Islamisme Iquioussen ou la culture de la haine antijuive

Salam, Bonsoir,

Islamisme Iquioussen ou la culture de la haine antijuive

Ce dirigeant de l'Union des organisations islamiques de France diffuse un discours mensonger et haineux, émaillé de grossièretés historiques. Hassan Iquioussen est un personnage inconnu des médias et du " grand public ". Il est pourtant fort connu de milliers, de plusieurs dizaines de milliers de jeunes, d'hommes et de femmes. Ses conférences données à travers l'Hexagone rassemblent un public nombreux et attentif. Elles se diffusent en cassettes audio à des milliers d'exemplaires. À moins de se rendre à l'une de ses multiples causeries, il est très difficile de découvrir son visage. L'homme est né, il y a environ trente-cinq ans, dans le Nord-Pas-de-Calais, d'un père mineur. À l'adolescence, à la recherche de son identité, il découvre l'islam, ou du moins un islam. Il en devient militant. Après un troisième cycle universitaire en histoire, il se consacre à plein temps, avec l'UOIF, à son action auprès des jeunes issus de l'immigration. Il est souvent présenté comme un " prédicateur ". Le mot peut prêter à confusion. Hassan Iquioussen ne prêche pas une vérité religieuse à la manière des évangélistes américains. Il témoigne de la foi en " éclairant ", à la lumière du Coran et des hadith (les commentaires attribués à Mahomet), les préoccupations suscitées par les problèmes du quotidien : les rapports parents-enfants, la fondation et la vie du couple, la vie en bon voisinage... Dans son discours, nulle érudition. Iquioussen est le double populiste de Ramadan. Le langage est plus direct, se veut " jeune ", un " français des banlieues ". Le propos révèle une attention soutenue à la sensibilité de l'auditoire, à ses réactions. Avec quelques lapalissades, pas mal de simplismes, un modernisme de bon aloi qui chemine toujours vers le respect de la tradition. Hassan Iquioussen est devenu la référence de milliers de jeunes musulmans français. Dans son abondante production, qui figure à côté de celle de Tariq Ramadan au catalogue de la maison d'éditions Tawhid et qui est diffusée dans toutes les librairies islamistes, deux cassettes diffèrent de l'ordinaire : la Palestine, histoire d'une injustice et Irak, guerre et médias. Pour " éclairer " le drame du Moyen-Orient, Iquioussen remonte à la Bible : " Il y a eu beaucoup de prophètes chez les enfants d'Israël car ils oublient souvent. Ce sont des ingrats, un peuple qui a besoin d'être rappelé à l'ordre vingt-quatre heures sur vingt-quatre. " Tout y passe : Abraham, Moïse et David qui " étaient des musulmans " (des siècles et des siècles avant la révélation du Coran à Mahomet !), Nabuchodonosor et les Romains avec lesquels le conflit éclate parce que " la théorie des juifs dit qu'ils sont le Peuple élu et que Dieu a créé les êtres humains pour les servir, comme des moutons, des esclaves ". Puis vient Mahomet. À Médine, une juive tente de l'empoisonner. Dieu le protège, le sauve. N'est-ce pas la preuve recherchée qu'il est bien le prophète ? Iquioussen : " La femme s'est- elle convertie ? Non. Voyez l'entêtement. Retenez ça parce que vous allez comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Les juifs n'ont cessé, depuis ce temps, de comploter contre l'islam et les musulmans. " Au fil de la causerie viendront ainsi " le premier schisme dû à un juif yéménite converti pour détruire l'islam de l'intérieur ", puis, beaucoup plus tard, " en Turquie, la révolution des Jeunes Turcs conduits par Mustapha Kemal, un juif converti hypocritement à l'islam " toujours " pour détruire l'islam et les musulmans de l'intérieur ". Et encore, Nasser, pas un juif mais " le traître des traîtres, l'ennemi de la Palestine et de la cause arabe, un suppôt de l'Occident ". Arafat est, lui aussi, voué aux gémonies. Au fil de l'histoire, les poncifs sur les " juifs avares et usuriers " défilent. Arrive le sommet : " Les textes aujourd'hui le prouvent. Les sionistes ont été de connivence avec Hitler. Il fallait pousser les juifs d'Allemagne, de France... à quitter l'Europe pour la Palestine. Pour les obliger, il fallait leur faire du mal. " C'est avec la même rigueur que sont débusqués les fondements de " la complicité " et du " colonialisme " des Américains et des Anglais : " Ce sont des protestants et, dans la religion protestante, il y a la conviction que lorsque tous les juifs seront à nouveau en Palestine alors le messie reviendra. " Face à l'universel complot, " le seul obstacle se sont les vrais musulmans ". Au premier rang desquels Hassan Al Banna, le fondateur des Frères musulmans (eux-mêmes longuement glorifiés) et aïeul de Tariq Ramadam. Tout de suite après apparaît Faysal d'Arabie, partisan du wahhabisme, hérésie intransigeante et rigoriste qui sévit en Arabie saoudite. Dans la foulée, Iquioussen célèbre " le Hamas qui, avec sa branche armée, fait du bon boulot ". Tout au long des quarante-cinq minutes de cet exposé, comme au cours de celui, plus court, consacré à l'Irak et où les mêmes " thèses " reviennent, l'auditoire est invité à s'identifier à la cause palestinienne ainsi présentée. L'exposé sur l'Irak se conclut par un appel aux journées organisées par l'UOIF au Bourget en mai 2003, celles-là mêmes où Nicolas Sarkozy a crû bon de se rendre. Une question. Le contenu de ces cassettes, diffusées de façon massive et au grand jour, ne peut être ignoré des pouvoirs publics, du gouvernement. À quoi tient le silence de plomb sur le racisme, " l'antisémitisme des banlieues " et la culture de la haine que répandent Iquioussen et sa maison d'éditions et que couvre, pour le moins, l'UOIF ?

