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Cancer du poumon nouveau traitement ?

Discussion dans 'Bien-être et Santé' créé par mam80, 10 Mars 2015.

Cancer du poumon - Application clinique phare de Tedopi ® Le cancer du poumon « non à petites cellules » (NSCLC) Le cancer du poumon dit « non à...

  1. mam80

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    Cancer du poumon - Application clinique phare de Tedopi ® Le cancer du poumon « non à petites cellules » (NSCLC)
    Le cancer du poumon dit « non à petites cellules » représente environ entre 85 et 88% des cancers du poumon. La survie globale relative à 5 ans associée à cette maladie est de 15,6%. En effet, pour la grande majorité des patients, ce cancer est découvert à un stade avancé, ce qui rend sont traitement difficile. Le cancer du poumon NSCLC est considéré comme un problème majeur de santé publique, en particulier car il présente un mauvais pronostic.
    Les produits développés par OSE Pharma ciblent les patients exprimant les marqueurs HLA-A2. La présence de ces marqueurs est en effet considérée comme un facteur de risque aggravant à un stade avancé. 45 % de la population globale (et des patients atteints par cette maladie) sont dotés de ces marqueurs HLA-A2 (ils sont dits « HLA-A2+ »). Les traitements d’OSE Pharma pourraient ainsi concerner jusqu’à environ 84 000 patients aux Etats-Unis, 134 000 en Europe, et 258 000 en Chine.

    Malgré les nouveaux traitements, les taux de survie à 5 ans sont autour de 1% pour les patients ayant un cancer du poumon NSCLC au stade métastatique.

    Tedopi ® d’OSE Pharma, nouvelle immunothérapie spécifique applicable au cancer NSCLC
    Tedopi ®, le traitement d’OSE Pharma applicable au cancer du poumon « non à petites cellules » (NSCLC) stimule les cellules T « tueuses » cytotoxiques et leur réapprend à détecter les cellules cancéreuses pour les éliminer.
    Il s’agit d’un processus d'immunosurveillance.

    Tedopi ® est une combinaison brevetée de 10 épitopes sélectionnés et optimisés à partir de 5 antigènes tumoraux. Ces dix épitopes génèrent une réponse spécifique des cellules T cytotoxiques dirigées contre les cellules cancéreuses qui expriment au moins un de ces antigènes tumoraux. Les épitopes sélectionnés sont optimisés chimiquement et combinés pour éviter des phénomènes de tolérance immune. Tedopi ® est un traitement personnalisé qui s’adresse aux patients HLA–A2 +.

    L’objectif est de stabiliser le développement de la maladie et de prolonger ainsi la vie des patients.

    Tedopi ® a prouvé son efficacité dans le cadre d’un essai clinique de Phase 2, dans le traitement du cancer du poumon NSCLC, avec une augmentation de la survie relative.

    En savoir plus sur les essais de Tedopi ® et les premiers résultats obtenus. http://osepharma.com/index.php/produits/cancer-poumon-tedopi

    mam
     
  2. mam80

    mam80 Modérateur

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    Oncologie
    Des remèdes homéopathiques d’une très grande efficacité pour renforcer le système immunitaire, un nouveau vaccin révolutionnaire pour prolonger la vie de personnes souffrant du cancer du poumon ‘’avancé’’ :

    Voilà d’excellentes raisons qui justifient la réputation internationale des recherches oncologiques à Cuba.

    Des établissements professionnels, du personnel et des médecins qui s’attardent à l’être humain avant tout, et des remèdes efficaces souvent ignorés chez nous : voilà la réalité cubaine dans le domaine de l’oncologie.

    Et ce sont des patients du monde entier qui en profitent ! Faites comme eux et consultez MEDIMED + INTERNATIONAL pour toute demande d’information liée à l’oncologie.

    Nous nous ferons un devoir de transférer votre dossier médical et vos demandes particulières, dans la plus grande confidentialité.

    N’attendez plus et prenez votre santé en mains, surtout quand votre survie est en jeu.

    Vous venez de recevoir un diagnostic; nous le transférerons pour vous auprès des meilleurs oncologues cubains et vous déciderez de la marche à suivre.

