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Apb : «les lycéens ne comprennent pas, ils sont inquiets»

Discussion dans 'Etudiant' créé par mam80, 19 Juin 2017.

un "couac" dans le suivi Les ratés d’APB inquiètent les lycéens en plein bac. Le logiciel Admission postbac est devenu au fil des années un...

  1. mam80

    mam80 Modérateur

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    un "couac" dans le suivi

    Les ratés d’APB inquiètent les lycéens en plein bac. Le logiciel Admission postbac est devenu au fil des années un algorithme derrière lequel se cache l’institution pour éviter d’aborder la question de la sélection à l’université.

    «APB (*) nous met en porte-à-faux !
    Conformément aux consignes de l’institution, les proviseurs ont expliqué à leurs élèves de terminale que les vœux étiquetés “pastille verte” seraient forcément satisfaits.
    Et ce n’est pas le cas !

    Cette année, au lycée du Parc, dix lycéens sont restés sur le carreau. Ils ne comprennent pas.

    Ils sont inquiets». Proviseur du lycée lyonnais et secrétaire national des personnels de direction à l’Unsa (SNPDEN), Pascal Charpentier ne décolère pas.

    «Et en plus, on leur annonce la nouvelle une semaine avant les premières épreuves du bac!», poursuit-il en dénonçant «l’usine à gaz APB».

    »Lire aussi-APB: «En Staps, avec 1 000 premiers vœux pour 220 places, on ne trouvera pas de solution»

    La ministre a promis de mettre fin au tirage au sort l’an prochain
    Le logiciel d’affectation des futurs bacheliers dans l’enseignement supérieur s’est-il emmêlé les pinceaux dans ses pastilles de couleur ?

    Celles-ci sont apparues l’an dernier sur le portail pour aiguiller les élèves dans leur orientation.

    Vert pour les licences où il y a de la place,

    orange pour les cursus saturés,
    dans lesquels les demandes des étudiants dépassent les capacités d’accueil.

    Il s’agit de la première année de médecine (17 % des premiers vœux), du droit (14 %), des Staps (11 %) et la psychologie (7 %).

    Les élèves sont départagés par tirage au sort, une pratique décriée par l’ensemble de la communauté universitaire, à laquelle la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur a promis de mettre fin dès l’année prochaine.


    Une pastille verte peut virer à l’orange, sans prévenir
    Mais pour l’heure, en cette première phase d’APB 2017, le tirage au sort a déjà eu lieu sur les fameuses pastilles vertes.

    «Scandaleux», estime le SNPDEN, qui dénonce une pratique «inadmissible» et demande à l’institution de «tenir parole».

    D’une année à l’autre, en fonction des demandes des lycéens, des modes et de bien d’autres paramètres, une pastille verte peut virer à l’orange, sans prévenir, venant réduire à néant les stratégies des familles.

    Car le logiciel APB n’est pas encore devin… «Au fil des années, APB ne cesse de se complexifier, constate le proviseur du lycée du Parc à Lyon. On lui fait jouer un rôle injouable: celui de mettre en adéquation les vœux des lycéens et les places dans des facs qui n’ont pas le droit de sélectionner!», ajoute-t-il.
    »Lire aussi-APB: 169 licences sont concernées par le tirage au sort

    Une sélection à l’université, rejetée par les syndicats étudiants
    Mis en place en 2009, le portail APB est, à l’origine, une dématérialisation du processus d’affectation à l’université. Il est devenu au fil des années un algorithme derrière lequel se cache l’institution pour éviter d’aborder de front l’embarrassante question de la sélection à l’université.

    Et quand un algorithme arrive au bout de sa liste de critères, il tire au sort.
    Cette année plus que les autres.
    Quelque 1 000 postulants en médecine en ont fait les frais (lire ci-dessous), obligeant la ministre à trouver une solution.
    Cette saturation s’explique notamment par une poussée démographique - 39 700 candidats de plus sur ABP par rapport à 2016, soit l’équivalent d’une grande université -, qui va se poursuivre avec l’arrivée dans le supérieur des baby-boomers de l’an 2000.

    Autre cause de l’embouteillage: le fait les bacheliers de l’année ne soient plus prioritaires. Ils sont affectés dans les mêmes conditions que les étudiants en réorientation.


    La sélection à l’université, rejetée par les syndicats étudiants, va-t-elle finir par s’imposer ?

    Dans son programme présidentiel, Emmanuel Macron prévoit de mettre en place des «prérequis».

    Un dispositif que la Conférence des présidents d’université (CPU) appelle de ses vœux depuis trois ans, sans aucun tabou.

    * Le logiciel Admission post-bac affecte les lycéens dans le supérieur.

    http://etudiant.lefigaro.fr/article...ce=AM2&utm_medium=email&utm_campaign=Etudiant

    mam