Marc Blachère

http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-01-17/2004-01-17 -386356

salam
 
Salam, Bonjour, :)

Entretien avec Hassan :


Particulièrement influent auprès des jeunes, le conférencier Hassan Iquioussen évoque à travers cet entretien les prochaines journées de mobilisation contre la loi anti-voile.


Vous êtes un conférencier particulièrement apprécié d'une partie du public composé notamment de jeunes musulmans. Que pensez-vous de toutes les manifestations qui ont eu lieu et qui vont avoir lieu encore après la loi ?


Les musulmans doivent avoir ce réflexe républicain de manifester leur désapprobation, dès lors que des lois ou des prises de positions émanant de politiques ou d'intellectuels vont à l'encontre des principes républicains. Il est malheureux que les musulmans ne réagissent que lorsqu'ils sont mis au pied du mur, agissant ainsi par moment dans l'excitation. Ils doivent s'exprimer continuellement et non pas uniquement durant les moments de crise. Les manifestations vont se multiplier avant et après la loi. Il faut continuer jusqu'à ce qu'elle soit abolie. Cette situation prouve que cette communauté ne pourra plus être considérée comme une communauté immature. Elle sait que le seul moyen d'être reconnue est de faire usage de ses droits et devoirs de citoyens. Donc que les manifestations se multiplient et qu'elles ne s'arrêtent surtout pas jusqu'à ce que cette loi injuste soit abrogée.


J'appelle particulièrement toutes les personnes à participer au rassemblement devant l'Assemblée Nationale le 4 février pour montrer aux responsables politiques que la société française proteste contre cette loi. C'est une manifestation symbolique qui démontrera combien les gens sont solidaires devant cette injustice. Donc, tous à l'Assemblée Nationale le 4 février, c'est un devoir pour chacun de nous.


Ces manifestations sont organisées avec des partenaires non-musulmans. Cela signifie-t-il que la communauté musulmane n'est plus considérée comme une minorité, mais qu'elle est désormais partie intégrante du corps social ?


La communauté n'a jamais été une minorité. Elle fait partie du corps social, même si certains cherchent à faire croire le contraire. La communauté musulmane a toujours été intégrée et présente à tous les niveaux, mais peut-être pas toujours dans tous les domaines. Le partenariat engagé pour certaines manifestations est légitime et naturel. Il est le reflet de cette maturité de la part des musulmans mais aussi de l'ouverture des citoyens de toute autre confession qui se solidarisent avec les musulmans face à cette injustice. Donc le partenariat, le dialogue et l'engagement citoyen tous horizons confondus sont nécessaires, obligatoires. Il ne peut pas y avoir d'ailleurs d'autre engagement efficace que celui-ci.


Au-delà du droit à porter le foulard, c'est aussi le combat pour une école libre, pour une école indépendante, où la laïcité permet à tout élève, quelle que soit sa confession, d'évoluer intellectuellement, de se sociabiliser, et de vivre avec la communauté nationale. Il est malheureux de voir qu'il existe des dissidences de la part de certains groupes et associations (musulmans ou non) qui considèrent encore que c'est une affaire de musulmans et qu'elle ne les concerne pas ou qu'elle ne concerne qu'eux. C'est malheureux car si les citoyens musulmans perdent leurs droits et que rien ne se passe, d'autres perdront aussi leurs droits. Donc la solidarité est plus que jamais à l'ordre du jour .


Vous affirmez qu'au-delà des manifestations ponctuelles, il est impératif d'inscrire le combat dans la durée.


