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Les autorités marocaines ont interpellé 47 personnes suspectées de traite des êtres humains

Discussion dans 'Actualités marocaines' créé par Drianke, 10 Janvier 2019.

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime a rendu public, lundi dernier, son rapport mondial sur la traite des êtres humains. Dans sa...

  1. Drianke

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    L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime a rendu public, lundi dernier, son rapport mondial sur la traite des êtres humains. Dans sa partie réservée au Maroc, le rapport évoque les efforts des pouvoirs publics dans la lutte contre la traite des êtres humains précisant que 47 personnes ont été interpellées par la police dans ce cadre en 2017, et que 27 victimes ont été recensées, en majorité des femmes.

    Quarante-sept personnes, 27 hommes et 20 femmes, ont été interpellées par la police en 2017 pour suspicion de traite d'êtres humains, indique le rapport mondial de la traite des personnes dans son volet examinant le cas du Maroc. Publié lundi dernier par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le document précise que 8 personnes ont été déférées devant le tribunal de première instance au cours de la même année, tandis que 4 personnes ont été jugées au niveau de la Cour d’appel et 4 autres ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires. Enfin, deux cas ont été jugés au niveau du tribunal de première instance et deux autres ont été acquittés suite à l’abandon des charges relatives à la traite des êtres humains par le tribunal.

    Le rapport indique par ailleurs que les autorités marocaines ont pu identifier 27 victimes de traite d’êtres humains au cours de la même période, 9 garçons, 8 jeunes filles et 10 femmes. Toutes les victimes ont fait l’objet d’un trafic local à l’intérieur du pays. Le document note par ailleurs que 22 personnes ont fait l’objet de traite à des fins d’exploitation sexuelle, alors que 5 étaient victimes de traite à des fins de travail forcé. Au niveau international, le document onusien souligne que les femmes et les filles sont les principales victimes de la traite, souvent à des fins d’«esclavage sexuel», pour stimuler le recrutement et récompenser les personnes armées engagées dans les conflits, notamment en Afrique centrale et au Moyen-Orient. Statistiques à l’appui, 70% des victimes identifiées sont de sexe féminin, sachant que la moitié de ces victimes sont des femmes adultes, tandis que les filles représentent un cinquième de toutes les victimes, un pourcentage en perpétuelle augmentation. Selon le rapport, les groupes armés recourent à la traite des êtres humains comme stratégie pour financer leurs activités ou augmenter leurs effectifs dans les conflits du monde entier. Ils recrutent ainsi les enfants à des fins militaires ou à des fins diverses, notamment pour travailler dans l’extraction minière ou dans des industries extractives, ou tout simplement pour répandre la peur et contrôler la population locale.

    Dans les zones de conflit, d'autres criminels, outre les groupes armés, se livrent à la traite des personnes fuyant le danger et les persécutions. Les populations déplacées de force ont ainsi été la cible de trafiquants, notamment les réfugiés syriens et iraquiens, les Afghans et les Rohingyas. Le rapport souligne que les circonstances qui accompagnent les conflits armés, telles que les déplacements, la faiblesse de l'état de droit, les difficultés socioéconomiques, la fragmentation sociale et l'éclatement des familles, augmentent la vulnérabilité des gens.

    lematin.ma