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Poésie et érotisme

Discussion dans 'Culture' créé par Ancien-Membre, 30 Septembre 2010.

Un clin d'oeil à Romantika qui m'avait fait lire quelques lignes de ses poémes ! Les enfants ont leur contes de fées, les adultes leur poéme......

  1. Ancien-Membre

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    Un clin d'oeil à Romantika qui m'avait fait lire quelques lignes de ses poémes !

    Les enfants ont leur contes de fées, les adultes leur poéme...

    Le ****** de Paul Éluard


    Toute tiède encore du linge annulé
    Tu fermes les yeux et tu bouges
    Comme bouge un chant qui naît
    Vaguement mais de partout

    Odorante et savoureuse
    Tu dépasse sans te perdre
    Les fontières de ton corps
    Tu as enjambé le temps
    Te voici femme nouvelle
    Révélée à l'infini.
     
    NYAHASSANA et Romantika aiment ça.


  2. Ancien-Membre

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    La géante de Gustave Nadaud


    Du temps que la Nature en sa verve puissante
    Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
    J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
    Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.

    J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
    Et grandir librement dans ses terribles jeux;
    Deviner si son coeur couve une sombre flamme
    Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux;
    Parcourir à loisir ses magnifiques formes;
    Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
    Et parfois en été, quand les soleils malsains,
    Lasse, la font s'étendre à travers la compagne,
    Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
    Comme un hameau paisible au pied d'une montagne.
     
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  3. Ancien-Membre

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    " Certains pédants pourront feindre
    Que préliminaires sont petits menus,
    Mais continuez à les faire geindre
    Et bientot, ils n'en pourront plus ! "

    Cyr
     
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  4. Ancien-Membre

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    Je viens de l'écouter... c'est juste pétillant !

    Jean Ferrat L'AMOUR EST CERISE

    Rebelle et soumise
    Paupières baissées
    Quitte ta chemise
    Belle fiancée
    L'amour est cerise
    Et le temps pressé
    C'est partie remise
    Pour aller danser

    Autant qu'il nous semble
    Raisonnable et fou
    Nous irons ensemble
    Au-delà de tout
    Prête-moi ta bouche
    Pour t'aimer un peu
    Ouvre-moi ta couche
    Pour l'amour de Dieu

    Laisse-moi sans crainte
    Venir à genoux
    Goûter ton absinthe
    Boire ton vin doux
    O rires et plaintes
    O mots insensés
    La folle complainte
    S'est vite élancée

    Défions le monde
    Et ses interdits
    Ton plaisir inonde
    Ma bouche ravie
    Vertu ou licence
    Par Dieu je m'en fous
    Je perds ma semence
    Dans ton sexe roux

    O Pierrot de lune
    O monts et merveilles
    Voilà que ma plume
    Tombe de sommeil
    Et comme une louve
    Aux enfants frileux
    La nuit nous recouvre
    De son manteau bleu

    Rebelle et soumise
    Paupières lassées
    Remets ta chemise
    Belle fiancée
    L'amour est cerise
    Et le temps passé
    C'est partie remise
    Pour aller danser
     
    Romantika, _coucou et nefert aiment ça.


  5. Ancien-Membre

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    Baudelaire...Les bijoux

    La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,
    Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
    Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
    Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.

    Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
    Ce monde rayonnant de métal et de pierre
    Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
    Les choses où le son se mêle à la lumière.

    Elle était donc couchée et se laissait aimer,
    Et du haut du divan elle souriait d'aise
    À mon amour profond et doux comme la mer,
    Qui vers elle montait comme vers sa falaise.

    Les yeux fixés sur moi comme un tigre dompté,
    D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
    Et la candeur unie à la lubricité
    Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

    Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
    Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
    Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
    Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,

    S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
    Pour troubler le repos où mon âme était mise,
    Et pour la déranger du rocher de cristal
    Où, calme et solitaire, elle s'était assise.

    Je croyais voir unis par un nouveau dessin
    Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
    Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
    Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !

    – Et la lampe s'étant résignée à mourir,
    Comme le foyer seul illuminait la chambre,
    Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
    Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
     
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  6. Ancien-Membre

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    Le serpent qui danse

    Que j'aime voir, chère indolente,
    De ton corps si beau,
    Comme une étoffe vacillante,
    Miroiter la peau!

    Sur ta chevelure profonde
    Aux âcres parfums,
    Mer odorante et vagabonde
    Aux flots bleus et bruns,

    Comme un navire qui s'éveille
    Au vent du matin,
    Mon âme rêveuse appareille
    Pour un ciel lointain.

    Tes yeux où rien ne se révèle
    De doux ni d'amer,
    Sont deux bijoux froids où se mêlent
    L’or avec le fer.

    A te voir marcher en cadence,
    Belle d'abandon,
    On dirait un serpent qui danse
    Au bout d'un bâton.

    Sous le fardeau de ta paresse
    Ta tête d'enfant
    Se balance avec la mollesse
    D’un jeune éléphant,

    Et ton corps se penche et s'allonge
    Comme un fin vaisseau
    Qui roule bord sur bord et plonge
    Ses vergues dans l'eau.

    Comme un flot grossi par la fonte
    Des glaciers grondants,
    Quand l'eau de ta bouche remonte
    Au bord de tes dents,

    Je crois boire un vin de bohême,
    Amer et vainqueur,
    Un ciel liquide qui parsème
    D’étoiles mon coeur!

    Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal
     
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  7. Ancien-Membre

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    Ode tactile


    Un doigt plus doux que plume sur la harpe
    Se joue à fuir sur la fleur de ta chair
    Et cette main souple comme une écharpe
    Flatte et polit ce qu'elle a de plus cher.

    Je vous caresse, ô raisons d'existence,
    Parages purs, bords suaves qui sont
    Ma terre tiède et d'exquise substance
    Terre promise aux fleuves du frisson

    Terre sensible où frémit ce grand Arbre
    De l'âme offerte au tendre enchaînement
    Du long ****** sur tes plages de marbre
    Qui suit le fil de ton enchantement

    Arbre de vie aux racines sans nombre
    Qui te sens croître et tout épanouir
    Quand vient la lèvre aux approches de l'ombre
    Et dans ta fleur l'abeille s'enfouir...

    Laisse longtemps que boive cette abeille
    De qui l'ivresse ouvre ton paradis
    Et te fait toute une heureuse merveille
    Me murmurant tout ce que je te dis.

    Brille à présent, Sourire, ô récompense
    De cet insecte ivre de tant de miel,
    Insecte étrange... Une abeille qui pense
    Mais surtout pense à ton troisième ciel.

    Mais parfois je me pose et souffre d'être aimée
    Par celui qui se fait éternelle fumée
    Qui me regarde aux yeux, qui s'y trouve les seins
    Et d'amour et d'esprit veut une heure tramée

    Dont le silence songe à l'excès de nos biens...
    Je sens qu'il me voudrait créer comme un poème
    Et lui laisse former celle que je deviens
    Par sa prière étrange au plus pur de moi-même.

    Paul Valéry in Corona et Coronilla
     
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  8. Ancien-Membre

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    Nous tisserons Ia fleur ombilicale

    Nous tisserons Ia fleur ombilicale
    Contre les jours de sang
    Nous tisserons le soleil nu
    Face à la terre nue
    Et nous ferons l'amour
    Avec l'écriture du vent
    Sur nos corps pluriels
    Et nous ferons l'amour
    Avec l'écriture du feu
    Sur nos lèvres gercées
    Avec les cicatrices du temps
    L'eau les phrases immortelles
    La parole seule gravée de soleil

    Poeme de Paul Dakeyo (Cameroun )
     
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  9. Ancien-Membre

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    Le toucher

    Les arbres ont gardé du soleil dans leurs branches.
    Voilé comme une femme, évoquant l’autrefois,
    Le crépuscule passe en pleurant… Et mes doigts
    Suivent en frémissant la ligne de tes hanches.

    Mes doigts ingénieux s’attardent aux frissons
    De ta chair sous la robe aux douceurs de pétale…
    L’art du toucher, complexe et curieux, égale
    Les rêves des parfums, le miracle des sons.