Il faut des manifestations quotidiennes sur nos lieux de travail, dans la rue. Nous devons dialoguer et organiser des partenariats. Il convient de ne pas baisser les bras. On a tendance à nous essouffler après nous être investis alors qu'une longue bataille s'annonce. Il faut absolument voir les choses à long terme et ne pas être dans la réaction et l'excitation qui n'apporteront pas de résultats concrets. Donc manifester avec intelligence, durer dans le temps, ensemble, tous les jours afin que les choses changent et évoluent car nous allons vers des lendemains sombres. On voit des affiches racistes qui ne cessent de poindre. On fait peur aux citoyens français en laissant croire que la France est en danger en raison de la présence des musulmans et de l'islam. C'est catastrophique d'en arriver à fustiger et calomnier une communauté dans un silence effrayant. C'est le début de la fin des principes républicains.


Vous sillonnez régulièrement la France à travers vos conférences. Dans quel état d'esprit se trouvent les citoyens français de confession musulmane. Adoptent-ils une attitude de victimisation ou sont-ils plutôt dans une démarche citoyenne combative ?



Certains musulmans sont encore dans une position de victimisation et rejettent la faute sur les autres. Mais de manière générale, on note une évolution très positive. Les musulmans de culture française font preuve de clairvoyance en agissant de manière citoyenne. Ils ont une démarche constructive et font bouger les choses. Ça va de mieux en mieux et ça fait plaisir de voir des collectifs qui se créent pour aller vers la défense des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le discours a énormément évolué car il se veut plus citoyen. Il ne met plus seulement en avant l'intérêt purement communautaire mais plutôt l'intérêt national. C'est une grande avancée. Ce qui prouve que nos problèmes sont les mêmes que ceux de nos concitoyens.


Si la loi « anti-voile » est votée. Que conseilleriez-vous à toutes ces filles voilées : doivent-elles privilégier leur scolarité ou leurs convictions ?


Il n'y a pas de contradictions entre porter un voile, s'éduquer et accéder au savoir. La contradiction réside au niveau de ceux qui veulent voter cette loi, pas chez ces jeunes filles. Il faut rester soi-même, en étant attaché à ses convictions et se battre. C'est une loi injuste ! Il faut tout faire pour l'abroger dans les règles de l'art républicain. Si on cède sur cette question, demain, on nous demandera de céder sur des questions plus fondamentales. Aujourd'hui, on nous impose cette loi, elle est symptomatique d'un mal qui ronge le pays. On constate que la France va mal. Elle est en danger de mort républicaine. La République est pour la liberté, la laïcité, la tolérance. Il faut arrêter de nous faire croire que la France va mal à cause de l'islam. On crée une hystérie de toutes parts. Les musulmans ne doivent pas cesser de se battre avec leurs concitoyens non-musulmans pour mettre en valeur les idéaux républicains.


Salam :)
 
salam aleykoum,

moi,personnellement,je trouve Hassan I. trés interessant!En effet,il parle comme nous les jeunes nés en france!Il est clair dans ses propos et illustre toujours ces conférences d'histoires vrais qui lui sont propres ou qui l'entourent!
et pour les petits,ces propos sont plus facile à comprendre que celles de Tarek R.
Car il y a un moment maintenant je ne comprenais pas les termes de Tarek R. mais aujourd'hui elhamdouliAllah,je les comprends bien et je les trouve trés interessantes! :) (en fait il faut avoir un certains niveau pour le comprendre,alors que Hassan utilise des termes facile à comprendre)

voilà mon point de vue!

wa salam! :)
 