    Découverte d'un vaccin contre le cancer du poumon "avancé"
    Des chercheurs et scientifiques cubains ont récemment fait une percée dans le domaine du cancer : ils ont annoncé les brevets d’un nouveau médicament qui aide à lutter contre le cancer du poumon ‘’avancé’’

    Il s’agit d’une série de piqures administrées sur une durée de plus d’un an. Le patient doit résider dans une clinique spécialisée pendant plusieurs jours. Le patient étranger doit aussi s’attendre à faire de 3 à 4 voyages à Cuba, pendant l’année.

    Les médecins cubains commencent à prendre de nouveaux patients, car les institutions hospitalières sont à mettre en place de nouvelles structures pour répondre à une demande très élevée de patients du monde entier.

    Le cancer du poumon est la forme la plus courante de cancer chez les hommes, et le deuxième plus fréquents chez les femmes, après le cancer du sein. La meilleure arme pour lutter contre le cancer est d’obtenir un bilan régulier du cancer, chez son médecin ou en institution publique ou privée.

    Le vaccin Cima Vax Fem
    Cuba a répondu à ces statistiques alarmantes en brevetant le nouveau médicament CIMA VAX FEM qui est classé comme vaccin thérapeutique, car il est composé de protéines modifiées qui aident l’organisme à construire ses propres défenses contre les cellules cancéreuses.

    Ce vaccin travaille comme tous les autres; on vous injecte une dose de bactéries tuées ou d’un virus, ce qui permet d’aider au corps à reconnaitre la maladie et à développer des anticorps qui luttent contre l’infection.

    Le Docteur Gisela Gonzales a dirigé l’équipe de recherches cubaines et élaboré CIMA VAX FEM qui est considéré comme le premier vaccin contre le cancer du poumon, dans le monde.

    Elle a reconnu que d’autres pays travaillent sur des vaccins similaires, mais ils sont en phase de développement, tandis que Cuba utilise déjà le vaccin sur des patients atteints du cancer du poumon ‘’avancé’’.

    Oncologie



    Meilleure qualité de vie
    Ce vaccin exclusif à Cuba est étiqueté comme une percée dans le traitement des maladies en phase terminale, mais pas un médicament miracle. Les essais ont révélé que les patients vivent en moyenne six mois à un an de plus, lorsqu’ils sont traités avec le vaccin en association avec d’autres thérapies.

    Les traitements conventionnels sont la radiothérapie et la chimiothérapie. Ils sont souvent difficiles pour le patient, car ils provoquent des problèmes de peau, une perte d’appétit, des dommages aux tissus environnants, et même des cancers secondaires.

    Ce résultat est important, si on considère que la durée de vie moyenne n’est que de 20 mois, quand le diagnostic est rendu.

    Ce vaccin cubain est l’espoir des chercheurs, ainsi que des familles du monde entier.

    Ce nouveau traitement contre le cancer du poumon ‘’avancé’’ augmente le nombre de survivants, mais surtout, il améliore la qualité de vie des patients en phase terminale

    mam
     
    Dernière édition: 16 Mai 2015
  3. Taaslim

    Taaslim VIB

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    Si seulement notre ministre de la santé, ni médecin, ni chercheuse, arrêtait de bloquer certains projets d'essais cliniques, en particulier pour les cancers orphelins, et débloquait des fonds pour autre chose que de la pub contre la cigarette, on aurait en France de sacrés traitements innovants et porteurs d'espoir.
     
  4. mam80

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    Coût, toxicité… les défis des nouveaux anticancéreux


    Alors que de plus en plus de molécules apparaissent contre le cancer, les médecins s'interrogent sur leurs prix parfois exponentiels et la toxicité de ces nouveaux produits.
    Lourde tâche que d'évaluer si un nouveau médicament mérite d'être pris en charge par la société, tant les paramètres en jeu répondent à des logiques différentes. Quel est le juste prix d'un médicament qui fera gagner parfois à peine quelques mois à un malade? Faut-il donner accès à un traitement qui comporte un risque d'effets secondaires graves?

