Le littoral Algérois en proie aux jeunes délinquants qui s'autoproclame gardien

A El Marsa, un lieu de villégiature sur le front de mer, récemment aménagé par les autorités locales, est devenu, en ce début de la saison estivale, un lieu de non-droit.

En effet, les familles qui viennent se détendre dans cette portion du littoral sont rackettées par des jeunes qui ont fait les abords de la grève une propriété privée. Pis encore, les visiteurs, qui ne veulent pas se soumettre à leur volonté sont tout simplement agressés. De paisibles pères de famille ont été brutalisés par ces jeunes délinquants, devant leurs enfants.

Des jeunes filles, qui avaient l’habitude de faire du jogging dans les terrains de sport aménagés à cet effet, se font harceler par ces jeunes gardiens autoproclamés. Les automobilistes qui viennent de la cité La Carrière ou du centre-ville d’El Marsa, en empruntant l’axe routier du littoral, se font intimider par ces gardiens, qui, de prime à bord, les orientent vers les places de stationnement.

Ces jeunes, à la mine défaite et aux allures inquiétantes, n’hésitent pas à brandir des gourdins face aux automobilistes les plus récalcitrants. «Ce qui se passe dans cette partie du littoral algérois est inadmissible. Ces jeunes gardiens de places de stationnement font la loi. Ceux qui osent s’opposer à leur diktat se retrouve à l’hôpital», déplore un habitué des lieux.

Pour asseoir leur hégémonie sur les autres groupes de jeunes qui veulent aussi exploiter les aires de stationnement, ces jeunes font régner la terreur. Des bagarres à coups de sabre éclatent entre eux. «Les bagarres entre jeunes gardiens rivaux font peser un climat d’insécurité. Les familles préfèrent quitter les lieux, car ces rixes sont suivies par des insanités qui fusent de partout», confie-t-il.

Et de conclure : «Les services de sécurité sont appelés à faire leur travail, à savoir interdire ces pratique de racket. Pourtant, le commissariat de police n’est pas loin. Il se trouve à une cinquantaine de mètre seulement.»

 
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