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Blaise pascal, théoricien du smartphone

Ebion

Grüsser
VIB
Bonjour :timide:

Voici des pensées de Blaise Pascal qui devraient nous faire réfléchir, nous autres génération d'obsédés du smartphone, réseaux sociaux, jeux en ligne, séries, YouTube, musique pop, et autres :

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Quelque condition qu’on se figure, où l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde. Et cependant, qu’on s’en imagine accompagné de toutes les satisfactions qui peuvent le toucher. S’il est sans divertissement et qu’on le laisse considérer et faire réflexion sur ce qu’il est, cette félicité languissante ne le soutiendra point. Il tombera par nécessité dans les vues qui le menacent des révoltes qui peuvent arriver et enfin de la mort et des maladies, qui sont inévitables. De sorte que s’il est sans ce qu’on appelle divertissement, le voilà malheureux, et plus malheureux que le moindre de ses sujets qui joue et qui se divertit.

De là vient que le jeu et la conversation des femmes, la guerre, les grands emplois sont si recherchés. Ce n’est pas qu’il y ait en effet du bonheur, ni qu’on s’imagine que la vraie béatitude soit d’avoir l’argent qu’on peut gagner au jeu ou dans le lièvre qu’on court, on n’en voudrait pas s’il était offert. Ce n’est pas cet usage mol et paisible et qui nous laisse penser à notre malheureuse condition qu’on recherche ni les dangers de la guerre ni la peine des emplois, mais c’est le tracas qui nous détourne d’y penser et nous divertit.

(...)

Tel homme passe sa vie sans ennui en jouant tous les jours peu de chose. Donnez‑lui tous les matins l’argent qu’il peut gagner chaque jour, à la charge qu’il ne joue point, vous le rendez malheureux. On dira peut‑être que c’est qu’il recherche l’amusement du jeu et non pas le gain. Faites‑le donc jouer pour rien, il ne s’y échauffera pas et s’y ennuiera. Ce n’est donc pas l’amusement seul qu’il recherche, un amusement languissant et sans passion l’ennuiera, il faut qu’il s’y échauffe et qu’il se pipe lui‑même en s’imaginant qu’il serait heureux de gagner ce qu’il ne voudrait pas qu’on lui donnât à condition de ne point jouer, afin qu’il se forme un sujet de passion et qu’il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte pour l’objet qu’il s’est formé, comme les enfants qui s’effraient du visage qu’ils ont barbouillé.

(...)

Le conseil qu’on donnait à Pyrrhus de prendre le repos qu’il allait chercher par tant de fatigues, recevait bien des difficultés.
Dire à un homme qu’il soit en repos, c’est lui dire qu’il vive heureux. C’est lui conseiller d’avoir une condition toute heureuse et laquelle puisse considérer à loisir, sans y trouver sujet d’affliction.
Aussi les hommes qui sentent naturellement leur condition n’évitent rien tant que le repos, il n’y a rien qu’ils ne fassent pour chercher le trouble.
Ainsi on se prend mal pour les blâmer ; leur faute n’est pas en ce qu’ils cherchent le tumulte. S’ils ne le cherchaient que comme un divertissement, mais le mal est qu’ils le recherchent comme si la possession des choses qu’ils recherchent les devait rendre véritablement heureux, et c’est en quoi on a raison d’accuser leur recherche de vanité de sorte qu’en tout cela et ceux qui blâment et ceux qui sont blâmés n’entendent la véritable nature de l’homme.
 

Ebion

Grüsser
VIB
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De là vient que les hommes aiment tant le bruit et le remuement. De là vient que la prison est un supplice si horrible. De là vient que le plaisir de la solitude est une chose incompréhensible. Et c’est enfin le plus grand sujet de félicité de la condition des rois de ce qu’on essaie sans cesse à les divertir et à leur procurer toutes sortes de plaisirs.

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Le roi est environné de gens qui ne pensent qu’à divertir le roi et à l’empêcher de penser à lui. Car il est malheureux, tout roi qu’il est, s’il y pense.

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Voilà tout ce que les hommes ont pu inventer pour se rendre heureux. Et ceux qui font sur cela les philosophes et qui croient que le monde est bien peu raisonnable de passer tout le jour à courir après un lièvre qu’ils ne voudraient pas avoir acheté, ne connaissent guère notre nature. Ce lièvre ne nous garantirait pas de la vue de la mort et des misères qui nous en détournent, mais la chasse nous en garantit.

