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Onu: le chef de la minurso accusé d’agressions sexuelles répétées

Drianke

اللهم إفتح لنا أبواب الخير وأرزقنا من حيت لا نحتسب
Contributeur
Un #MeToo en perspective à l’ONU ? Inner City Press, site spécialisé des arcanes onusiennes a fait état de graves allégations de harcèlement sexuel mettant en cause Colin Stewart, représentant spécial du SG de l’ONU pour le Sahara et chef de la Minurso, lequel aurait bénéficié de la protection du cabinet d’Antonio Guterres pour étouffer le scandale à la veille du renouvellement de son mandat…

« Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, affirme qu’il a une politique de tolérance zéro en matière de harcèlement sexuel, mais continue de récompenser les fonctionnaires de l’ONU qui sont accusés de harcèlement », a lancé Inner City Press, le site spécialisé des coulisses des Nations Unies animé par le journaliste polémiste Matthew Russell Lee.

Et pour contredire Guterres, celui-ci commence par rappeler le cas du Chilien Fabrizio Hochschild Drummond, promu au poste de Conseiller spécial du Secrétaire général chargé des préparatifs pour la commémoration du 75ème anniversaire des Nations Unies, alors qu’il est accusé d’avoir commis un acte de harcèlement sexuel dans son propre bureau du 38ème étage…


Matthew Russell Lee ajoute ensuite à ce premier cas, celui du Canadien Colin Stewart, 58 ans, le représentant spécial de Guterres au Sahara et chef de la Minurso, lui aussi, selon la même source, accusé de harcèlements sexuels répétés et pourtant « couvert par Antonio Guterres », alors qu’il est sur le point « de bénéficier d’un renouvellement de son contrat », à la tête de la mission onusienne.

Pour rappel, Stewart avait succédé à sa compatriote Kim Bolduc le 22 novembre 2017 pour diriger la Minurso à partir de son QG de Laâyoune.

Selon Inner City Press, nombre de fonctionnaires onusiens et de lanceurs d’alertes sont opposés à la reconduction de Stewart à la tête de la Minurso, « mais ces personnes sont ignorées et font l’objet de représailles de la part de António Guterres ».

Des accusations qui datent de son passage en Ethiopie
Alors que Stewart était directeur adjoint et chef de cabinet du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba de 2011 à 2016, de graves accusations ont été portées à son encontre, « mais le scandale a vite été étouffé », assure la même source. Son ampleur aurait cependant gêné au plus haut point Haile Menkerios, son superviseur immédiat.

Inner City Press raconte que c’est à ce moment que s’est activée une équipe chargée d’éteindre l’incendie menée notamment par Kyoko Shiotani, qui avait obtenu pour son époux un emploi immérité en tant que responsable du portail internet du Conseil de sécurité, alors qu’elle était chef de cabinet de Rosemary DiCarlo, secrétaire générale adjointe, responsable des affaires politiques à l’ONU.

L’affaire est davantage grave : le QG de New York a également appris que ce n’était pas la première fois et que de telles allégations avaient été portées contre lui.

« Pourquoi personne ne s’est penché sur la question selon la procédure établie ? Pourquoi personne n’a approché les victimes ? », s’interroge Matthew Russell Lee. Et d’ajouter : « Malencontreusement, personne n’a pris les mesures nécessaires, New York estimant que l’ouverture d’une investigation tardive exposerait ses supérieurs hiérarchiques directs, le Conseiller Menkarios et le chef de cabinet de l’ONUAU, Nathalie Ndongo-Seh, qui auraient dû donner suite aux allégations et ouvrir une enquête ».

Au lieu de cela, « ils se sont assis sur ces affaires et ont tout rejeté en bloc », rapporte la même source.

« Après plusieurs échanges avec Addis-Abeba, le QG de New York a décidé d’enterrer le sujet pour protéger Menkarios et Ndongo-Seh. Shiatoni et Fatimeh Ziai (chef de cabinet au Département des opérations de maintien de la paix –DOMP-, ndlr) ont mené l’effort », poursuit-elle......................................

 
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