"On l'a laissée mourir dans l'indifférence", témoigne le fils de Sylviane, morte dans la rue après avoir été expulsée

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Sylviane, 66 ans, est morte dimanche après avoir fait un malaise cardiaque dans la rue à Quimiac (Loire-Atlantique). Expulsée de son logement à Piriac-sur-Mer en juillet, elle dormait dans sa voiture avec son mari. Leur demande de logement social n'avait pas abouti, ce que dénonce leur fils.​


C'est un homme en détresse qui témoigne, quelques jours après avoir perdu sa mère. "C'était une maman dévouée à sa famille. J'ai perdu ma maman juste avant les fêtes. Le samedi, on préparait les listes de cadeaux de Noël avec mes enfants et le dimanche, je suis devant les toilettes publiques en train de la voir se faire réanimer", raconte, en pleurs, Maximilian Police. Sa maman, Sylviane, 66 ans, a fait un malaise cardiaque devant des toilettes publiques à Quimiac (Loire-Atlantique), ce dimanche 23 novembre. Elle n'a pas pu être réanimée et elle est morte à l'hôpital de Saint-Nazaire. Cette femme venait de passer six jours, dans le froid, à dormir dans sa voiture avec son mari. "On l'a laissée mourir dans l'indifférence, dans la rue."

Des demandes de logement restées vaines​

Le couple a été expulsé à la mi-juillet de sa maison à Piriac-sur-Mer, après un impayé de loyer. Il demandait un logement social depuis 2020 et avait formulé une demande d'hébergement d'urgence au courant de l'été 2025. Les demandes n'ont pas abouti. "Que ce soit les institutions publiques ou privées, il n'y a rien qui a été fait pour éviter ce qu'il s'est passé", s'insurge Maximilian Police. Lui n'a pu héberger ses parents que quelque temps, car il vit lui-même chez des proches avec sa compagne et leurs deux enfants. Sylviane et son conjoint ont alterné entre les nuits à l'hôtel et au camping avant de finir dans leur voiture.

Le Département de Loire-Atlantique précise, de son côté, avoir accompagné ce couple dans ses démarches de demande de logement social, depuis 2023. "Malgré l’accompagnement social dans les démarches administratives et l’activation de plusieurs dispositifs (dépôt d’une demande de logement social, démarche DALO engagée, orientation vers le 115, recherche de solutions temporaires), l’accès à un logement dans le secteur souhaité est resté sans solution pérenne", écrit le Département à ici Loire Océan. Sylviane et son mari ne voulaient pas aller à Nantes ou Saint-Nazaire. Ils voulaient rester dans le secteur de Piriac-sur-Mer, Mesquer ou La Turballe parce qu'ils y étaient suivis pour des affections longue durée.

Une demande de logement social qui n'a pas abouti​

Le fils de Sylviane, en colère, témoigne avec l'espoir que l'histoire de sa maman permette d'éviter d'autres drames similaires. Maximilian Police en veut à la mairie de Piriac-sur-Mer, "il y a un manquement clairement des autorités compétentes qui auraient pu éviter que cette situation se produise".

Réponse de la maire de Piriac-sur-Mer : "Je comprends tout à fait sa détresse. Moi-même, je suis un peu effarée de la situation". Emmanuelle Dacheux le rappelle : ce n'est pas la mairie qui attribue les logements sociaux. Elle précise que l'assistante sociale de la commune a fait son maximum pour accompagner et aider ce couple pour ses démarches administratives."Il n'y a pas eu d'erreur de notre service. Il les a accompagnés, administrativement, il les a aidés à remplir les papiers. Il a contacté toutes les communes voisines pour savoir s'il y avait un logement d'urgence. Il n'y en avait pas de disponible."

L'élue explique que le couple ne rentrait pas dans les critères pour obtenir un logement social. Argument que réfute le fils de Sylviane. L'élue précise ne pas avoir su que cette femme et son mari dormaient dans leur voiture. Après la mort de Sylviane, la mairie a trouvé une solution d'hébergement temporaire pour son mari. Le seul logement d'urgence de Piriac-sur-Mer étant déjà occupé, le retraité dort dans un logement saisonnier, une chambre avec un chauffage d'appoint et un point d'eau.

Des tensions importantes dans les demandes de logements sociaux​

L'histoire de Sylviane illustre un phénomène plus large : les tensions importantes dans les demandes de logements sociaux. Le secteur de Piriac-sur-Mer étant particulièrement concerné. Au 31 décembre 2024, 49 personnes étaient en demande d'un logement social dans la commune, pour seulement deux attributions effectuées au cours de l'année. À l'échelle du département de la Loire-Atlantique, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 58.434 demandeurs au 31 décembre 2024, pour 7.886 logements attribués au cours de l'année. Soit une attribution pour 7,4 demandes.


 
J'ai une seule question :

Pkoi ce fils n a pas pris ses parents chez lui ??????

C'est choquant

Jamais de ma vie je ne laisse ma mère dormir ds sa voiture dehors

Oui ok ils auraient dû avoir un logement, mais en attendant ??????

Édit : je viens de voir que déjà le fils est logé chez des gens
Mais cette dame elle avait une fille aussi ...

Et qd bien même , la famille plus large ,les amis ...
C'est dingue que ds nos sociétés on arrive a ça
 
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