Mercredi vers 10h00, le conseil de la ville de Casablanca était à moitié vide. Malgré la réunion prévue pour une première session concernant le compte administratif, la majorité nétait pas au rendez vous, et lopposition sest retrouvée encore une fois face aux mille et un problèmes quils rencontrent quotidiennement au conseil de la ville de Casablanca. «  Cest notre première réunion cette année, et elle a été annulée car le quorum nest pas atteint, le corps délibératif ne peut pas tenir la réunion. Cela sannonce bien ! Les représentants du PJD et de lUC ne sont pas venus. Les comités nont pas pu se réunir non plus. Sajid avait donné sa parole aux élus pour une gestion participative de la ville. Il a aussi dit quil serait le premier à assister à cette réunion. La promesse na pas été tenue comme dhabitude », nous révèle Aziz Moumen, un élu de lopposition du conseil de la ville. Sajid, ce boulimique La situation est identique au conseil de la ville, depuis plus dune année. « Des promesses non tenues, malversations et ingérence dans la gestion de la chose publique », enchaîne Moumen. Si tout se passe bien, et je lespère, nous tiendrons la semaine prochaine une réunion digne de ce nom. Nous voulons consulter et contrôler les grands dossiers du conseil de la ville. Nous sommes convaincus du fait quil y a des malversations inestimables au niveau du marché de gros, la justice, et au niveau de la Lydec qui nous doit quelque 54 milliards de DH.
Bref, tous ce qui appartient au conseil de la ville est la propriété délus fantômes
 », constate Moumen. Autre preuve quavance ce dernier pour justifier l« anarchie » qui règne au conseil de la ville : « Cela fait maintenant deux années que nous navons pas de compte administratif. Nous avons à maintes reprises demandé à ce quon nous donne les documents et les justificatifs des dépenses du conseil de la ville. Rien nest justifié, rien nest apte à être justifié. Il y a donc forcément malversation, et le responsable ne semble pas exprimer le moindre remord », conclut Moumen. Les problèmes se multiplient de jour en jour au Conseil de la ville de Casablanca, et même « la nouvelle nomination dAhmed Tawfik Annasiri (Union constitutionnelle, ndlr) à la tête du secrétariat général du conseil de la ville laisse à désirer », laisse entendre un élu de lopposition, ayant requis lanonymat.◆
Le Soir Echos
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