Et ainsi, quand on leur reproche que ce qu’ils recherchent avec tant d’ardeur ne saurait les satisfaire, s’ils répondaient comme ils devraient le faire s’ils y pensaient bien, qu’ils ne recherchent en cela qu’une occupation violente et impétueuse qui les détourne de penser à soi et que c’est pour cela qu’ils se proposent un objet attirant qui les charme et les attire avec ardeur, ils laisseraient leurs adversaires sans repartie...


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Ebion

Grüsser
VIB
Pascal a bien décrit le processus par lequel on s'étourdit, on s'engourdit dans les divertissements futiles, insignifiants, mais chronophages (on recherche pas exactement un but, on recherche la recherche), ou encore, comment la condition humaine est d'être en mouvement : le repos est insupportable, on fuit le repos, on ne supporte pas d'être seul avec ses pensées. Quand on est seul avec nos pensées, on a tendance à penser négativement, ou à prendre conscience de problèmes qui nous avaient échappé.

Mais il a pas assez vu que les divertissements ne nous détournent pas seulement de penser à notre condition humaine, et à notre relation à un absolu, à un Dieu, à l'éternité. Les divertissements nous rendent aussi moins conscientisés, moins sensibles à la détresse d'autres personnes, aux souffrances de personnes autour de nous ou ailleurs dans le monde, aux injustices, aux abus de pouvoir, à la pauvreté, aux angoisses, aux peurs, aux maladies, aux accidentés, aux endeuillés, aux jeunes vulnérables, aux victimes d'agressions, aux sinistrés, aux chômeurs, aux femmes seules avec des enfants, aux handicapés mentaux, aux sidéens, etc.
 
Bonjour selem a3likom

Je n’ai pas tout lu.

Mais le smartphone c’est une sacrée plaie.. j’arrive plus à m’en passer. Et pourtant, je n’ai pas bcp d’appli dessus, pas d’amis donc pas de notifs.

En fait ca me donne l’impression d’exister.. à travers un écran oui.. d’avoir des échanges sociaux etc.

Arff
 

Ebion

Grüsser
VIB
Bonjour selem a3likom

Je n’ai pas tout lu.

Mais le smartphone c’est une sacrée plaie.. j’arrive plus à m’en passer. Et pourtant, je n’ai pas bcp d’appli dessus, pas d’amis donc pas de notifs.

En fait ca me donne l’impression d’exister.. à travers un écran oui.. d’avoir des échanges sociaux etc.

Arff
Bonjour,

Effectivement, c’est devenu une sorte d’esclavage pour plusieurs. Les compagnies utilisent toutes sortes de tactiques pour nous maintenir accrochés à ces applications!! Rares sont les personnes, surtout les jeunes, qui résistent...
 
Pascal a bien décrit le processus par lequel on s'étourdit, on s'engourdit dans les divertissements futiles, insignifiants, mais chronophages (on recherche pas exactement un but, on recherche la recherche), ou encore, comment la condition humaine est d'être en mouvement : le repos est insupportable, on fuit le repos, on ne supporte pas d'être seul avec ses pensées. Quand on est seul avec nos pensées, on a tendance à penser négativement, ou à prendre conscience de problèmes qui nous avaient échappé.

Mais il a pas assez vu que les divertissements ne nous détournent pas seulement de penser à notre condition humaine, et à notre relation à un absolu, à un Dieu, à l'éternité. Les divertissements nous rendent aussi moins conscientisés, moins sensibles à la détresse d'autres personnes, aux souffrances de personnes autour de nous ou ailleurs dans le monde, aux injustices, aux abus de pouvoir, à la pauvreté, aux angoisses, aux peurs, aux maladies, aux accidentés, aux endeuillés, aux jeunes vulnérables, aux victimes d'agressions, aux sinistrés, aux chômeurs, aux femmes seules avec des enfants, aux handicapés mentaux, aux sidéens, etc.
Pascal Blaise avait dans le passé donné la méthode aux industries d'aujourd'hui
et inspiré un système paralysant nos pensés et pratiquer ainsi la manipulation de masse.
Le but étant tout simplement d’empêcher les gens de réfléchir
 
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