En Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman assure par la force son accession au trône

Drianke

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Il a osé s’en prendre à un aîné de la famille royale. Le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), 34 ans, a fait arrêter vendredi son oncle Ahmed, âgé de 78 ans, frère du roi Salman. La vague d’arrestations a touché également l’ancien ministre de l’Intérieur le prince Mohammed Ben Nayef, un frère de ce dernier, Nawaf, un quatrième prince, ainsi que plusieurs douzaines de responsables du ministère de l’Intérieur et des officiers de l’armée.

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Révélée simultanément vendredi soir par le New York Times et le Wall Street Journal qui parlaient d’une «tentative de coup d’État» fomentée par le quarteron princier, l’information a d’abord suscité le scepticisme parmi les observateurs de la très opaque cour royale de Riyad, qui s’interrogèrent sur une possible dégradation de l’état de santé du roi Salman, âgé de 84 ans, le père de MBS. Et si le monarque était à l’article de la mort et que son fils préféré bétonnait ainsi la succession?

Du duo de princes supposés félons, c’est incontestablement Ahmed le plus dangereux pour MBS


https://www.lefigaro.fr/international/mohammed-ben-salman-assure-par-la-force-son-accession-au-trone-20200308
 

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Quatre membres de la dynastie royale saoudienne arrêtés

Le prince héritier Mohammed Ben Salman neutralise ses principaux rivaux dans l’accession au trône de Riyad.
Déjà plein de rebondissements, le feuilleton de l’ascension vers le pouvoir suprême de Mohammed Ben Salman, le prince héritier d’Arabie saoudite et fils du roi Salman, connaît un nouvel épisode. Selon plusieurs médias, dont le New York Times et le Wall Street Journal, au moins quatre membres de la dynastie royale ont été arrêtés, dont l’ancien dauphin Mohammed Ben Nayef et le propre frère du souverain, Ahmed Ben Abdelaziz Al-Saoud.
L’information a été transmise aux deux quotidiens américains, vendredi 6 mars, par plusieurs sources convergentes, internes à la famille dirigeante ou proches de celle-ci, et confirmée ensuite à d’autres médias. Selon le Wall Street Journal, les princes – des personnalités d’envergure, susceptibles de faire de l’ombre au numéro deux saoudien – seraient accusés de trahison, une charge passible de la peine de mort ou, du moins, de longues années d’emprisonnement.

Ambition dévorante

Cette nouvelle purge au sein de la maison des Saoud paraît destinée à faciliter la montée de l’ambitieux Mohammed Ben Salman sur le trône de Riyad. En mettant hors d’état de nuire ces possibles gêneurs, « MBS », comme on le surnomme, semble vouloir s’assurer que rien ne pourra entraver son couronnement à la mort de son père, un octogénaire à la santé chancelante, ou si celui-ci venait à soudainement abdiquer.
Les rumeurs d’un décès de Salman ont d’ailleurs fleuri sur les réseaux sociaux durant tout le week-end. Les médias d’Etat saoudiens les ont démenties dimanche, en publiant des images du monarque en bonne santé, discutant avec des diplomates saoudiens fraîchement nommés ambassadeurs. Sa précédente apparition en public remontait au jeudi 5 mars, lorsqu’il s’était entretenu avec le ministre des affaires étrangères britannique, Dominic Raab, à Riyad.

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Mohammed Ben Nayef, dit « MBN », est le plus célèbre des dignitaires royaux neutralisés. Ancien chef du contre-terrorisme saoudien et ex-ministre de l’intérieur, loué pour sa poigne de fer face aux attentats d’Al-Qaida dans les années 2000, il passait pour le successeur naturel de Salman, son oncle, lorsque celui-ci est devenu roi, en janvier 2015.

C’était compter sans l’ambition dévorante de « MBS » qui, avec le soutien de son père, a gravi les échelons du pouvoir à toute vitesse, avant de ravir le titre de prince héritier à son cousin en juin 2017. Depuis cette date, « MBN » vivait peu ou prou en résidence surveillée, avec l’interdiction de voyager à l’étranger. Mais ce régime de semi-liberté n’a visiblement pas suffi à rassurer le prince héritier. L’aura persistante de Mohamed Ben Nayef au sein de la famille royale et les contacts qu’il s’était forgés dans les milieux du renseignement américain ont continué à inquiéter « MBS ». Le jeune frère de « MBN », Nawaf Ben Nayef, a lui aussi été arrêté.

