C'est ce samedi 21 mai que l'opération des demandes d'inscription sur les listes électorales - dans le cadre de l'opération de révision exceptionnelle de ces listes en vue du référendum sur la nouvelle Constitution et des prochaines échéances - devait prendre fin. Pour nos compatriotes résidant à l'étranger, le délai consacré à cette opération est court. En plus (entre autres) de l'imbroglio sur les procédures à suivre...
La nouvelle est arrivée de manière aussi inopinée que discrète. Beaucoup de Marocains Résidant à l’Etranger (MRE) ont été pris au dépourvu tant le délai pour s’inscrire sur les listes électorales était serré et la communication sur ce droit fondamental... un peu trop confidentielle.
La date butoir d’abord est incertaine puisque des affichages et des officiels indiquent le 20 mai comme limite tandis que le 31 mai est noté sur le site Internet du Consulat général du Royaume. L’expérience d’Anouar, ingénieur à Paris, membre de l’association Cap Démocratie Maroc (CAPDEMA), est révélatrice:
“Le 19 mai, je me suis rendu au consulat de Pontoise et à l’accueil, personne n’a pu m’informer sur les modalités de vote du référendum à venir. On m’a dit que seuls les Marocains natifs de France pouvaient s’inscrire. Or je suis né au Maroc. Pour la communication autour des inscriptions, ils ont dit avoir contacté des associations. Ils devraient d’abord commencer par bien communiquer en interne !”
Anouar.
http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2011/5/22/les-mre-au-ban-des-elections-
La nouvelle est arrivée de manière aussi inopinée que discrète. Beaucoup de Marocains Résidant à l’Etranger (MRE) ont été pris au dépourvu tant le délai pour s’inscrire sur les listes électorales était serré et la communication sur ce droit fondamental... un peu trop confidentielle.
La date butoir d’abord est incertaine puisque des affichages et des officiels indiquent le 20 mai comme limite tandis que le 31 mai est noté sur le site Internet du Consulat général du Royaume. L’expérience d’Anouar, ingénieur à Paris, membre de l’association Cap Démocratie Maroc (CAPDEMA), est révélatrice:
“Le 19 mai, je me suis rendu au consulat de Pontoise et à l’accueil, personne n’a pu m’informer sur les modalités de vote du référendum à venir. On m’a dit que seuls les Marocains natifs de France pouvaient s’inscrire. Or je suis né au Maroc. Pour la communication autour des inscriptions, ils ont dit avoir contacté des associations. Ils devraient d’abord commencer par bien communiquer en interne !”
Anouar.
http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2011/5/22/les-mre-au-ban-des-elections-
Du droit de vote des MRE
Depuis que le roi Mohammed VI a annoncé le 9 mars dernier une nouvelle Constitution, plusieurs voix se sont élevées pour une constitutionnalisation du droit de vote des MRE mais aussi pour leur représentation au sein des instances politiques et administratives du pays. Pourtant, ce droit fondamental leur est reconnu même dans l'actuelle Constitution, en son article 8. Et dans son discours daté de novembre 2006, le souverain avait insisté sur cet aspect, en annonçant même la création de circonscriptions législatives électorales à l'étranger... “Mais dans la pratique, ce droit demeure une illusion dans la mesure où il n'existe pas de bureaux de vote dans les consulats à l'étranger”, nous avait déclaré un MRE. “Pour voter, il faut non seulement s'inscrire sur les listes électorales marocaines mais aussi faire le déplacement jusqu'au Maroc pour accomplir son devoir de vote; ce qui est pratiquement impossible pour la majorité des MRE”, avait regretté ce dernier.