Ils transportent chaque jour des dizaines de passagers chacun, et simprègnent de leurs idées. Ils ne sinquiètent pas pour la stabilité du pays, mais considèrent que le gouvernement PJD ne peut pas changer grand-chose.
Chauffeurs de taxis
Engager la conversation avec les chauffeurs de taxis est un exercice qui peut être à la fois amusant et instructif. Rien quau niveau du Grand Casablanca ce sont 8 500 petits taxis qui transportent des dizaines de milliers de passagers par jour. Ils sont une sorte de thermomètre de la société. Nous avons passé quelques journées avec eux, pour savoir ce qui les préoccupe aujourdhui. On a parlé du gouvernement actuel, des partis politiques, notamment le PJD, vainqueur des dernières élections, des jeunes daujourdhui, de la cherté de la vie dont tout le monde se plaint, du printemps arabe et ses répercussions sur notre pays, du mouvement du 20 Février, de léquipe nationale et sa déconfiture en Coupe dAfrique, sur le Maroc daujourdhui en somme.
http://www.lavieeco.com/news/societ...u-ils-pensent-du-maroc-aujourd-hui-21400.html
Chauffeurs de taxis
Engager la conversation avec les chauffeurs de taxis est un exercice qui peut être à la fois amusant et instructif. Rien quau niveau du Grand Casablanca ce sont 8 500 petits taxis qui transportent des dizaines de milliers de passagers par jour. Ils sont une sorte de thermomètre de la société. Nous avons passé quelques journées avec eux, pour savoir ce qui les préoccupe aujourdhui. On a parlé du gouvernement actuel, des partis politiques, notamment le PJD, vainqueur des dernières élections, des jeunes daujourdhui, de la cherté de la vie dont tout le monde se plaint, du printemps arabe et ses répercussions sur notre pays, du mouvement du 20 Février, de léquipe nationale et sa déconfiture en Coupe dAfrique, sur le Maroc daujourdhui en somme.
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Opinions : Si on na pas droit à une école et à un système de santé décents, le Maroc ira à sa perte
Cest surtout lécole et la santé qui révoltent les chauffeurs de taxis. Mais là, ils ne font que mettre le doigt sur deux secteurs qui vivent un malaise que tout le monde connaît. «Une école pour les riches et une autre pour les pauvres, cest injuste, on na pas connu ça à notre époque», sinsurge lun deux, quinquagénaire et père de trois enfants, qui sont toujours à lécole, mais «pas celle dite publique, son niveau est des plus bas, je les ai inscrits au privé, du moins pendant le primaire car je veux quils aient une bonne base au départ», répond-il. Sa femme travaille dans un collège, elle lui raconte des scènes «terribles» sur les élèves de nos jours. La dernière fois, à loccasion des examens normalisés de janvier dernier, raconte-t-il, «Des adolescents armés de couteaux menaçaient les surveillants qui ne les laissaient pas copier. Des femmes, sous la menace, abandonnaient les classes et se réfugiaient dans le bureau du directeur. A ce stade, il va falloir appeler la police pour assurer la surveillance aux examens. Voilà où en est lécole publique, et létat desprit des jeunes daujourdhui», se lamente-t-il. Le système de santé nest pas moins critiqué par nombre de ces chauffeurs de taxis : la gratuité des soins, dont «se gargarisent» les responsables, nest quun leurre. Cest un secteur «gangrené par la corruption et ça saggrave».