Suspects de déloyauté

Ahmed Ben Abdelaziz Al-Saoud, autre victime de ce coup de force, est pour sa part le dernier frère utérin en vie du roi. Issu, comme lui, de la fameuse lignée des Soudaïri, il fut un éphémère ministre de l’intérieur en 2012. A la suite de propos tenus à Londres en septembre 2018, dans lesquels il donnait l’impression de critiquer la conduite de la guerre au Yémen, certains opposants ont voulu voir en lui une alternative à « MBS ».
Son arrivée le mois suivant à Riyad, après un long séjour au Royaume-Uni, parfois perçu comme un semi-exil, avait suscité de nombreuses spéculations. D’autant qu’elle avait coïncidé avec la révélation de l’assassinat du journaliste et dissident saoudien Jamal Khashoggi, par des barbouzes proches du prince héritier, dans le consulat du royaume à Istanbul (Turquie).

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https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/07/en-arabie-saoudite-trois-princes-arretes-dont-le-frere-du-roi-salman_6032204_3210.html
 

zigotino

FluCtuAt NeC MeRgitUr
VIB
ça c'est certain, il va mal finir mais je crains qu'il n'entraine avec lui l'Arabie Saoudite.
Tant que le pétrole coule à flot le temps de la transition énergétique, ce n'est pas très grave.

L'Arabie Saoudite pourra se reposer sur son tourisme (et encore, ça dépendra si les progressistes l'emportent sur les plus radicaux) et notamment la gestion du pèlerinage autour duquel ils pourront élargir les services mais je crains des jours sombres pour tous les pays producteurs de pétrole avec notamment l'Algérie. Ces pays n'ont pas diversifié leurs économies pour préparer l'après-pétrole. Ils se sont svt reposés sur la manne pétrolière et c'est pareil pour la Russie.

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Il a osé s’en prendre à un aîné de la famille royale. Le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS), 34 ans, a fait arrêter vendredi son oncle Ahmed, âgé de 78 ans, frère du roi Salman. La vague d’arrestations a touché également l’ancien ministre de l’Intérieur le prince Mohammed Ben Nayef, un frère de ce dernier, Nawaf, un quatrième prince, ainsi que plusieurs douzaines de responsables du ministère de l’Intérieur et des officiers de l’armée.
le type qui n'hésite pas à tuer le moindre opposant et à arrêter les membres de sa famille pour s'assurer le pouvoir
il marche sur les cadavres et personne ne dit rien à cause du pétrole

quelle hypocrisie :(
 
Tant que le pétrole coule à flot le temps de la transition énergétique, ce n'est pas très grave.

L'Arabie Saoudite pourra se reposer sur son tourisme (et encore, ça dépendra si les progressistes l'emportent sur les plus radicaux) et notamment la gestion du pèlerinage autour duquel ils pourront élargir les services mais je crains des jours sombres pour tous les pays producteurs de pétrole avec notamment l'Algérie. Ces pays n'ont pas diversifié leurs économies pour préparer l'après-pétrole. Ils se sont svt reposés sur la manne pétrolière et c'est pareil pour la Russie.

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C est pareil pour la Russie !
 

Drianke

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Drianke

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Coronavirus et pétrole : le prince saoudien MBS a tout à perdre

Le Covid-19 touche durement les pays du Golfe. L'effondrement des cours du pétrole, alimenté aussi par la guerre des prix lancée par Ryad, est un pari à très haut risque pour la stabilité du royaume.
"A Ryad, c'est la panique", nous confie dans un souffle un diplomate saoudien. Et ce n'est pas la nouvelle crise de palais qui secoue le royaume depuis quelques jours, avec l'arrestation de trois princes dont le frère du roi Salmane, qui apaise un peu le climat. L'échec en fin de semaine dernière des négociations entre l'Opep et la Russie pour réguler l'offre mondiale d'or noir a mis le feu aux poudres. Dans la foulée, la décision surprise de l'Arabie saoudite de pomper à tout va, déclenchant une guerre des prix avec Moscou et par ricochet avec les cow-boys du pétrole de schiste américain, a fait l'effet d'un tremblement de terre sur un marché pétrolier déjà tourneboulé par la baisse des achats chinois. Car l'empire du Milieu est le premier importateur d'or noir de la planète et il pèse à, lui seul, 14% de la consommation mondiale de pétrole.
Résultat des courses : depuis la mi-février, les cours du baril de brent ont plongé, passant de près de 60 dollars à un peu plus de 30 dollars lundi soir. Une division par deux. Reste à savoir si Ryad pourra réellement mettre sa menace à exécution. Car en Arabie saoudite, aussi, l'épidémie de Covid-19 progresse très vite. Dans l'urgence, le gouvernement a décidé de mettre en quarantaine la ville de Qatif, située au nord-est du pays. "Les routes menant à la cité sont condamnées. Les écoles, universités, institutions publiques et entreprises privées ont également été fermées par ordre gouvernemental", témoigne un habitant. Problème, cette zone à majorité chiite est un important foyer de main-d'oeuvre d'Aramco, la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures.

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/coronavirus-et-petrole-le-prince-saoudien-mbs-a-tout-a-perdre_2120420.html
 
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