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Actualités de la centrafrique

mam80

la rose et le réséda
Modérateur
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé mardi matin l'envoi
de 1000 soldats français en renfort en Centrafrique, au bord du génocide.
Paris n'attend plus que le feu vert de l'ONU


Comme pour le Mali il y a un an, la France se place en pointe sur le dossier de la Centrafrique. Alors que le pays apparaît au bord d'un génocide entre chrétiens et musulmans, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé ce mardi le déploiement à venir d'environ "un millier de soldats" français pour environ six mois, afin d'aider à y rétablir l'ordre. "Nous le ferons en appui et non pas en entrée en premier, comme nous avons pu le faire pour le Mali", a précisé le ministre sur Europe 1. Pour passer des paroles aux actes, Paris n'attend plus que le feu vert de l'ONU.

Lundi soir, La France a soumis un projet de résolution à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU. Le texte vise d'abord à renforcer la force panafricaine déjà présente dans le pays (Mission internationale de soutien à la Centrafrique, Misca). Celle-ci est censée compter 3600 hommes mais elle peine à atteindre son effectif plein et manque de moyens. La résolution demande donc à l'ONU de mettre en place un fonds pour la financer. La résolution, place la Misca sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force.
Selon l'ambassadeur français Gérard Araud, le texte pourrait être adopté la semaine prochaine.

Vers le déploiement de Casques bleus

Dans un second temps, la France demande au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon un rapport dans les trois mois. Celui-ci devra faire des recommandations "sur la possible transformation de la Misca en opération de maintien de la paix", c'est-à-dire le déploiement de Casques bleus.

Dans un premier rapport examiné lundi par les 15 membres du Conseil, Ban Ki-moon avait évoqué le déploiement de 6000 à 9000 Casques bleus.

Le projet de résolution autorise enfin les forces françaises présentes en Centrafrique à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca".

Car l'envoi de Casques bleus, lui, "prendra du temps", de l'aveu même du vice-secrétaire général de l'ONU Jan Eliasson.

Or la Centrafrique risque de n'en avoir pas beaucoup.

:eek:

ps :
République Centrafricaine (RCA) ou Centrafrique soit en sängö, Ködörösêse tî Bêafrîka ou Bêafrîka,
dont la capitale est Bangui, doit son nom pour des raisons historiques et à sa position géographique,
située au coeur de l'Afrique;
le pays se présente comme un vaste territoire de 622 984 km2 bordé par cinq pays :
le Soudan à l'Est, le Tchad au Nord, le Cameroun à l'Ouest, la République du Congo et la Républiquedémocratique du Congo (ex Zaïre) au Sud.

Sa position, à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au Nord et équatoriale au Sud, en fait un pays aux ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées, à la pêche et à l'élevage.
Traversée de nombreux cours d'eau, abritant une forêt dense humide étendue, favorisée
par un sous-sol riche en diamants, or et, autres minéraux,
la RCA ne manque pas d'atouts et son potentiel devrait être suffisant pour couvrir les besoins de sa population.
Cette dernière est estimée à 4,487 millions (2011) d'habitants dont 63% rurale et urbaine à 37%


:(:fou::claque: cherchez l'erreur !!!!!!

--------------
 
Dernière édition:
un sous-sol riche en diamants, or et, autres minéraux,
Purée mamounette, tu remarqueras qu'il suffit qu'on intervienne dans un pays pauvre pour qu'il devienne de facto un pays riche! :D
On devrait envoyer 1000 soldats dans tous les pays pauvres :joueur:
Pour info la République Centrafricaine c'est en classement:
PIB2012: 167ème rang sur 193
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal
IDH 2012: 180ème rang sur 187
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_IDH
 

godless

On est bien peu de chose.
VIB
Purée mamounette, tu remarqueras qu'il suffit qu'on intervienne dans un pays pauvre pour qu'il devienne de facto un pays riche! :D
On devrait envoyer 1000 soldats dans tous les pays pauvres :joueur:
Pour info la République Centrafricaine c'est en classement:
PIB2012: 167ème rang sur 193
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal
IDH 2012: 180ème rang sur 187
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_IDH
1000 soldat et quelques exploitants miniers, oui, ça peut le faire. Sauf que ça profitera pas au pays lui-même, mais au pays des exploitants miniers... ;)

