Lourd impact des sanctions américaines sur la vie quotidienne des juges de la CPI: Israel remercie Trump pour cette inversion des valeurs

  • Initiateur de la discussion Initiateur de la discussion Quovadis
  • Date de début Date de début

L’impact des sanctions américaines sur la vie quotidienne des juges de la CPI: “Renvoyé dans les années 1990”.​

Israel remercie Trump pour cette inversion des valeurs universelles​

Allié indéfectible d’Israël, Donald Trump a imposé par décret présidentiel des sanctions contre les juges de la Cour pénale internationale (CPI) pour condamner les mandats d’arrêt adressés par la juridiction à l’encontre de Benjamin Netanyahu.

L’un des juges, le Français Nicolas Guillou, a détaillé au journal Le Monde l’impact considérable de ces mesures sur sa vie quotidienne.

En novembre 2024, en plein conflit entre Israël et Gaza, la Cour pénale internationale a émis deux mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien et son ministre de la Défense d’alors, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crime contre l’humanité dans la bande de Gaza, mais aussi contre le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif.

Joe Biden, toujours président en exercice à ce moment, avait vivement condamné l’initiative de la CPI, la jugeant “scandaleuse”. Donald Trump n’était pas encore arrivé au pouvoir. Dès sa prise de fonction, il imposera de lourdes sanctions aux juges de la cour, concrétisées dans un décret présidentiel signé en février 2025.

Au total, six juges et trois procureurs de la CPI, dont le procureur général, Karim Khan, sont visés par ces sanctions américaines.

Amazon, Airbnb, Paypal...

Le juge français Nicolas Guillou est l’un d’entre eux et a évoqué auprès du Monde l’impact dévastateur de ces sanctions sur les moindres détails de sa vie quotidienne. Ces mesures interdisent en réalité “tout individu ou toute entreprise (américaine), ainsi que leurs filiales à l’étranger, de lui fournir des services”, décrit-il. Et vu le nombre d’entreprises américaines actives à l’échelle globale, telles qu’Amazon, Airbnb, Paypal et consorts, le pouvoir de nuisance de la décision de Washington s’avère colossal pour les principaux concernés:

“Être sous sanctions, c’est être renvoyés dans les années 1990”, confie Nicolas Guillou. Et pour cause, le commerce en ligne lui est interdit, tout comme une simple réservation sur une plateforme américaine.


Visa, Mastercard, American Express...​

S’ajoute à cela, un bannissement encore plus contraignant: un quasi interdit bancaire mondial. En effet, tous les systèmes de paiement, ou presque, sont... américains: Visa, Mastercard, American Express.

“Du jour au lendemain, on se retrouve sans carte bancaire”, raconte-t-il. Certaines banques non américaines ferment d’ailleurs aussi les comptes des personnes sanctionnées.

Enfin, “toute transaction effectuée avec une personne physique ou morale américaine, ou qui se fait en dollars ou par une monnaie qui utilise le dollar pour la conversion, est interdite”, complète-t-il.

Près de 15.000 personnes figurent sur la liste noire des États-Unis. Pour la plupart, des membres d’organisations terroristes (Al-Qaïda, EI...) ou de grands groupes criminels mafieux et des dirigeants de régimes dictatoriaux, rappelle Le Monde.

Et parmi eux, neuf magistrats de la Cour pénale internationale...


.
 
Dernière édition:
Retour
Haut