Lettre émouvante de Charlotte de Corday à son père

Celle qui a tué l'un des chefs des déach de l'époque, le très sanguinaire marat, était une très jeune catho dont l'ancetre était le poète corneille. Elle écrivit cette lettre à son papa avant sa mise à mort par le tribunal terroriste :
« Pardonnez-moi, mon cher papa, d’avoir disposé de mon existence sans votre permission. J’ai vengé bien d’innocentes victimes, j’ai prévenu bien d’autres désastres. Le peuple, un jour désabusé, se réjouira d’être délivré d’un tyran. Si j’ai cherché à vous persuader que je passais en Angleterre, c’est que j’espérais garder l’incognito, mais j’en ai reconnu l’impossibilité. J’espère que vous ne serez point tourmenté. En tout cas, je crois que vous auriez des défenseurs à Caen. J’ai pris pour défenseur Gustave Doulcet : un tel attentat ne permet nulle défense, c’est pour la forme. Adieu, mon cher papa, je vous prie de m’oublier, ou plutôt de vous réjouir de mon sort, la cause en est belle. J’embrasse ma sœur que j’aime de tout mon cœur, ainsi que tous mes parents. N’oubliez pas ce vers de Corneille :
Le Crime fait la honte, et non pas l’échafaud !
C’est demain à huit heures, qu’on me juge. Ce 16 juillet. »
 
L'Histoire (H) ne s'est pas faite dans la joie et le bonheur. L'être humain est ainsi fait. Quelle que soit la région du globe, des exactions ont toujours parsemé les siècles.
L'homme passe son temps a massacrer son voisin et trouve toujours de bonnes raisons pour ce faire.
Je ne sais pas si des jeunes filles ont eu le temps d'écrire une lettre émouvante à leur papa lorsque la secte wahhabi a déferlé sur at-Ta'if et massacré toute la population.......sans jugement.
As-Sayyid Ach-Chaykh AHmad bin As-Sayyid Zaynî DaHlân, le moufti des chafi`iyy à la sainte Mecque a relaté cette histoire dans son livre 'Oumarâ'ou l-Baladi l-Harâm. (p 297/298)

«Lorsqu'ils entrèrent dans AT-Ta'if, ils se livrèrent à une tuerie générale, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s'y réfugiaient et les tuaient.
Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour'ân et les tuèrent du premier au dernier.
Ils tuèrent l'homme dans la mosquée alors qu'il était dans l'inclination ou dans la prosternation jusqu'à l'extermination de tout ce monde.
Il ne resta des gens de Ta'if (c'est-à-dire des combattants de cette ville) qu'un groupe d'un peu plus de 20 personnes. Ils se réfugièrent dans la maison des Al-Fitniyy, ils la barricadèrent et la protégèrent des tirs de balles pour qu'elles ne les atteignent pas. Il restait aussi un autre groupe à la maison des Al-Fa`r, composé de 270 combattants ; ils les combattirent toute la journée et les occupèrent par leur résistance, et ceci continua le deuxième et troisième jour.
Ibnou chakbân comprit qu'il ne pourrait les atteindre que par le complot et la ruse. Il leur envoya une lettre leur garantissant la paix dans laquelle il leur dit: "Vous avez la parole de Ibnou chakbân et `Outhmân"; ils leur prêtèrent ainsi serment et dès-lors, les résistants arrêtèrent le combat. Ils firent venir à eux un groupe pour récupérer les armes et leur dirent : "Les associateurs à la divinité n'ont pas le droit de porter les armes", et là ils leur demandèrent de sortir devant leur émir. Lorsque les résistants furent placés face à lui, il ordonna qu'on les tue tous.
C'est ainsi qu'ils furent martyrs. L'endroit où ils furent tués s'appelle "douqaqou l-lawz".

Il y avait aussi un groupe de résistants dispersés dans le quartier dit des `Içâ, composé d'environ 50 combattants ; ils étaient derrière des barricades et tiraient dans leur direction, là aussi les wahhabites réussirent à les faire sortir par des garanties de paix, de sauvegarde des âmes, de liberté etc... mais ils les conduisirent jusqu'à la vallée "wajj" et les y laissèrent dans le froid et la neige, complètement .
Ils rassemblèrent dans cet état les hommes et les femmes, et ainsi les femmes pudiques habituées aux chambres protégées se trouvèrent dans une situation pitoyable.
Treize jours plus tard ils leur donnèrent l'assurance qu'ils pourraient revenir en ville, et c'est seulement là que les wahhabites commencèrent à distribuer aux pauvres de petites poignées d'orge de façon humiliantes.
Chaque jour, les bédouins entraient dans la ville de Ta'if et s'accaparaient des biens. Ils pillaient l'or et l'argent, les biens commerciaux, les biens mobiliers, etc. Ils se jetaient sur les richesses comme les papillons autour du feu, et les biens dans leur campement étaient devenus comme des montagnes.
Ils prirent tout sauf les livres qu'ils éparpillèrent sur les places publiques, les rues et les marchés où le vent les faisait voler.
Parmi ces livres, il y avait des exemplaires du Qour'ân, des exemplaires de parties du Qour'ân en plusieurs milliers, des exemplaires de Al-Boukhâriyy, de Mouslim et d'autres livres de Hadîth, de fiqh, de grammaire et d'autres sciences religieuses.
Les livres restèrent ainsi dans les rues pendant des jours où ils les piétinèrent sans que personne ne put en retirer un seul papier.

Simple exemple.

Soyons positif et pour le mu'min, il reste la du'a pour espérer changer le cœur de l'homme.
 
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