Un sous sol riche, c'est un peu comme le pequenot qui sait que le coffre fort qu'il a trouvé contient une fortune, sans avoir la capacité de l'ouvrir... ;)
 
1000 soldat et quelques exploitants miniers, oui, ça peut le faire. Sauf que ça profitera pas au pays lui-même, mais au pays des exploitants miniers... ;)

Un sous sol riche, c'est un peu comme le pequenot qui sait que le coffre fort qu'il a trouvé contient une fortune, sans avoir la capacité de l'ouvrir... ;)
Dire que pendant 65 ans de colonisation on a rien vu de toutes ces richesses :rolleyes: et il faut intervenir maintenant...o_O
 

mam80

la rose et le réséda
Modérateur
1000 soldat et quelques exploitants miniers, oui, ça peut le faire. Sauf que ça profitera pas au pays lui-même, mais au pays des exploitants miniers... ;)

Un sous sol riche, c'est un peu comme le pequenot qui sait que le coffre fort qu'il a trouvé contient une fortune, sans avoir la capacité de l'ouvrir... ;)
j'aime beaucoup cette réflexion

mam
 
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé mardi matin l'envoi
de 1000 soldats français en renfort en Centrafrique, au bord du génocide.
Paris n'attend plus que le feu vert de l'ONU


Comme pour le Mali il y a un an, la France se place en pointe sur le dossier de la Centrafrique. Alors que le pays apparaît au bord d'un génocide entre chrétiens et musulmans, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé ce mardi le déploiement à venir d'environ "un millier de soldats" français pour environ six mois, afin d'aider à y rétablir l'ordre. "Nous le ferons en appui et non pas en entrée en premier, comme nous avons pu le faire pour le Mali", a précisé le ministre sur Europe 1. Pour passer des paroles aux actes, Paris n'attend plus que le feu vert de l'ONU.

Lundi soir, La France a soumis un projet de résolution à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU. Le texte vise d'abord à renforcer la force panafricaine déjà présente dans le pays (Mission internationale de soutien à la Centrafrique, Misca). Celle-ci est censée compter 3600 hommes mais elle peine à atteindre son effectif plein et manque de moyens. La résolution demande donc à l'ONU de mettre en place un fonds pour la financer. La résolution, place la Misca sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force.
Selon l'ambassadeur français Gérard Araud, le texte pourrait être adopté la semaine prochaine.

Vers le déploiement de Casques bleus

Dans un second temps, la France demande au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon un rapport dans les trois mois. Celui-ci devra faire des recommandations "sur la possible transformation de la Misca en opération de maintien de la paix", c'est-à-dire le déploiement de Casques bleus.

Dans un premier rapport examiné lundi par les 15 membres du Conseil, Ban Ki-moon avait évoqué le déploiement de 6000 à 9000 Casques bleus.

Le projet de résolution autorise enfin les forces françaises présentes en Centrafrique à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca".

Car l'envoi de Casques bleus, lui, "prendra du temps", de l'aveu même du vice-secrétaire général de l'ONU Jan Eliasson.

Or la Centrafrique risque de n'en avoir pas beaucoup.

:eek:

ps :
République Centrafricaine (RCA) ou Centrafrique soit en sängö, Ködörösêse tî Bêafrîka ou Bêafrîka,
dont la capitale est Bangui, doit son nom pour des raisons historiques et à sa position géographique,
située au coeur de l'Afrique;
le pays se présente comme un vaste territoire de 622 984 km2 bordé par cinq pays :
le Soudan à l'Est, le Tchad au Nord, le Cameroun à l'Ouest, la République du Congo et la Républiquedémocratique du Congo (ex Zaïre) au Sud.

Sa position, à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au Nord et équatoriale au Sud, en fait un pays aux ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées, à la pêche et à l'élevage.
Traversée de nombreux cours d'eau, abritant une forêt dense humide étendue, favorisée
par un sous-sol riche en diamants, or et, autres minéraux,
la RCA ne manque pas d'atouts et son potentiel devrait être suffisant pour couvrir les besoins de sa population.
Cette dernière est estimée à 4,487 millions (2011) d'habitants dont 63% rurale et urbaine à 37%


:(:fou::claque: cherchez l'erreur !!!!!!

