• En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies de suivi et de préférences

Le chauffeur de ben Laden comparaît devant le tribunal de Guantanamo

petitbijou

Casablanca d'antan
VIB
L'ancien chauffeur de Ben Laden, Salim Hamdan, comparaît lundi 21 juillet lors du premier procès d'un détenu de Guantanamo, ce centre de détention qui reste le symbole le plus marquant des excès de "la guerre contre le terrorisme" du président George W. Bush.
Avocats et journalistes vont se presser pour assister, dans une salle d'audience toute neuve, construite sur la base navale de Guantanamo (Cuba), au premier procès devant un tribunal militaire d'exception depuis la seconde guerre mondiale.
En effet en mars 2007, le seul détenu à avoir comparu devant cette juridiction, l'Australien David Hicks, avait plaidé coupable en échange d'une peine réduite à neuf mois et de son retour dans son pays.

Privations de sommeil

Salim Ahmed Hamdan, un Yéménite d'une quarantaine d'années qui a été le chauffeur et le garde du corps d'Oussama ben Laden, comparaît pour "complot" et "soutien matériel au terrorisme". Il encourt la prison à vie à l'issue d'un procès qui devrait au moins durer deux semaines.
Il est, plus généralement, accusé d'avoir suivi des entraînements dans des camps d'Al-Qaïda en Afghanistan et livré des armes et des munitions à travers le pays.
Lors de son arrestation, fin 2001 en Afghanistan, il transportait selon l'accusation deux missiles sol-air dans son coffre.
Ses avocats au contraire assurent que même s'il a servi de chauffeur au chef d'Al-Qaïda, il n'était pas impliqué dans des actions terroristes. Ils entendent de plus dénoncer pendant le procès, les conditions dans lesquelles leur client a subi des interrogatoires qui ont mené à son inculpation.
Selon des documents révélés par l'accusation, Salim Ahmed Hamdan a notamment subi des privations de sommeil, réveillé toutes les heures par ses gardiens pendant 50 jours en 2003. A la barre lors d'une audience préliminaire cette semaine, il s'est plaint de son emprisonnement à l'isolement total et d'avoir été humilié par une femme lors d'un interrogatoire.
Une des questions principales de ce procès sera de savoir si, dans ces conditions, la plupart des "preuves" à charge fournies par l'accusation sont recevables.


Nouvel Obs
 

petitbijou

Casablanca d'antan
VIB
Guantanamo - Le chauffeur de Ben Laden plaide non coupable

C'est du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale. Le premier procès d'un détenu de Guantanamo s'est ouvert lundi devant un tribunal militaire d'exception. L'accusé s'appelle Salim Hamdan, il était le chauffeur de Ben Laden. Il comparaît pour "complot" et "soutien matériel au terrorisme". A l'ouverture de son procès, Salim Hamdan a annoncé qu'il plaidait non coupable. Cette décision annule toute possibilité d'un accord entre l'accusation et la défense qui aurait suspendu la tenue du procès. L'accusé encourt la prison à vie à l'issue d'un procès qui est parti pour durer deux semaines. Concrètement, l'homme est accusé d'avoir servi Oussama Ben Laden, d'avoir suivi des entraînements dans des camps d'Al-Quaïda en Afghanistan et d'avoir livré des armes et des munitions à travers le pays. Arrêté par l'armée afghane en novembre 2001 avant d'être livré aux forces américaines, il transportait, selon l'accusation, deux missiles sol-air dans son coffre.

Son procès, cinq ans après son inculpation par George W. Bush, a failli jusqu'au dernier jour être suspendu. Il s'agit de la première procédure grandeur nature pour ces tribunaux créés au lendemain des attentats du 11 septembre pour juger des "crimes de guerre." D'abord invalidés en 2006 par la Cour suprême américaine, sur un recours des avocats de Salim Ahmed Hamdan, ces tribunaux ont été rétablis quelques mois plus tard par le Congrès. Ils sont depuis le sujet d'une série de revers qui n'ont cessé de repousser l'ouverture de ce procès et peut-être d'autres à venir. C'est seulement jeudi que le juge fédéral James Robertson a rejeté le dernier recours de ses avocats qui espéraient qu'une décision de la Cour suprême, mi-juin, ouvrant la voie de la justice civile aux détenus de Guantanamo, permettrait le report du jugement.

Déclarations obtenues sous la contrainte ?

Les avocats de la défense, qui dénoncent un procès "injuste" et "malhonnête", ont déjà annoncé qu'ils feraient appel. Pour eux, Salim Ahmed Hamdan a certes été le chauffeur de Ben Laden mais sans être impliqué dans aucun projet terroriste. Lors d'une série d'audiences préliminaires cette semaine, ils n'ont eu de cesse de rappeler que leur client avait été soumis à des violences pendant sa détention et que les charges retenues contre lui provenaient de déclarations obtenues sous la contrainte. Selon des documents révélés par la défense, Salim Ahmed Hamdan a notamment subi des privations de sommeil, réveillé toutes les heures par ses gardiens pendant 50 jours en 2003.

Il est de fait apparu cette semaine aux journalistes américains présents sur place affaibli par de fortes douleurs dans le dos et hagard. Il s'est plaint de mauvais traitements, notamment d'avoir été humilié par une femme lors d'un interrogatoire. Une des questions principales de ce procès sera de savoir si, dans ces conditions, la plupart des "preuves" fournies par l'accusation sont recevables. Par ailleurs, selon le témoignage entendu mercredi d'un ancien agent du FBI, l'accusé a fourni en Afghanistan de nombreux renseignements aux militaires dans leur recherche de Ben Laden fin 2001.

Guantanamo : le gouvernement demande au Congrès de légiférer
Le ministre américain de la Justice, Michael Mukasey, a expressément demandé au Congrès lundi de légiférer sur les modalités d'application de la décision de la Cour suprême qui a autorisé les détenus de Guantanamo à contester leur détention devant la justice civile.
"Les juges jouent un rôle important pour déterminer si un choix politique est conforme à nos lois et à notre Constitution mais ce sont nos élus qui ont la responsabilité de faire des choix politiques dans un premier temps", a dit Michael Mukasey lors d'un long discours à Washington consacré à cette décision rendue le 13 juin par la Cour suprême plus de six ans après l'ouverture du centre de détention. "Je demande expressément au Congrès de légiférer pour s'assurer que les procédures permises par la Cour suprême sont menées de manière rapide et responsable", a-t-il ajouté. "La Cour suprême a laissé de nombreuses questions sans réponse. C'est bien au Congrès et à l'exécutif d'essayer de les résoudre", a-t-il encore expliqué. "A moins que le Congrès ne légifère, une simple cour fédérale va déterminer les règles de procédure qui vont s'appliquer à plus de 200 cas actuellement en instance", a-t-il argumenté, estimant le "risque sérieux" que ça aboutisse à des "règles incohérentes" et une "incertitude considérable".




LCI
 

petitbijou

Casablanca d'antan
VIB
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/guantanamo-l-ex-chauffeur-de-ben-laden-condamne-a-cinq-ans-de/924/0/265865
Mais Salim Hamdan se retrouve dans un imbroglio juridique. Concrètement, il a déjà passé plus de six ans derrière les grilles de Guantanamo et ne devrait purger que cinq mois supplémentaires puisque le président du tribunal, l'amiral Keith Allred, avait affirmé qu'il prendrait en compte le temps écoulé depuis son inculpation en 2003, soit cinq ans et un mois. Mais le Pentagone a immédiatement précisé que dans cinq mois, il resterait détenu car "toujours considéré comme un combattant ennemi", un statut qui justifie pour les États-Unis de retenir des hommes prisonniers indéfiniment, dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme". Néanmoins, Salim Hamdan pourra "bénéficier d'un réexamen administratif" de son statut et, s'il perd sa condition de "combattant ennemi", être libéré, a reconnu le porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman.
 
Haut