CES FAMILLES QUI N'EN SONT PAS...

Salam chers frères et sœurs,

Je ne sais pas trop où j'ai trouvé la force de continuer ni comment j'ai fais pour atteindre mon âge, malgré les embûches et les déceptions que j'ai connues et dés mon jeune âge.

Enfant, on nous inculque (ou nous impose je ne sais pas) un cadre familial qu'il faut respecter et surtout ne jamais décevoir.
En grandissant, on se rend compte qu'il y a des failles et beaucoup de contradictions mais on se forge avec le peu que l'on a, même si l'on sait bien assez tôt que l'on a déjà des carences.

Après un schéma catastrophique, on se retrouve engluée dans un destin qui nous échappe mais je crois que l'on a tous un instant de survie alors on lutte comme on peu.

Moi, je me suis retrouvée à la rue à 20ans, à errer et à essayer de survivre comme je le pouvais, entre hôtels miteux et fausses promesses.
Je l'ai ai compté les premiers euros, j'ai compté les journées sans manger mais au fond de moi, je me disais que c'était comme ça, c'est le destin des enfants sans père et qu'après tout, il y avait pire que moi...

Malgré les galères, les nuits à regarder le ciel glacé sans solution, je remercie le Ciel de ne pas avoir mal tourné.

De la famille, aucun soutien, aucune reconnaissance, nous ne sommes que des personnes qui ne portent qu'un nom commun, tout le monde se déteste, avec l'approbation de celle qui nous imposait un pseudo "cadre familial", une religion dont finalement elle semble loin...

Voilà, aujourd'hui je suis pratiquement seule au Monde, trainant avec moi un "boulet", ma grande soeur qui est toximane, dont les enfants sont placés en foyer et qui ne fait aucune effort...

Et moi, j'essaie de trouver des solutions mais souvent confrontée à un mur, dans l'indifférence générale.

Trop d'hypocrisie dans notre communauté, trop de parents défaillants, trop de parents qui parlent de religion sans en maitriser les valeurs, qui détruisent leurs enfants dés les premiéres années de leur Vie et qui nous parlent ensuite des obligations pour aller au Paradis...

Voilà, en ce dernier jour du mois d'Août, merci de m'avoir lue et bon courage à tous les gosses comme moi...
 
Retour
Haut