    La question se pose de façon particulièrement pressante en oncologie: les nouvelles molécules en cours de tests sont de plus en plus nombreuses, pour des prix pouvant atteindre plus de 10.000 euros par mois. Au congrès annuel de la société américaine d'oncologie médicale à Chicago, une session était dédiée samedi à la problématique de la «valeur».

    «Ouvrir le dialogue»
    Pour mieux déterminer si un produit mérite d'être remboursé, les sociétés savantes planchent sur des modélisations tenant compte d'au moins trois variables: bénéfices en termes de survie, impact du traitement sur la qualité de vie, coût financier. «Les prix que réclament les laboratoires ne sont pas proportionnels aux bénéfices thérapeutiques pour le patient, dénonce l'un des orateurs de la société européenne d'oncologie médicale, le Dr Alexandru Eniu. Nous n'ignorons pas que la recherche coûte très cher, mais il nous faut ouvrir le dialogue.»

    Il faut aussi tenir compte de la toxicité du produit. Or ces nouvelles molécules, si elles sont efficaces contre des cancers agressifs, sont aussi souvent toxiques pour l'organisme. Lors des présentations de résultats à l'Asco, le problème est souvent vite évacué par l'orateur. Pourtant, les risques sont réels: perforations intestinales, troubles cardiaques, pulmonaires, ophtalmologiques pour les thérapies ciblées, maladies auto-immunes pour l'immunothérapie.

    Effets indésirables
    Le Dr Christophe Le Tourneau, responsable des essais précoces et de la médecine de précision à l'Institut Curie (Paris), sait que le message n'est pas évident à faire passer. Il présente à l'Asco l'essai clinique SHIVA, qui montre notamment une toxicité supérieure de la thérapie ciblée par rapport à la chimiothérapie. «Cela va à l'encontre de ce qu'on pense car il n'y a quasiment pas d'essais les comparant», explique-t-il. Combiner des thérapies peut aussi décupler leurs effets indésirables. Un essai clinique évaluant l'intérêt de combiner nivolumab et ipilimumab en cas de mélanome montre ainsi 50 % de réponse au traitement, ce qui est excellent, mais aussi 50 % de toxicité, ce qui l'est beaucoup moins.

    «La question de la toxicité sera vraiment à considérer dans des études adaptées, prévoit Jérôme Viguier, directeur du Pôle santé publique et soins à l'Institut national du cancer. On n'est encore qu'au début de l'histoire et l'on risque de découvrir des effets indésirables à long terme.»

    LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

    L'immunothérapie confirme sa place dans l'arsenal anticancer

    Les médicaments innovants sont-ils trop chers?

    Patients et labos, des rapports complexes

    Santé: quel remboursement pour les maladies rares

    http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/06/02/23799-cout-toxicite-defis-nouveaux-anticancereux

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  5. mam80

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    Cancer du poumon :
    résultats sans précédent sous nivolumab
    Zosia Chustecka, Catherine Desmoulins


    Paris, France – Et de deux : un second essai de phase 3 avec une immunothérapie par nivolumab (Opdivo®, Bristol-Myers Squibb) dans le cancer du poumon non épidermoïde non à petites cellules (CBNPC) montre la supériorité de ce traitement en termes de survie globale, de taux de patients répondeurs et de durée de la réponse comparativement à la chimiothérapie de référence par docétaxel.

    Un résultat annoncé comme devant faire changer les pratiques dans le cancer du poumon au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO 2015).

    « Le nivolumab devrait devenir le traitement de référence dans le cancer bronchique non épidermoïde non à petite cellules déjà traité », a déclaré le Dr Roy Herbst, (New Haven, Connecticut) qui discutait les résultats. « La survie globale est améliorée et il y a moins de toxicité sous nivolumab que sous docetaxel. Il nous faut maintenant faire bénéficier de ce traitement aux patients en première ligne » a anticipé le Dr Herbst.

    Essai CheckMate 057
    L’essai CheckMate 057, présenté à l’ASCO compare le nivolumab (3 mg/kg/2 semaines) au docetaxel (75 mg/m2/3 semaine) auprès de 582 patients porteurs d’un CPNPC non épidermoïde, ayant progressé sous doublet de chimiothérapie à base de platine.
    L’étude montre un taux de patients répondeurs plus élevé sous nivolumab (19,2% vs 12,4%), une durée de la réponse au traitement nettement supérieure (17,1 vs 5,6 mois en moyenne) et une survie globale prolongée de 3 mois (12,2 vs 9,4 mois; HR : 0,73; p = 0,00155).
    Pour le sous-groupe de sujets présentant un haut niveau d’expression du liguand PD-L1 (programmed death ligand 1), le bénéfice est encore plus marqué avec une survie globale entre 17,2 et 19,4 mois, soit un doublement comparativement au docétaxel.
    « C’est un résultat sans précédent dans ce type de population déjà traitée» a commenté le Dr Luis Paz-Ares (Séville, Espagne), investigateur principal. « En général, les patients qui reçoivent du docétaxel en seconde ligne ont une survie globale de 8 à 10,4 mois ».

    Ce dernier a souligné que, bien que les patients qui expriment fortement PD-L1 soient les plus répondeurs, ceux qui expriment faiblement le liguand ne sont pas, pour autant, non répondeurs. L’expression de PD-L1 est donc un biomarqueur prédictif d’une réponse favorable mais il n’a pas d’utilité comme biomarqueurs d’une réponse négative.

    Dans la discussion, le Dr Herbst a lui aussi convenu que « l’expression de PD-L1 ne peut pas, à ce stade être utilisée comme biomarqueur. »

    Le Dr Paz-Ares s’est dit confiant dans le maintien de la réponse à l’immunothérapie dans le cancer du poumon, comme cela a été constaté dans le mélanome.

    Au plan de la tolérance, la survenue d’événements indésirables ayant conduit à l’interruption du traitement est de 5% sous nivolumab contre 15% docetaxel. « Les effets indésirables de cette immunothérapie, liés à l’excès d’immunité, sont très différents de ceux de la chimiothérapie et tout à fait uniques » a commenté le Dr Lynn Schuschter, (Université of Pennsylvania, Philadelphia.)

    Cancers épidermoides et non épidermoïdes

    C’est la seconde étude de phase 3 a montré un bénéfice sur la survie des CBCPC avec le nivolumab.

    La première était CheckMate 017 dans la population de patients porteurs d’un CPNPC épidermoïde, métastatique, à un stade avancé, après une chimiothérapie antérieure. Ses résultats ont fait approuver le nivolumab dans cette indication aux Etats-Unis et ont conduit à recevoir récemment un avis positif de l’Europe .

    « Il est possible que ce nouvel essai fasse approuver le nivomumab dans le sous-groupe des cancers bronchiques non épidermoïdes, qui représente la majorité (60%) des cancers du poumon » a prédit le Dr Paz-Ares. Les 40% restant se distribuent entre les cancers épidermoides (25%) et les cancers à petites cellules (CBPPC), qui représentent une entité à part.

    Maintien de la réponse à la différence des thérapies ciblées

    « L’immunothérapie est un bond en avant dans le cancer du poumon, y compris comparativement aux traitements ciblés, car elle peut bénéficier à tous les patients, a ajouté le Dr Ben Creelan (Tampa, Floride) pour Medscape International.

    « Avec le nevolumab, dans une population de patients souffrant de CBCPC non sélectionnée, on peut espérer voir régresser la tumeur chez 20 % des patients et la voir se stabiliser pour 20% d’autres, soit un taux de réponses favorables de 40%.

    Le maintien de la réponse, comparativement aux résistances qui surviennent généralement dans les 6 mois suivant la mise en route d’une thérapie ciblée, est un autre avantage conséquent.

    Nous avons maintenant des patients qui sont toujours en rémission sous nivolumab depuis 5 ans. La durée de ces réponses est ahurissante pour le cancer du poumon. Il s’agit de patients qui ont participé aux premiers essais avec le nivolumab et qui ont pris le traitement durant 2 ans. Ils demeurent en rémission alors qu’ils ne sont plus sous nivolumab. L’arrivée de l’immunothérapie nous a fait changer notre façon de parler de l’avenir avec nos patients. »

    L’étude CheckMate est un essai de Bristol-Myers Squibb. Dr Paz-Ares a déclaré avoir reçu des honoraires de Roche/Genentech, Lilly, Pfizer, Boehringer Ingelheim, Clovis Oncology, Bristol-Myers Squibb et MSD. Quelques co-auteurs sont des employés de BMS. Le Dr Creelan a déclaré des honoraires de Boehringer Ingelheim et Bristol-Myers Squibb.
    Le sujet est fait l’objet d’un article sur Medscape.com

    mam
     
  6. mam80

    mam80 Modérateur

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    Après le mélanome et le poumon,
    le nivolumab s’attaque au cancer du foie

    Nick Mulcahy, Stéphanie Lavaud


    Chicago , Etats-Unis – L’inhibiteur PD-1 , nivolumab (Optivo®, Bristol-Myers Squibb), est pour la troisième fois en l’espace de quelques jours au cœur de l’actualité du Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO 2015). Après le mélanome et le cancer du poumon, la molécule est actuellement testée dans l’hépatocarcinome, avec semble-t-il, des résultats encourageants.

    Ainsi, 8 des 42 patients de l’étude atteints d’un cancer du foie métastasé (19%) ont répondu positivement au nivolumab (avec une réduction de la tumeur au-delà de 30%), dont 2 réponses complètes, a rapporté le Dr Anthony B. El-Khoueiry (University of Southern California Norris Comprehensive Cancer Center, Los Angeles) [1]. Et le taux de survie a été estimé à 62% à 12 mois.

    Des taux encore jamais atteints pour cette localisation cancéreuse, très agressive et qui dispose de peu d’options thérapeutiques. Mais qu’il faudra confirmer puisqu’il ne s’agit que de résultats préliminaires d’un essai en phase I/II avec de petits effectifs.

    19% de patients répondeurs et 62% de survie à 12 mois

    CA209-040 est un essai d’évaluation de doses qui a évalué l’efficacité anti-tumorale du nivolumab chez des patients atteints d’un hépatocarcinome, dont la majorité (75%) avait déjà reçu un traitement : du sorafenib (Nexavar®, Onyx/Bayer), un inhibiteur des tyrosines kinases indiqué dans le cancer du foie métastasé pour 62% d’entre eux.

    Les patients ont reçu Optivo® selon un dosage allant de 0,1 à 10 mg/kg en intraveineux toutes les 2 semaines et ce, sur une durée allant jusqu’à 2 ans [2]. S’agissant d’un essai de phase I/II, l’objectif premier était la sécurité, la tolérance et la recherche de la limite de dose. L’activité anti-tumorale était un objectif secondaire, et la survie venait en supplément.

    Huit (19%) des 42 participants à l’étude ont obtenu une réponse partielle ou complète, c’est-à-dire une réduction tumorale entre 0 et 100% avec le nivolumab. Chez les patients répondeurs, la durée de la réponse s’est étalée entre 1,4 et 12,5 mois, avec une réponse durable chez 6 des 8 patients répondeurs qui a surpassé les 12 mois pour 4 d’entre eux. Dans cette étude intérimaire, 62% des patients de l’étude étaient en vie après 12 mois. Par comparaison, le taux de survie globale moyen à 12 mois est de l’ordre de 30% avec le sorafenib, a indiqué le Dr El-Khoueiry lors de la conférence de presse.

    17 patients sont restés sous traitement et 30 l’ont arrêté en raison de la progression de la maladie (26), de la complétude de la réponse (2) ou d’effets secondaires (2).

    Des effets secondaires ont été notifiés chez 68% des patients, la plupart étaient légers à modérés. Anomalies des enzymes hépatiques, rash, augmentation de l’amylase et de la lipase figuraient parmi les plus fréquents. Les effets indésirables de grade 3 et 4 ont été retrouvés dans 19% des cas, et aucun décès relatifs au traitement n’a été rapporté.