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http://www.bladi.info/threads/usa-congo.361911/
 

Drianke

اللهم إفتح لنا أبواب الخير وأرزقنا من حيت لا نحتسب
Contributeur
Centrafrique : retour sur une non intervention

Publié le 17 octobre 2013 - survie.org

A l’heure où François Hollande tente de convaincre les Nations Unis d’intervenir massivement en Centrafrique, il est primordial de revenir sur le rôle trouble que joue la France dans la crise qui ravage le pays.

Le 20 août 2012 se constituait en République Centrafricaine une coalition hétéroclite de mouvements armés [1], la Séléka (« coalition » en langue sango), visant à renverser le pouvoir du président François Bozizé. Quatre mois plus tard, la Séléka va lancer une offensive fulgurante depuis le nord du pays, qui va la mener aux portes de Bangui, la capitale, à la veille de Noël. Un cessez-lefeu est décrété, qui permet l’ouverture à Libreville, au Gabon d’une phase de négociations entre Bozizé et les leaders de la Séléka, sous l’égide de Denis Sassou Nguesso. Il faut dire que le dictateur congolais s’y connaît, en matière de prise de pouvoir par les armes !

Ces discussions débouchent sur un accord, dit de Libreville, qui prévoit la constitution d’un gouvernement d’union nationale laissant une large place à l’opposition (avec Nicolas Tiangaye comme premier ministre) et réduisant sensiblement les pouvoirs du président en place. La trêve est de courte durée : le 20 mars 2013, la Séléka décide de reprendre les hostilités, arguant du non respect des accords, notamment concernant la libération des prisonniers politiques. Quatre jours plus tard, le régime de François Bozizé tombe, lui-même s’enfuyant au Cameroun en hélicoptère. La Séléka porte alors Michel Djotodia à la présidence, mais ne contrôle pas ses « troupes ». Le pays sombre dans le chaos.

Revoilà les affreux

Ceci n’empêche pas quelques Français bien connu du monde françafricain, de venir fouiner dans ce pays en crise, à l’affût de toute opportunité de prédation. Claude Guéant a ainsi rencontré en juin Michel Djotodia, sur fond de négociation pétrolière, l’ancien ministre de l’intérieur ayant voyagé en jet privé avec Laurent Foucher, un collaborateur du groupe pétrolier français Maurel et Prom (Jeune Afrique JA, 5/07).

Autre figure emblématique, Jean-Christophe Mitterrand, condamné dans l’affaire de l’Angolagate, venu le 17 juillet pour proposer ses services en matière de sécurité (JA, 25/07). Une vingtaine de mercenaires français l’ont précédé, emmenés par Jérôme Gomboc, un ancien du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) assureront désormais la sécurité du président Djotodia (JA, 17/07). Un classique en Centrafrique : Bozizé était déjà conseillé sur les questions militaires par la société EHC [2], enregistrée dans un paradis fiscal, le Delaware (EtatsUnis), et dirigée par le général français Jean-Pierre Perez (qui avait déjà servi au même poste… pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères).

A Bangui, les opérations du groupe étaient sous la conduite de Francis Fauchard, un ancien commando-marine, connu pour avoir été le patron de l’unité de protection rapprochée du Président Omar Bongo à la Garde Républicaine gabonaise [3]. Un changement de régime ne change pas les habitudes.

Intervention à retardement

Face à l’offensive de la Séléka, la France reste passive, se contentant de protéger l’aéroport et ce, aussi bien lors de la première que de la deuxième offensive. Lors de celle-ci l’armée française, déployée dans le cadre de l’opération BOALI visant à soutenir les troupes de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (Fomac), s’est principalement illustrée en ouvrant le feu sur des véhicules tentant d’accéder à l’aéroport, tuant deux Indiens, en blessant cinq autres ainsi que quatre policiers tchadiens de… la Fomac !

Cette « inaction » est une sorte d’adoubement de la rébellion. Trop occupée par sa guerre au Mali, la France néglige pour un temps la situation centrafricaine. Pour un temps seulement, car il est impensable que la France relâche sa mainmise sur cet Etat d’Afrique centrale dans lequel elle fait la pluie et le beau temps depuis son « indépendance ». Au coeur de l’été, la diplomatie française se mobilise sur la question, notamment suite à l’appel de Luc Ravel, l’évêque aux armées françaises, qui a alerté l’exécutif d’un « risque djihadiste » dans le nord du pays (JA, 9/08). C’est sur ce levier, ainsi que sur la sur-interprétation des tensions religieuses entre chrétiens et musulmans, que la France compte s’appuyer pour obtenir une résolution des Nations Unis avalisant un déploiement plus massif de son armée, en soutien à une force africaine de maintien de la paix.

L’ombre du Tchad

Si la diplomatie française est incontournable en Centrafrique, la main du Tchad, le puissant voisin du nord, l’est tout autant. Selon Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque du diocèse de Bossangoa (nord-ouest), la rébellion est composée à « 70% de Tchadiens, à 20% de Soudanais et à 10% de Centrafricains » (RFI, 25/09).

Bien que le Tchad ne soit pas officiellement impliqué, son influence en sous main fait peu de doutes. Ainsi, le leader de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), Noureddine Adam, qui est désormais à la tête du Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad, une sorte de service de renseignements), après avoir été ministre de la Sécurité (JA, 23/08), est un proche du président tchadien Idriss Déby. Il l’a notamment défendu en 2008 contre la coalition rebelle de l’Union des forces de résistance (UFR) de Timan Erdimi qui tentait de le renverser (JA, 04/04).

Un jeu trouble mais pas d’implication directe, qui permet au Tchad d’apparaître comme un allié majeur de la France si celle-ci réussit à convaincre le Conseil de Sécurité des Nations Unis de constituer une force de maintien de la paix en Centrafrique. N’ayant pas obtenu la direction de la mission de l’ONU au Mali, le Tchad espère bien cette foisci obtenir le poste.

[1] La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de NoureddineAdam, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) deMichelAm Nondroko Djotodia, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine, la Convention patriotique du salut du kodro (CPSK, kodro signifiant pays, en sango) deMohamedMoussa Dhaffane, et l’Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R). (RFI, 29/12/2012)

[2] enregistrée au Delaware…comme Roussel GSécurité, la société de Jérôme Gomboc.

[3] Blog « lignes de défense » de Philippe Chapleau, 31/08/12
 

Drianke

اللهم إفتح لنا أبواب الخير وأرزقنا من حيت لا نحتسب
Contributeur
Centrafrique : barbouzes go home !

Publié le 13 novembre 2013 (rédigé le 2 novembre 2013) par Billets d’Afrique et d’ailleurs...


Il est vrai qu’une vingtaine de mercenaires français pour assurer la sécurité du président autoproclamé de la Centrafrique, Michel Djotodia, a de quoi faire tâche dans le décor d’une diplomatie française qui assure avoir vaincu ses vieux démons françafricains.

Ces joyeux drilles ont donc plié bagages début octobre [1], à quelques jours de la visite de Laurent Fabius le ministre des Affaires Etrangères français.

Qu’on se rassure : Jérôme Gomboc, ancien du 3ème RPIMa et chef de cette triste troupe reste sur place, ayant été nommé en août « conseiller spécial chargé de la sécurité du président de la transition ». Les vieux démons ont la vie dure…

survie france
 

Drianke

اللهم إفتح لنا أبواب الخير وأرزقنا من حيت لا نحتسب
Contributeur
ya foye Alpha....opération coup de poing....aujourd'hui c'est opération sangaris et pas sabary....


centrafrique ou francafrique, faut choisir....qu'Allah protège l'Afrique de tous ces chacals!!!!
 
les européens sont un peu bêtes;
ils ont lâché leurs colonies pensant que cela leur coutait trop cher,
et maintenant que les chinois prennent la place pour piller les richesses

les européens envoient les soldats pour assurer leur sécurité....
au milieu de cette absurdité, les affaires vont bien pour les dirigeants africains
 
les européens sont un peu bêtes;
ils ont lâché leurs colonies pensant que cela leur coutait trop cher,
et maintenant que les chinois prennent la place pour piller les richesses

les européens envoient les soldats pour assurer leur sécurité....
au milieu de cette absurdité, les affaires vont bien pour les dirigeants africains
Les chinois sont les plus malins, ce n'est même plus un secret. Ils se s'en cachent pas, ils agissent uniquement dans leur propre intérêt. Mais si un européen agit pour son seul intérêt, ce sera interprété comme du néo colonialisme etc.
 
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