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Baisse des charges: impact positif, mais seulement pour les bas salaires

Discussion dans 'Actualités françaises' créé par mam80, 15 Janvier 2019.

Le Conseil d'analyse économique recommande en revanche d'abandonner les baisses de cotisations sur les salaires les plus élevés. Alléger les charges...

  1. mam80

    mam80 Modérateur

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    Le Conseil d'analyse économique recommande en revanche d'abandonner les baisses de cotisations sur les salaires les plus élevés.

    Alléger les charges sur les salaires jusqu'à 1,6 Smic aide l'emploi et peut améliorer la compétitivité, selon le Conseil d'analyse économique (CAE) qui recommande en revanche d'abandonner les baisses de cotisations sur les salaires plus élevés.
    "Les baisses du coût du travail, lorsqu'elles ne se font pas sous la forme d'un crédit d'impôt et lorsqu'elles sont concentrées sur les bas salaires, ont bien un impact positif sur l'emploi", selon une note du CAE à paraître mardi 15 janvier.

    Mais "comme toutes les cotisations patronales auront été éliminées au niveau du Smic à la fin de 2019, cette stratégie de réduction du coût du travail a trouvé sa limite", ont constaté les économistes Yannick L'Horty, Philippe Martin et Thierry Mayer, auteurs de la note.

    Ils plaident pour "pérenniser les baisses de charges sur les bas salaires, ce qui est en partie le cas avec la transformation du CICE en baisses de charges simples".

    En revanche, la note du Conseil, dont la mission est d'éclairer les choix du gouvernement, recommande d'"abandonner pour le budget 2020 les baisses de charges au-dessus de 2,5 Smic voire 1,6 Smic, si les évaluations à venir de France Stratégie venaient à confirmer leurs résultats décevants".

    Redistribué sous forme de hausses de salaires
    En effet, "la France ne semble pas souffrir d'un problème de compétitivité-coût du travail au niveau des emplois intermédiaires", et "les risques de dilution d'une baisse de charges en hausse de salaire sont plus élevés lorsque l'on s'éloigne du champ des emplois peu qualifiés au voisinage du Smic".

    Enfin, "les exportateurs dans le secteur manufacturier sont des entreprises ultra-performantes qui ont largement externalisé les services intensifs en travail peu qualifié (tels que nettoyage, gardiennage, transport...)".

    Les trois économistes se montrent particulièrement critiques vis-à-vis du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), en place de 2014 à 2018 sur les salaires jusqu'à 2,5 Smic.

    Selon plusieurs études qu'ils citent, ce crédit d'impôt "aurait été redistribué en partie sous forme de hausses de salaires, au bénéfice surtout des cadres, des professions intellectuelles supérieures et des professions intermédiaires".

    Beaucoup plus efficace selon eux, l'impact de l'allègement supplémentaire de quatre points de cotisations sociales sur les salaires jusqu'à 1,6 Smic à compter du 1er octobre 2019 est évalué à entre 80.000 et 200.000 emplois créés ou sauvegardés.

    Les auteurs comparent cette fourchette au CICE, dont le bilan est de "100 000 emplois créés ou sauvegardés pour un coût pour les finances publiques près de six fois supérieur." En cause selon eux "l'instabilité des dispositifs", qui "ne contribue pas à leur lisibilité par les employeurs".

    http://decouverte.challenges.fr/eco...laires_636557#xtor=CS1-93-20190115&xts=562191

    mam