la loi sur le port des signes religieux à l'école

L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de loi prohibant le port "ostensible" de signes religieux à l'école publique, par 494 voix contre 36 et 31 abstentions, grâce à un vote positif de l'UMP et du PS.
Le texte doit être examiné par le Sénat à partir du 2 mars.
A une très large majorité, les députés UMP ont voté en faveur de la loi, comme l'avait annoncé leur président de groupe Jacques Barrot, de même que les députés socialistes.
"C'est une loi de clarification (...) une loi d'apaisement", a fait valoir M. Barrot en ajoutant que ce texte posait "des limites au prosélytisme en permettant l'affirmation discrète de l'appartenance religieuse".
"Bien ciblée sur l'espace scolaire, cette loi tend, a-t-il dit, à en faire un espace de paix permettant de faire vivre cette valeur essentielle qu'est le respect de l'autre".
Pour les socialistes, l'ancien ministre de l'Agriculture Jean Glavany a expliqué que cette loi était "devenue nécessaire" du fait des difficultés rencontrées par la communauté éducative qui, a-t-il dit, "a lancé" aux députés "un appel à l'aide très pressant".
"C'est parce que cette loi est nécessaire que les socialistes ont abordé ce débat dans un esprit responsable et constructif", a poursuivi M. Glavany, en estimant qu'elle était "émancipatrice et protectrice pour toutes les femmes".




 
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