    « Bien qu’il faille confirmer ces résultats préliminaires par de plus grandes études, c’est l’un des premiers signes qu’une immunothérapie utilisant des inhibiteurs de type anti PD-1 puisse jouer un rôle dans le traitement du cancer du foie » a affirmé le Dr El-Khoueiry

    Aux Etats-Unis et en Europe, Opdivo® a été approuvé dans l’indication mélanome non résécable ou métastasé [3]. Par ailleurs, la FDA lui a accordé en mars 2015 une AMM dans le cancer du poumon en progression ou après chimiothérapie aux sels de platine [4]. En Europe, le nivolumab a reçu un avis positif du CHMP dans le CPNPC avancé [5].

    L’étude a été financée par Bristol-Myers Squibb. Le Dr El-Khoueiry a mentionné des liens financiers avec de multiples industries pharmaceutiques, et notamment Bristol-Myers Squibb. Certains des co-auteurs ont eux aussi des liens d’intérêt avec des compagnies pharmaceutiques, et l’un est employé par Bristol-Myers Squibb.
    Le sujet a fait l’objet d’un article sur Medscape.com

    mam
     
  7. Ebion

    Ebion

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    Un p'tit résumé? :timide:
     
  8. mam80

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    le nivolumab
    serait valable
    sur le mélanome et le poumon,
    et maintenant sur le cancer du foie

    62 % de survie de + de 12 mois
    dans l'état actuel des choses

    il faut espérer que la recherche ira encore beaucoup plus loin
    pour maintenir ces malades en vie et sans douleur

    mam

    ps : bonsoir, mon ami extra pas ordinaire :love: @Ebion
     
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  9. mam80

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    un exemple

    CHU de Rennes. Le cancer du poumon de Marc réduit de 90 % en un mois !

    Grâce à un traitement expérimental d'immunothérapie, le cancer des poumons inopérable de Marc, 48 ans, a été rapidement maîtrisé. Aujourd'hui, il vit normalement et travaille.

    Il y a deux ans, des médecins diagnostiquent un cancer du poumon à Marc, un Rennais de 48 ans. Une tumeur inopérable.

    Pris en charge par le Dr Hervé Léna, pneumologue au CHU de Rennes, Marc va se voir proposer un traitement expérimental utilisant les principes de l'immunothérapie. Doper les défenses de son corps, les fameux lymphocytes, et leur faire attaquer les cellules cancéreuses en déjouant leurs techniques de camouflage.

    Stratégie
    « Au lieu d'utiliser de la chimiothérapie ou de la radiothérapie qui attaquent les cellules cancéreuses mais aussi saines, on va demander aux lymphocytes de faire le travail en ne ciblant que les cellules malades », résume le Dr Léna. Le principe est relativement simple à comprendre, la mise en oeuvre est autrement plus compliquée.

    Spectaculaires résultats
    Après deux séances de perfusion d'une heure tous les 15 jours, les résultats ont été spectaculaires chez Marc. Sa tumeur cancéreuse a diminué de plus de 90% sans aucun effet secondaire notable. Ses douleurs thoraciques ont également disparu. « Marc a parfaitement répondu à ce traitement qui s'est montré très efficace sur son type de cancer. » Pas d'emballement pour le Dr Léna mais une nouvelle voie qui s'annonce pleine de promesses.

    Quant à Marc, il a pu continuer normalement son activité professionnelle et sa vie familiale. Seule contrainte: ses séances de perfusion d'une heure tous les 15 jours.

    http://www.ouest-france.fr/chu-de-r...032062049050018041033055040046060041125050052


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  10. VeraBien

    VeraBien VIB

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    Une de mes collègues est décédée il y a deux ans d'un cancer du poumon : emportée en dix mois... (en moyenne, c'est 9 mois de survie pour ce cancer, l'un des plus difficiles à soigner...). Elle avait 51 ans :(
     
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  11. farid_h

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    Ma mere est decedee du cancer du poumon SCLC l'annee derniere. A peine 2 mois apres la diagnose, 2x chimiotherapie et radiotherapie du cerveau. Ce n'est pas le cancer qui l'a directement tue, c'est la 2eme session de chimio qui a cause une sepsis. :pleurs:
     
  12. mam80

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    j'ignore combien de temps il me reste, ce n'est pas tout à fait un cancer
    en fait, on n'en sait rien
    je viens de me le faire "griller" au CYBERKNIFE de Lille

    je vais mettre mes affaires en ordre

    mam
     
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  13. MagicBus

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    Merdouille je croyais que tu allais mieux...Courage...
     
