Crise des hôpitaux : "On n'a toujours pas été entendus", déplore un chef de service

Drianke

اللهم إفتح لنا أبواب الخير وأرزقنا من حيت لا نحتسب
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INVITÉ RTL - Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique à l’hôpital Robert Debré de Paris, fait partie des médecins qui se disent prêts à quitter leurs fonctions. Il alerte sur un manque de moyens criant et déplore le manque d'écoute du gouvernement.

Malgré ce mouvement contestataire, il rappelle que "l'une des particularités de (sa) profession est, évidemment, de refuser une mise en otage des patients", mais il estime que, lors de cette crise des hôpitaux qui dure depuis plusieurs mois, "nous avons été un peu entendus mais pas beaucoup". Face au malaise des soignants, le gouvernement a commencé à apporter quelques réponses et notamment le plan d'urgence de novembre dernier qui est doté de près d'un milliard et demi d'euros sur trois ans.

Toutefois, Stéphane Dauger regrette que "cela ne soit pas à la hauteur des revendications que nous avons formulées depuis le début, avec des calculs faits par les médecins mais aussi des économistes de la santé". "Il faut augmenter le financement global de la sécurité sociale et surtout de l'hôpital public pour éviter d'être endetté dès les mois de l'année suivante".

Des menaces bientôt mises à exécution

Stéphane Dauger estime qu'il faut faire très attention car "on n'est pas les seuls et cela fait plusieurs mois, voire quelques années que de nombreux médecins, toutes activités confondues, crient et lancent des signaux d'alerte importants". Si ce malaise persiste, "nous ne serons plus en mesure de soigner correctement notre population " alerte-t-il en estimant même que "nous y sommes déjà"...............

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/crise-des-hopitaux-on-n-a-toujours-pas-ete-entendus-deplore-un-chef-de-service-7799890950
 

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Menace de démission des chefs de service des hôpitaux : "On n'est pas prêts à patienter", s'irrite le professeur Stéphane Dauger

Le chef du service de réanimation pédiatrique à l'hôpital Robert-Debré fait partie des 1 000 médecins qui menacent de démissionner de leurs fonctions administratives si le gouvernement n'agit pas plus vite....


 

Drianke

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Une interne du CHU de Lille se suicide

Une cellule d’urgence médico-psychologique a été déployée à partir de mardi matin au centre hospitalier.


Une interne en stage au CHU de Lille s'est suicidée dans la nuit de lundi à mardi, à l'extérieur du CHU et de la faculté de médecine, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

« Cette jeune professionnelle a mis fin à ses jours dans la nuit de lundi à mardi », écrit le CHU de Lille dans un communiqué diffusé jeudi en interne, et apparu vendredi sur Twitter.

« Elle était prise en charge pour des problèmes de santé. Son geste nous affecte tous, en particulier ses collègues, confrères et consœurs qui l'ont accueillie à son arrivée en novembre 2019 », écrivent Frédéric Boiron, le directeur de l'établissement, Dominique Lacroix, le doyen de la faculté, et François-René Pruvot, président de la commission médicale d'établissement. « Notre communauté s'associe à la douleur de sa famille et de ses proches et se tient naturellement à leurs côtés ».

« Les équipes qui travaillaient avec elle ont été très choquées », a précisé une source au sein du CHU. Une cellule d'urgence médico-psychologique a été déployée à partir de mardi matin au centre hospitalier.

«Des conditions de travail particulièrement exigeantes»
Dans un communiqué publié vendredi, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) « rappelle l'urgence d'engager des actions concrètes afin de mettre en place des conditions de travail décentes pour les internes qui ne mettront pas en danger ni leur santé ni celle des patient(e) s ».

« Ce n'est pas la première fois malheureusement qu'on est confronté à un interne qui met fin à ses jours », a souligné Emmanuelle Lebhar, porte-parole du SNJMG, tout en précisant ne pas connaître les circonstances du drame.
« Les internes sont confrontés à des conditions de travail particulièrement exigeantes, ça peut conduire des situations d'épuisement physique et mental ».
 
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