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Enjeux

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Ancien-Membre

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La démocratie se construit et vit grâce à la mobilisation des citoyens et à leur participation.
Au-delà des débats nombreux et divers qu’a suscités la crise irakienne, c’est probablement cet aspect-là qui a été le plus saillant. De façon positive, à travers cette mobilisation immense, mondiale et notamment jeune contre la guerre, qu’on a vu se développer à travers le monde et en particulier dans les grandes démocraties. Par défaut, puisque l’absence de démocratie est une calamité qui peut mener, d’une catastrophe à l’autre, au point où des forces étrangères viennent s’immiscer dans les affaires intérieures de pays souverains.
Or, la mobilisation en faveur de la démocratie et de la participation active passe concrètement, par l’inscription sur les listes électorales, seul moyen, pour tous les citoyens, de disposer d’une voix et la faire valoir, au moment de s’exprimer pour le choix de la politique à adopter pour toutes les questions concernant la vie de la nation, ici et maintenant, à la proximité directe de son quartier, de sa commune ou de sa ville, ou sur les grandes lignes du projet sociétal que l’on veut voir adopté par l’ensemble de la nation.
Il ne s’agit pas de simples débats intellectuels sans lendemain, mais de choses et de décisions concrètes qui engagent la responsabilité de tous et qui ont des conséquences directes sur la vie de nos citoyens pour des questions aussi essentielles et vitales telles que l’éducation, la santé, la sécurité collective, le social, la jeunesse, les infrastructures, le travail, etc.
Il est donc nécessaire de s’inscrire pas seulement parce que c’est la condition sine qua non pour construire la démocratie - ce qui en soi est une chance et une perspective formidables pour consolider la stabilité, mais c’est également le moyen le plus approprié - pour tenter d’apporter des solutions aux multiples problèmes auxquels on est confrontés dans le monde difficile de notre époque.
Il est nécessaire de s’inscrire aussi et particulièrement pour les jeunes, parce qu’il y a eu cette réforme importante et cette possibilité qui a constitué pendant très longtemps une revendication des forces démocratique, à savoir la décision d’abaisser l’âge de vote à 18 ans, prise par S.M, le Roi.
Cette avancée lève la plus injuste des désespérances, à savoir celle d’être sans voix, sans citoyenneté et donc sans cette capacité de participer de manière institutionnelle aux choix qui ont une influence importante sur sa propre vie et son avenir.
Or, cette opportunité qui n’est pas née du hasard ne peut avoir de résultats et ne peut constituer une avancée pour la construction de la démocratie que si elle est concrètement utilisée par ceux-là mêmes à qui elle est destinée, à savoir les jeunes de 18 ans et plus.
Et il est d’autant plus important pour cette catégorie de citoyens de se mobiliser tout de suite, que la première concrétisation de l’acquisition de cette citoyenneté complète aura son application directe, dans quelques semaines seulement, lors des élections communales de juin prochain.
Une concrétisation de proximité qui, à travers le choix qu’ils feront en s’inscrivant et en allant voter, leur permet d’influencer le niveau de l’action publique qui est le plus proche d’eux, à savoir la commune de leur quartier ou le conseil de leur ville, qui auront l’autorité de gérer les aspects les plus concrets de la vie et les plus proches des citoyens.
L’enjeu est d’abord à ce niveau basique de la gestion locale du quartier, de la ville, du terrain de foot, de la propreté, des espaces verts, des loisirs.
Il est ensuite d’un niveau tout aussi important, mais plus global pour la gestion des questions vitales de la nation.
La démocratie n’est pas un miracle qui survient brusquement au détour d’une élection. Mais un processus peut-être long, mais qui demeure le meilleur moyen pour construire un avenir où chacun assume sa part de responsabilité.

Libération, Maroc



 
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