coeur qui bât à la seule écriture de son nom : Abû Nuwâs... !
 

soheyla

Why not !!!
Lemtiri à dit:
Salam Soheyla,

La poésie de Hallaj me parle tout autant que celle de Khayyam et d'Abu Nuwas. Mais ce dernier, véritablement, me séduit par son côté sulfureux, provocateur, libertin et mondain.

Il tranche de ce fait avec la morosité ambiante de l'orthodoxie religieuse de l'époque. Son style, sa verve et son anticonformisme confèrent à ses poèmes la subtilité et la force qui mène inéluctablement le lecteur à l'ennivrement.

Je te jure Soheyla que j'ai le coeur qui bât à la seule écriture de son nom : Abû Nuwâs... !



c'est magnifique ce que t'écris lemtiri

rare sont ceux qui aprécient de telles poésies de nos jours


jte souhaite une bonne soirée lemtiri et prend grand soin de ceux que tu aimes

fratellement
soheyla
 

leroidufrigo

Bladinaute averti
Lemtiri à dit:
On dit qu'à la fin de sa vie, il s'adonna à la poésie mystique....!

il était plus sincère qu'un certain abù âatahya en la matière ( poésie mystique "azzohdiyette" !

imaginer un certain IMAM CHAFAÄI ,en personne ,en visite quotidienne ,abù nouas ,et avec ces mots : "comment je te trouve ,aujourd'hui , aba l'hassan" !



9ad ta3adamani dhanbi ,rabbi ,wa lamma 9arantoho

bi 3afwika ,kana 3afwoka a3dhamo !
 
soheyla à dit:
c'est magnifique ce que t'écris lemtiri

rare sont ceux qui aprécient de telles poésies de nos jours


jte souhaite une bonne soirée lemtiri et prend grand soin de ceux que tu aimes

fratellement
soheyla
"Un des principaux poètes arabes". Ibn Khaldoun

"Son talent est si grand, qu'il aurait pour ainsi dire fermé les portes de la poésie bachique". Al Masoudi

"Je n'ai jamais vu personne qui connu mieux le lexique arabe et s'exprimât avec plus de pureté et de douceur, en évitant tout propos désagréable". Al Jahiz

Abû Nuwâs, à tout jamais, ta poésie restera gravée dans nos coeurs !
 

leroidufrigo

Bladinaute averti
Belette à dit:
kunkun aurait il la gentillesse (et le temps)de nous trouver un de ses poemes......en arabe??

la tabki laîla wa la tatrib ila hind
wa s9ini min wardin 7amra2a k'al wardi

khamratan ida en7adaret min 7al9i charibiha
ajdatho 7omratoha fi l3ain wa l'khaddi

.............................................
min yadi jariyatin mamchou9ati l9addi

ta2tika min yadiha ka2ssan wa min famiha ka2ssan
fa ma laka min sokreyni min boddi !

LY NACHWATAN WA LI NODMANI WA7IDATON
CHAY2ON KHOSSISTO BIHI MIN BEYNIHIM LI WA7DI (à méditer)
 

nwidiya

🍌Un Haut Rispansable!🍌
Super Modératrice
nancy3ajram à dit:
tu confonds Abou nwass le poéte et le café de chicha qui porte le même nom...ce n'est pas la même chose: D

MDRRRRR wa la tu n'as pas compris MA SOEUR:D
ze3ma comme elle fait une demande, goulte wa9ela elle veut du thé des cornes de gazelle et une chicha avec ses poemes! pr l'ambiance koi :D
 

leroidufrigo

Bladinaute averti
nancy3ajram à dit:
tu confonds Abou nwass le poéte et le café de chicha qui porte le même nom...ce n'est pas la même chose:D

YA GHOLAMO ? AL MODAMA WA L KASSA WA ETTASSA

WA HAYYI2 LANA MAKANAN KA AMSSA !

WA S9INA YA GHOLAMO 7ATTA TARANA

LA NOTY9O L KALAM ILLA BI L HAMSSA

KHAMRATAN 9YIL ANNAHOM 3ASSAROUHA

MIN KHODOUDI L MILA7I LEYLATA 3ORSSA !
 
لما جـفاني الحبـيب وامتنعت عنـي الرسالات منه والخبر
واشتد شـوقي فكاد يقــتلني ذكر حبيـبي ، والهم والفكر
دعـوت إبليس ثم قلت له في خـلوة ، والدمـوع تنـحدر
أما ترى كيف بليت وقد أقـرح جفـني البـكاء والسهر ؟
إن أنت لم تلق لي المودة في صــدر حبيبي وأنت مقتدر
لا قلت شعراً ، ولا سمعت غناً ولا جرى في مفاصلي السكر
ولا أزال القــرآن أدرســه ، أروح في درسـه وأبتـكر
وألزم الصـوم ولا صـلاة ولا أزال دهــري بالخير أأتمر
فما مضت ، بعد ذاك ثالثة حتى أتـاني الحبيــب يعــتذر

J’aime bien ce poème où Abou nwass, va jusqu’à menacer le diable ( ibliss) de ne plus écrire de poèmes, de faire la prière et de lire le coran chaque jour et de jeûner, si le diable ne lui ramène pas sa bien aimée qui refuse de le voir ou de lui parler…..et au bout de trois jours, sa dulcinée revienne…je crois que je vais faire comme lui : ibliss, tu es où? a finek a khoya ? ça va? :D
 
leroidufrigo à dit:
YA GHOLAMO ? AL MODAMA WA L KASSA WA ETTASSA

WA HAYYI2 LANA MAKANAN KA AMSSA !

WA S9INA YA GHOLAMO 7ATTA TARANA

LA NOTY9O L KALAM ILLA BI L HAMSSA

KHAMRATAN 9YIL ANNAHOM 3ASSAROUHA

MIN KHODOUDI L MILA7I LEYLATA 3ORSSA !

awili abou nouass kan kaygoul tassa???
 

leroidufrigo

Bladinaute averti
YA KHATIBA L 9AHWATI ES-SAHBA2I YAMHOROHA BI ER-RITLI

ya2khodo mil2aho dahaba !

9ed 9asserta bi er-ra7i f'e7der an tosmi3aha ?
FA YA7LIFA L KARMOU AN LA YA7MILA L3INABA

9ALET :FA MAN KHATIBI HADA ? 9OLTO : ANA
9alet :9ed hayyejtani taraba .

9alet : fa ba3li ? 9oltou :at-taljou abradoh
9alet :fa beyti ? MA ASTA7SSINO L KHACHABA

AL 9ANANYO WA L 2A9DA7OU WALLADAHA FIR3AWNO
.............................................................

9ALET :la tss9ini en-nassara wa la l majoussa
wa la man ya3bodou es-soloba

la sas9ini es-sifala wa ................
illa men yowa99iron wa ya3rifou l 2adaba !

wa la l3irbyda wa la es-saghira
ma in chammani 9ataba

ya la khamratin 7orrimat 3ala rajolin
atlafa fiha l mala wa en-nachaba !!!!!
 
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