tinky a écrit :
Salam, Bonsoir,

Islamisme Iquioussen ou la culture de la haine antijuive

Ce dirigeant de l'Union des organisations islamiques de France diffuse un discours mensonger et haineux, émaillé de grossièretés historiques. Hassan Iquioussen est un personnage inconnu des médias et du " grand public ". Il est pourtant fort connu de milliers, de plusieurs dizaines de milliers de jeunes, d'hommes et de femmes. Ses conférences données à travers l'Hexagone rassemblent un public nombreux et attentif. Elles se diffusent en cassettes audio à des milliers d'exemplaires. À moins de se rendre à l'une de ses multiples causeries, il est très difficile de découvrir son visage. L'homme est né, il y a environ trente-cinq ans, dans le Nord-Pas-de-Calais, d'un père mineur. À l'adolescence, à la recherche de son identité, il découvre l'islam, ou du moins un islam. Il en devient militant. Après un troisième cycle universitaire en histoire, il se consacre à plein temps, avec l'UOIF, à son action auprès des jeunes issus de l'immigration. Il est souvent présenté comme un " prédicateur ". Le mot peut prêter à confusion. Hassan Iquioussen ne prêche pas une vérité religieuse à la manière des évangélistes américains. Il témoigne de la foi en " éclairant ", à la lumière du Coran et des hadith (les commentaires attribués à Mahomet), les préoccupations suscitées par les problèmes du quotidien : les rapports parents-enfants, la fondation et la vie du couple, la vie en bon voisinage... Dans son discours, nulle érudition. Iquioussen est le double populiste de Ramadan. Le langage est plus direct, se veut " jeune ", un " français des banlieues ". Le propos révèle une attention soutenue à la sensibilité de l'auditoire, à ses réactions. Avec quelques lapalissades, pas mal de simplismes, un modernisme de bon aloi qui chemine toujours vers le respect de la tradition. Hassan Iquioussen est devenu la référence de milliers de jeunes musulmans français. Dans son abondante production, qui figure à côté de celle de Tariq Ramadan au catalogue de la maison d'éditions Tawhid et qui est diffusée dans toutes les librairies islamistes, deux cassettes diffèrent de l'ordinaire : la Palestine, histoire d'une injustice et Irak, guerre et médias. Pour " éclairer " le drame du Moyen-Orient, Iquioussen remonte à la Bible : " Il y a eu beaucoup de prophètes chez les enfants d'Israël car ils oublient souvent. Ce sont des ingrats, un peuple qui a besoin d'être rappelé à l'ordre vingt-quatre heures sur vingt-quatre. " Tout y passe : Abraham, Moïse et David qui " étaient des musulmans " (des siècles et des siècles avant la révélation du Coran à Mahomet !), Nabuchodonosor et les Romains avec lesquels le conflit éclate parce que " la théorie des juifs dit qu'ils sont le Peuple élu et que Dieu a créé les êtres humains pour les servir, comme des moutons, des esclaves ". Puis vient Mahomet. À Médine, une juive tente de l'empoisonner. Dieu le protège, le sauve. N'est-ce pas la preuve recherchée qu'il est bien le prophète ? Iquioussen : " La femme s'est- elle convertie ? Non. Voyez l'entêtement. Retenez ça parce que vous allez comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Les juifs n'ont cessé, depuis ce temps, de comploter contre l'islam et les musulmans. " Au fil de la causerie viendront ainsi " le premier schisme dû à un juif yéménite converti pour détruire l'islam de l'intérieur ", puis, beaucoup plus tard, " en Turquie, la révolution des Jeunes Turcs conduits par Mustapha Kemal, un juif converti hypocritement à l'islam " toujours " pour détruire l'islam et les musulmans de l'intérieur ". Et encore, Nasser, pas un juif mais " le traître des traîtres, l'ennemi de la Palestine et de la cause arabe, un suppôt de l'Occident ". Arafat est, lui aussi, voué aux gémonies. Au fil de l'histoire, les poncifs sur les " juifs avares et usuriers " défilent. Arrive le sommet : " Les textes aujourd'hui le prouvent. Les sionistes ont été de connivence avec Hitler. Il fallait pousser les juifs d'Allemagne, de France... à quitter l'Europe pour la Palestine. Pour les obliger, il fallait leur faire du mal. " C'est avec la même rigueur que sont débusqués les fondements de " la complicité " et du " colonialisme " des Américains et des Anglais : " Ce sont des protestants et, dans la religion protestante, il y a la conviction que lorsque tous les juifs seront à nouveau en Palestine alors le messie reviendra. " Face à l'universel complot, " le seul obstacle se sont les vrais musulmans ". Au premier rang desquels Hassan Al Banna, le fondateur des Frères musulmans (eux-mêmes longuement glorifiés) et aïeul de Tariq Ramadam. Tout de suite après apparaît Faysal d'Arabie, partisan du wahhabisme, hérésie intransigeante et rigoriste qui sévit en Arabie saoudite. Dans la foulée, Iquioussen célèbre " le Hamas qui, avec sa branche armée, fait du bon boulot ". Tout au long des quarante-cinq minutes de cet exposé, comme au cours de celui, plus court, consacré à l'Irak et où les mêmes " thèses " reviennent, l'auditoire est invité à s'identifier à la cause palestinienne ainsi présentée. L'exposé sur l'Irak se conclut par un appel aux journées organisées par l'UOIF au Bourget en mai 2003, celles-là mêmes où Nicolas Sarkozy a crû bon de se rendre. Une question. Le contenu de ces cassettes, diffusées de façon massive et au grand jour, ne peut être ignoré des pouvoirs publics, du gouvernement. À quoi tient le silence de plomb sur le racisme, " l'antisémitisme des banlieues " et la culture de la haine que répandent Iquioussen et sa maison d'éditions et que couvre, pour le moins, l'UOIF ?

Marc Blachère

http://www.humanite.presse.fr/journal/2004-01-17/2004-01-17 -386356

salam

Ramadan s'en va, il faut trouver un autre bouc émissaire :)
 
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