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    Oh désolé, j'ignorais. Je souhaite que l'intervention a bien marché et que tu vas aller mieux...

    Le moral joue aussi beaucoup, alors avant de mettre tes affaires en ordre, profite des beaux jours, fais-toi d'abord plaisir

    PS : ma collègue a eu un cancer à petite cellule, le plus difficile à soigner. Et il lui a hélas été diagnostiqué trop tard... (son généraliste était un naze. Elle a perdu presque un an. Donc, ne jamais hésité à aller faire des contre-diagnostics)
     
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  15. farid_h

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  16. nwidiya

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    Allah i r7am8a ou i sabarkoum...
     
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    toutes mes condoléances, farid
    :desole:

    mam
     
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  18. Taaslim

    Taaslim VIB

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    Que Dieu te guérisse .
     
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  19. Ebion

    Ebion

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    Désolé d'apprendre ça. :(
     
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  20. mam80

    mam80 Modérateur

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    Prix des nouveaux traitements du cancer : une situation insoutenable !

    Vincent Bargoin, avec Zosia Chustecka

    Auteurs et déclarations04 juin 2015

    Chicago, Etats-Unis – Le prix des anticancéreux ? Voilà des années qu’on voit se profiler le problème, en redoutant que des principes aussi fondamentaux que l’égalité d’accès aux soins ne finissent par se fracasser sur l’obstacle. Rien qui ressemble à un débat public, cependant : longtemps, le comble de l’audace est resté de l’ordre du commentaire en « off » au cours d’une interview, ou à de la petite phrase lâchée à la fin d’un exposé. Lors du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO 2015), c’est une session en bonne et due forme qui a été consacrée à la question : c’est un tournant [1].

    L’intervenant était le Dr Leonard Saltz (Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New-York), connu aux Etats-Unis pour avoir obtenu d’un laboratoire une réduction de prix d’un médicament, alors que son équipe refusait de l’utiliser au prix initialement demandé.

    Une large place a été réservée à l’essai CheckMate 067 , qui venait d’être présenté, et dont les résultats montrent un quasi quadruplement de la survie sans progression dans le mélanome métastatique grâce à la combinaison d’ipilimumab (Yervoy®, Bristol-Myers Squibb) et de nivolumab (Opdivo®, Bristol-Myers Squibb).

    Tous les commentateurs ont salué ce résultat. Et pourtant, dans un papier consacré à l’étude, l’Asco Daily News , très officiel organe du congrès, n’a pu faire autrement que de rapporter la comparaison faite peu après par le Dr Saltz pour illustrer le problème : l’ipilimumab (157,46 $ le mg) coute environ 4000 fois le prix de l’or… [2]

    Le Dr Saltz estime que cette situation « n’est pas durable », rapporte l’Asco Daily News.

    L’édition internationale de Medscape, dont les journalistes assistaient à l’intervention du Dr Saltz, apporte des précisions chiffrées.

    Pour un américain de poids moyen, soit 80 kg aujourd’hui (l’épidémie d’obésité est ici aussi facteur de majoration des coûts), à 28,78 $ le mg de nivolumab et 157,46 $ le mg d’ipilimumab,

    le coût par patient d’un traitement
    par ipilimumab dans CheckMate est de 158.282 $,
    le coût d’un traitement par nivolumab est de 103.220 $,
    et le coût de la bithérapie est de 295.566 $ (pour des survies sans progression de 2,9 mois, 6,9 mois et 11,5 mois respectivement).

    Le régime du Medicare imposant 20% des coûts à la charge du patient, c’est donc grosso modo 60 000 $ qu’un américain devrait débourser pour une telle bithérapie. On peut douter qu’une majorité d’américains puissent s’offrir ce luxe.

    Au demeurant, il est à peu près certain qu’au niveau national, les Etats6unis ne pourront pas non plus faire face à la dépense.

    Le postulat du Dr Saltz, certes maximaliste mais dont il faut en un sens espérer la réalisation, est que les immunothérapies actuellement développées dans le mélanome et le cancer du poumon, se montreront efficaces contre une grande majorité sinon toutes les tumeurs solides au stade métastatique.