    Je suis avec lenteur le contour de tes hanches,
    Tes épaules, ton col, tes seins inapaisés.
    Mon désir délicat se refuse aux baisers;
    Il effleure et se pâme en des voluptés blanches.

    Sappho
     
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  10. Ancien-Membre

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    Le souffle de Samuel Coelho


    Elle respire
    Et les draps s'agitent,
    Sautillent et expirent
    Dans cet antre qui habite

    Le doux va et vient
    Du souffle de vie qui habille
    Ta frèle gorge volubile
    Et fuis, s'insinuant par les dents

    Tes lèvres tremblent en feuilles,
    Prêtent à tomber sur ta gorge,
    Flux et reflux de ta forge
    Brûlante que les vents recueillent.

    L'infini est dans le fragile
    souffle d'un être endormi...
     


  11. Ancien-Membre

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    Abat-jour de Paul Geraldy

    Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
    C'est que voici le grand moment,
    l'heure des yeux et du sourire,
    le soir, et que ce soir je t'aime infiniment !
    Serre-moi contre toi. J'ai besoin de caresses.
    Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
    d'ambition, d'orgueil, de désir, de tendresse, et de bonté !...
    Mais non, tu ne peux pas savoir !...
    Baisse un peu l'abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.
    C'est dans l'ombre que les coeurs causent,
    et l'on voit beaucoup mieux les yeux
    quand on voit un peu moins les choses.
    Ce soir je t'aime trop pour te parler d'amour.
    Serre-moi contre ta poitrine!
    Je voudrais que ce soit mon tour d'être celui que l'on câline...
    Baisse encore un peu l'abat-jour.
    Là. Ne parlons plus. Soyons sages.
    Et ne bougeons pas. C'est si bon
    tes mains tièdes sur mon visage!...
     


  12. Ancien-Membre

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    Chair des choses de renée vivien

    Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
    Car le toucher pénètre ainsi que fait la voix,
    L'harmonie et le songe et la douleur profonde
    Frémissent longuement sur le bout de mes doigts.

    Ils ont connu la vie intime des fourrures,
    Toison chaude et superbe où je plonge les mains!
    Ils ont connu l'ardent secret des chevelures
    Où se sont effeuillés des milliers de jasmins.

    Et, pareils à ceux-là qui viennent des voyages.
    Mes doigts ont parcouru d'infinis horizons,
    Ils ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages
    Et m'ont prophétisé d'obscures trahisons.

    Ils ont connu la peau subtile de la femme,
    Et ses frissons cruels et ses parfums sournois...
    Chair des choses! J'ai cru parfois étreindre une âme
    Avec le frôlement prolongé de mes doigts...
     
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  13. Ancien-Membre

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    ******


    Quand ton col de couleur rose
    Se donne à mon embrassement
    Et ton oeil languit doucement
    D’une paupière à demi close,

    Mon âme se fond du désir
    Dont elle est ardemment pleine
    Et ne peut souffrir à grand’peine
    La force d’un si grand plaisir.

    Puis, quand s’approche de la tienne
    Ma lèvre, et que si près je suis
    Que la fleur recueillir je puis
    De ton haleine ambroisienne,

    Quand le soupir de ces odeurs
    Où nos deux langues qui se jouent
    Moitement folâtrent et nouent,
    Eventent mes douces ardeurs,

    Il me semble être assis à table
    Avec les dieux, tant je suis heureux,
    Et boire à longs traits savoureux
    Leur doux breuvage délectable.

    Si le bien qui au plus grand bien
    Est plus prochain, prendre ou me laisse,
    Pourquoi me permets-tu, maîtresse,
    Qu’encore le plus grand soit mien?

    As-tu peur que la jouissance
    D’un si grand heur me fasse dieu?
    Et que sans toi je vole au lieu
    D’éternelle réjouissance?

    Belle, n’aie peur de cela,
    Partout où sera ta demeure,
    Mon ciel, jusqu’à tant que je meure,
    Et mon paradis sera là.

    JOACHIM DU BELLAY (1542)
     
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  14. Ancien-Membre

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    Celle ci m'a fait franchement rire ... la vie est si simple !

