Rabat.- Dans « LEtat de droit » dont nous serions les bénéficiaires, une démocratie chantée par Khalid Naciri, lex communiste devenu porte-parole du gouvernement, le ministère de lintérieur peut interdire à un citoyen marocain de manifester. Et il peut le faire même par écrit.
Lhomme daffaires, et généreux mécène, Karim Tazi, vient den faire les frais. Ce dernier a fait publier sur sa page Facebook un document administratif (voir ci-haut) inouï. Daté du 19 mai, et émis par le wali du grand Casablanca, ce document lui intime lordre de ne pas manifester sur la vie publique le dimanche 22 mai. Par la même occasion, il le menace de poursuites judiciaires.
Cest ce quon appelle une interdiction en amont digne de lépoque stalinienne des ex amis soviétiques de Khalid Naciri.
Tout en nous solidarisant avec M. Tazi contre cette outrageante interdiction makhzenienne, qui nous rappelle combien le chemin est long avant que nous puissions accéder un jour à une démocratie dirigée par des personnes issues des urnes et non par héritage, cette affaire est tout de même significative.
En homme daffaires avisé et soucieux de ses intérêts, Karim Tazi sest exécuté et est parti en villégiature en France pour quon ne le soupçonne pas dêtre lié de près ou de loin à la manifestation du 22 mai. Alors quun militant, un vrai, aurait bravé cette interdiction, ce diktat honteux et illégal, et serait sorti dans la rue pour exiger « Liberté!« .
Mais cest vrai que généralement les vrais militants sont fauchés et nont rien à perdre. Ce qui nest pas le cas du patron de Richbond.
A.G.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=4667
Lhomme daffaires, et généreux mécène, Karim Tazi, vient den faire les frais. Ce dernier a fait publier sur sa page Facebook un document administratif (voir ci-haut) inouï. Daté du 19 mai, et émis par le wali du grand Casablanca, ce document lui intime lordre de ne pas manifester sur la vie publique le dimanche 22 mai. Par la même occasion, il le menace de poursuites judiciaires.
Cest ce quon appelle une interdiction en amont digne de lépoque stalinienne des ex amis soviétiques de Khalid Naciri.
Tout en nous solidarisant avec M. Tazi contre cette outrageante interdiction makhzenienne, qui nous rappelle combien le chemin est long avant que nous puissions accéder un jour à une démocratie dirigée par des personnes issues des urnes et non par héritage, cette affaire est tout de même significative.
En homme daffaires avisé et soucieux de ses intérêts, Karim Tazi sest exécuté et est parti en villégiature en France pour quon ne le soupçonne pas dêtre lié de près ou de loin à la manifestation du 22 mai. Alors quun militant, un vrai, aurait bravé cette interdiction, ce diktat honteux et illégal, et serait sorti dans la rue pour exiger « Liberté!« .
Mais cest vrai que généralement les vrais militants sont fauchés et nont rien à perdre. Ce qui nest pas le cas du patron de Richbond.
A.G.
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