    En comptant 589 430 décès chaque année par cancer aux Etats-Unis, si tous ces patients devaient recevoir la bithérapie évaluée dans CheckMate, le coût global se monterait à
    … 174 milliards de $ par an – pour les seuls médicaments, s’entend.

    Pour quelques millions de $ de plus

    Ça parait beaucoup ?
    Que nenni. Car en fait, le nivolumab et l’ipilimumab sont quasiment des médicaments de pauvres, vendus à prix sacrifiés…

    C’est avec le pembrolizumab (Keytruda®, Merck Sharp & Dohme) que le Dr Saltz est vraiment rentré dans le dur.

    Cet inhibiteur du récepteur PD-1 (comme le nivolumab) a été autorisé aux Etats-Unis fin 2014 dans le mélanome avancé. On note qu’il a reçu en février dernier un avis favorable du Committee for Medicinal Products for Human Use (CHMP) de l’EMA.

    Le mg est facturé 51,79 $.
    La dose autorisée Outre-Atlantique est de 2 mg/kg. Mais comme l’a souligné le Dr Saltz, c’est la dose de 10 mg/kg qui est maintenant évaluée dans les essais cliniques (cinq abstracts étaient présentés sur ce sujet à l’ASCO).

    Le calcul est vite fait :
    à raison de 26 doses par an, et pour un patient dont, très raisonnablement, le Dr Saltz a limité le poids à 75 kg,
    le coût annuel du traitement dépasse le million de dollars.

    On comprend que le Dr Saltz ait jugé utile de préciser la définition du terme « non durable », donnée par le dictionnaire : « impossible à maintenir dans l’avenir, en particulier sans causer de dommage ou de déplétion en ressources ».

    50% des revenus des ménages engloutis dans la santé, 100% en 2028

    Si nous poussons le paradoxe à sa limite, en 2028, c’est 100% du revenu des ménages qui passera en dépenses de santé -- Dr Leonard Saltz

    Selon une enquête de l’association « Cancer Support Community » publiée en avril dernier, un tiers des patients atteints de cancer aux Etats-Unis seraient au bord de la faillite personnelle ou familiale du fait de leur maladie.

    « Cette année, la prime d’assurance-santé pour une famille, ajoutée aux dépenses de santé non remboursées, représenteront approximativement la moitié du revenu moyen des ménages américains », a-t-il indiqué.
    « Si nous poussons le paradoxe à sa limite, en 2028, c’est 100% du revenu des ménages qui passera en dépenses de santé ».

    Si l’on considère que ce délai, 13 ans, est de l’ordre de grandeur du temps d’évolution d’un cancer, depuis les premières mutations jusqu’à la révélation clinique, on peut donc affirmer que les cancers qui commencent à apparaitre aujourd’hui ne pourront en aucun cas être pris en charge par les modalités de prise en charge qui émergent aujourd’hui… Il est donc effectivement temps de réfléchir.

    « En tant que chercheur, je suis profondément gratifié de voir comment la recherche fondamentale a été élégamment transposée en médicaments utiles, bénéficiant aujourd’hui aux patients.

    En tant que clinicien, je veux voir ces médicaments, et d’autres comme eux, disponibles pour mes patients.

    Mais en tant que personne préoccupée par l’accès de tous aux anticancéreux et la réduction des inégalités, j’ai un problème majeur : ces médicaments coûtent trop cher » a conclut le Dr Saltz.

    A 15-20 ans d’intervalle, va-t-on faire comme l’Afrique qui, à la fin des années 1990, « misérait » pour se payer les trithérapies anti-VIH ?........... C’est bien possible.

    Le rapport de force est-il encore tel aujourd’hui qu’il permettra la même heureuse issue ? Il faut l’espérer.
    Alors que l’intelligence de la recherche en biologie ouvre enfin des pistes sérieuses contre des maladies mortelles, ce serait une bien étrange ironie de ne pouvoir y accéder pour des raisons de logique financière.

    http://www.medscape.fr/voirarticle/3601533?nlid=82183_2401

    mam
     
    Dernière édition: 8 Juin 2015