    Bonheur Parfait


    Que les chiens sont heureux !
    Dans leur humeur badine,
    Ils se sucent la pine,
    Ils s’enculent entr’eux ;
    Que les chiens sont heureux !

    Théophile Gautier
     
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  15. Ancien-Membre

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    La femme adultère

    Je la pris près de la rivière
    Car je la croyais sans mari
    Tandis qu’elle était adultère
    Ce fut la Saint-Jacques la nuit
    Par rendez-vous et compromis
    Quand s’éteignirent les lumières
    Et s’allumèrent les cri-cri
    Au coin des dernières enceintes
    Je touchai ses seins endormis
    Sa poitrine pour moi s’ouvrit
    Comme des branches de jacinthes
    Et dans mes oreilles l’empois
    De ses jupes amidonnées
    Crissait comme soie arrachée
    Par douze couteaux à la fois
    Les cimes d’arbres sans lumière
    Grandissaient au bord du chemin
    Et tout un horizon de chiens
    Aboyait loin de la rivière

    Quand nous avons franchi les ronces
    Les épines et les ajoncs
    Sous elle son chignon s’enfonce
    Et fait un trou dans le limon
    Quand ma cravate fût ôtée
    Elle retira son jupon
    Puis quand j’ôtai mon ceinturon
    Quatre corsages d’affilée
    Ni le nard ni les escargots
    N’eurent jamais la peau si fine
    Ni sous la lune les cristaux
    N’ont de lueur plus cristalline
    Ses cuisses s’enfuyaient sous moi
    Comme des truites effrayées
    L’une moitié toute embrasée
    L’autre moitié pleine de froid
    Cette nuit me vit galoper
    De ma plus belle chevauchée
    Sur une pouliche nacrée
    Sans bride et sans étriers

    Je suis homme et ne peux redire
    Les choses qu’elle me disait
    Le clair entendement m’inspire
    De me montrer fort circonspect
    Sale de baisers et de sable
    Du bord de l’eau je la sortis
    Les iris balançaient leur sabre
    Contre les brises de la nuit
    Pour agir en pleine droiture
    Comme fait un loyal gitan
    Je lui fis don en la quittant
    D’un beau grand panier à couture
    Mais sans vouloir en être épris
    Parce qu’elle était adultère
    Et se prétendait sans mari
    Quand nous allions vers la rivière

    Federico Garcia Lorca, extrait de “El Romancero Gitano”
    Traduction Jean Prévost
     
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  16. FPP75

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    De ses longs cheveux se voilant...


    Le voile a glissé sans qu'elle voulût
    Le voir tomber.
    D'une main le saisit et de l'autre,
    Nous fit signe
    D'avoir à craindre Dieu, en réprimant
    Notre curiosité avide.


    Une main aux doigts teints,
    Souple, aux extrémités déliées
    Comme fruits de l'anam,
    Qui semblent ne pouvoir
    Se nouer, tant est grande
    Leur délicatesse.


    Puis, de ses longs cheveux noirs,
    A demi bouclés, se couvrant,
    Elle se ploya comme la vigne s'appuie
    Sur l'étançon qui la soutient.


    Puis elle te regarda comme
    Pour te rappeler que, malgré sa prière,
    Tu aurais pu obtenir ce que
    Tu n'as pas essayé de prendre...
    Lourd regard d'attente qu'un malade
    Adresse à ceux qui viennent lui rendre visite.



    AL-NABIGHA AL-DHOUBYANI (environ 535-604)
     


  17. Ancien-Membre

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    @ FPP...merci pour ce poéme qui a ses détracteurs ( sourire )

    je désepérais de voir quelqu'un participer à ce topic ! :(
     


  18. FPP75

    FPP75 VIB

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    Ils vont finir par se détendre ................... ou se tendre ;)
     


  19. Ancien-Membre

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    le but n'est pas de les tendre...mais si ça peut les détendre...alors pourquoi pas ! ;)
     


  20. Romantika

    Romantika VIB

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    Merci ma bichette :) Je suis très touchée :rouge: