Alzheimer : un espoir pour réduire les pertes de mémoire

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C’est bien connu, la maladie d’Alzheimer s’accompagne d’une perte progressive de la mémoire. Pourquoi ? Des chercheurs états-uniens viennent d’identifier une protéine qui joue un rôle clé dans ce phénomène. Cette découverte pourrait conduire à un traitement afin d’aider les patients à mieux conserver leurs souvenirs.

Le 21/01/2014 à 09:35 - Par Agnès Roux, Futura-Sciences


Aujourd’hui, trois millions de Français environ sont directement ou indirectement touchés par la maladie d’Alzheimer, dont plus de 850.000 personnes malades. Les recherches avancent et dévoilent peu à peu les mystères de cette pathologie. © Dietmar Temps, Flickr, cc by nc sa 2.0

Décrite pour la première fois au début du XXe siècle, la maladie d’Alzheimer s’est peu à peu installée dans la société. Selon l’Inserm, 860.000 Français étaient touchés par cette pathologie en 2010, un chiffre qui devrait progresser rapidement avec le vieillissement de la population. Elle représente aujourd’hui un défi de santé publique majeur contre lequel les scientifiques cherchent désespérément des solutions.
La maladie d’Alzheimer se caractérise par l’accumulation excessive de certaines protéines dans le cerveau. La bêta-amyloïde s’entasse peu à peu et forme des structures appelées plaques amyloïdes ou plaques séniles. Ces agrégats apparaissent naturellement avec le vieillissement mais sont présents en quantité beaucoup plus élevée chez les malades d’Alzheimer. Une autre protéine, nommée Tau, s’amasse à l’intérieur des neurones ce qui conduit peu à peu à leur dégénérescence.


Sur cette image, on peut observer une synapse, c’est-à-dire la région de contact entre deux neurones. C’est à ce niveau que sont libérées des vésicules qui transportent des neurotransmetteurs d’un neurone à l’autre. La protéine NLG1, dont la synthèse est diminuée au cours de la maladie d’Alzheimer, participe à l’adhésion des vésicules au niveau du neurone postsynaptique. © Graham Johnson Medical Media, Boulder, Colorado

Au fur et à mesure des années, les chercheurs ont pu éclaircir certains des mécanismes de la maladie d’Alzheimer. Dans une étude récente par exemple, une équipe états-unienne a identifié la zone du cerveau à l’origine de cette pathologie. Cependant, de nombreuses questions restent encore sans réponse et aucun traitement miracle n’existe pour le moment. Le corps médical et l’entourage des malades sont donc pour l’instant sans ressource face au déclin cognitif irrémédiable qui découle cette pathologie.

Le réseau synaptique perturbé
Bien que les médecins connaissent depuis longtemps l’effet de la maladie d’Alzheimer sur la mémoire, les raisons de cette association étaient jusqu’ici assez obscures. Des chercheurs de la Cleveland Clinic Foundation (États-Unis) viennent d’éclaircir le mystère. Leurs travaux, publiés dans la revue Nature neuroscience, ont conduit à la découverte d’une protéine jouant un rôle important dans la disparition des souvenirs chez les individus souffrant d’Alzheimer.

Lors de la formation des plaques amyloïdes, une réaction inflammatoire se produit dans le cerveau des malades. Cette réponse immunitaire excessive s’accompagne de modifications dans l’expression de certains gènes au niveau des cellules nerveuses. En utilisant des méthodes complexes de biochimie et de neurologie chez la souris, les chercheurs ont analysé ce mécanisme de plus près. Ils se sont particulièrement intéressés au gène codant pour la Neuroligin 1 (NLG1), une protéine bien connue pour son rôle dans la mémoire. Présente au niveau des synapses excitatrices, les régions de contact entre deux neurones, elle participe à l’adhésion des vésicules gorgées de neurotransmetteurs au niveau de la zone postsynaptique.

Une nouvelle piste de traitement
Leur analyse montre que le gène Nlg1 subit des modifications épigénétiques, et plus particulièrement des méthylations, à la suite de l’inflammation déclenchée par la formation des plaques séniles. Ces altérations affectent son expression, diminuent la quantité de protéines NLG1 au niveau des synapses et réduisent la circulation des informations nerveuses dans le cerveau. En d’autres termes, la réaction immunitaire qui se produit chez les personnes atteintes d’Alzheimer perturberait leur réseau synaptique et diminuerait leurs capacités de mémorisation.

Dans une étude précédente, la même équipe avait identifié un composé, le MDA7, pouvant limiter l’inflammation au niveau du cerveau chez la souris. Leurs données montraient une amélioration de la plasticité synaptique et des fonctions cognitives chez les rongeurs malades ayant reçu ce médicament. Dans le futur, les scientifiques veulent le tester chez l’Homme. De nombreuses recherches restent à entreprendre mais ces résultats encourageants rapprochent un peu d’un remède contre cette maladie pernicieuse. « Alzheimer est une maladie compliquée que les chercheurs étudient sous différents angles, explique Mohamed Naguib le directeur de l’étude. Notre découverte pourrait conduire à l’élaboration de nouveaux moyens de prévention et de traitements. »

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-alzheimer-espoir-reduire-pertes-memoire-51725/
 

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Puzzle Alzheimer‏

Sante Nature Innovation





Si vous pouvez réaliser le puzzle en lien ci-dessous, vous n'avez pas à craindre la maladie d'Alzheimer dans les 10 années qui viennent !!

C'est un système intelligent, gratuit et amusant, créé par des chercheurs japonais. Ce puzzle peut aider à dissiper une certaine crainte. Il est facile à mettre en place si vous n'êtes pas touché par la maladie d'Alzheimer, mais impossible aux personnes malades.

Si ce puzzle est particulièrement difficile pour vous, votre médecin peut vous proposer des examens supplémentaires.

En revanche, si vous réalisez ce puzzle, vous êtes tranquille pour au moins 10 ans !

Chaque fois que vous mettrez une pièce au bon endroit en la déplaçant avec votre souris, vous entendrez un son. Lorsque vous placerez la dernière pièce, des applaudissements.

Voici le lien pour accéder au puzzle.
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De nouvelles pistes contre Alzheimer

Deux équipes viennent indépendamment de préciser le rôle de certaines protéines, Tau et C1q, dans la perte de fonctions cognitives.

Les mécanismes biologiques à l'œuvre dans les dégénérescences neuronales entraînant des démences comme la maladie d'Alzheimer livrent petit à petit leurs vilains secrets. Au centre de ces désordres, on la soupçonne fortement depuis une vingtaine d'années, une protéine appelée Tau (tubule-associated unit), qui participe au cytosquelette des cellules, surtout chez les neurones. L'étude des cerveaux de personnes décédées suite à cette pathologie montre une accumulation en forme de plaques (dites amyloïdes) de cette protéine. Deux équipes viennent indépendamment de préciser le rôle de Tau et d'autres dans la perte de fonctions cognitives.

L'étude des Instituts Gladstone, affiliés à l'université de Californie à San Francisco, a établi un lien entre Tau et la perte de mémoire. Cette sacrée Tau semble bien, sur un modèle de la maladie d'Alzheimer chez des souris, empêcher les neurones de former des connexions entre eux, rendant ainsi impossible la formation d'une mémoire. Une des protéines responsable de la formation mnémonique est la Kibra. La Tau empêcherait la Kibra de se former en quantité suffisante.

«Comprendre pourquoi et comment Tau est toxique pour les neurones est le premier pas pour tenter de réparer ou prévenir les dommages cérébraux qu'elle cause», estime Li Gan, l'un des responsables des travaux.

C1q, un signal

La deuxième équipe de recherche, appartenant essentiellement à l'hôpital pour enfants de Boston, a elle aussi travaillé sur les connexions entre neurones (synapses). Et découvert que leur perte commençait bien plus tôt, de manière asymptomatique, qu'on ne le croyait (travaux publiés dans la revue Science). «La perte des synapses est fortement corrélée avec la perte des fonctions cognitives », explique Beth Stevens, principale investigatrice. «Alors nous avons essayé de voir comment la perte des synapses commençait.»

Les chercheurs du département neurobiologie du centre hospitalier ont pour cela examiné la question à l'aune de leur spécialité, le développement du cerveau chez les enfants.
Par rapport à ces derniers, les synapses d'un cerveau qui commence à dégénérer acquièrent comme une marque particulière, une protéine nommée C1q. Elle constitue un signal qui indique aux cellules dites gliales, chargées du nettoyage des éléments dégradés, de les éliminer. Les chercheurs ont utilisé, chez une souris, une molécule (un anticorps) capable de cacher le marqueur «infamant». La perte des synapses en est fortement ralentie.
Une nouvelle piste thérapeutique s'ouvre.
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/04/05/24825-nouvelles-pistes-contre-alzheimer

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Méditation et musique réduiraient le déclin cognitif chez des sujets à risque d’Alzheimer
Quels mécanismes ?


Côté méditation, des études contrôlées récentes chez des sujets âgés, avec ou sans démence, suggèrent qu’elle pourrait induire des changements structuraux et fonctionnels bénéfiques, comme une augmentation du volume de matière grise, de sa densité et de sa densité fonctionnelle, de même qu’une augmentation de l’oxygénation et de la consommation de glucose dans les régions du cerveau impliquées dans les processus cognitifs, la consolidation mémorielle et l’attention
. De plus, des études contrôlées préliminaires montrent que la méditation pourrait améliorer un certain nombre de domaines cognitifs comme l’attention, la fonction exécutive, la mémoire, et la vitesse de traitement de l’information.

La musique, quant à elle, aurait des effets positifs sur le cerveau, en augmentant la neurogenèse, en relançant la plasticité synaptique et en entrainant la libération de neurotransmetteurs comme la dopamine.
En outre, des études récentes chez l’homme suggèrent qu’écouter de la musique classique ou une musique qui nous est connue pourrait augmenter le volume de matière grise et blanche des aires corticales et sous-corticales impliquées dans les processus cognitifs, améliorer la connectivité fonctionnelle de ces régions et moduler l’activité des structures cérébrales impliquées dans les émotions, la récompense, la mémoire de travail et l’attention.



Les allegros d’Alzheimer, pour comprendre l'influence de la musique sur le cerveau

Comment la musique agit-elle notre cerveau ?

Les allegros d’Alzheimer sont dix petits films qui nous éclairent sur cette question et sur les bénéfices apportés par la musicothérapie dans la prise en charge des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer.">

Dix chercheurs ont ouvert les portes de leur laboratoire à la réalisatrice Anne Bramard-Blagny, pour nous faire partager leurs travaux sur l’influence de la musique sur le cerveau, en particulier sur celui des patients atteints par la maladie d’Alzheimer.



La série Les allegros d’Alzheimer est une coproduction ABB Reportages / Inserm 2013, réalisée en partenariat avec l’association Pour Que l’Esprit Vive, la Sacem, la CNSA et l’association Ose.






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