La pilule est amère pour la CGEM
Les fonctionnaires seront augmentés de 600 DH nets dès mai
Le coût pour le budget en cours dévaluation «Tout leffort fourni permettra de sauvegarder le pouvoir dachat et de relancer la consommation». Cest en ces termes que Jamal Rhmani, ministre de lEmploi et de la formation professionnelle commente les résultats des négociations menées avec les partenaires sociaux. Celles-ci doivent aboutir à la signature de protocoles daccord, laquelle était prévue pour la fin de la journée du mardi 26 avril. Mais à lheure où nous mettions sous presse le coût du dialogue social nétait pas encore évalué. Et donc lon ne sait toujours pas jusquoù les déficits seront creusés.
Surfant sur la vague des protestations du 20 février et mars derniers, les syndicats sont donc parvenus à «arracher» une augmentation des salaires dans la fonction publique de 600 DH nets dont lapplication est programmée pour le moi sde mai.
Une augmentation du smig de 15% en deux temps est également accordée, soit 10% à partir de juillet 2011 et 5% en juillet 2012. «Nous avons essayé de rapprocher les points de vue entre le patronat et les syndicats tout en tenant compte du renforcement de certains secteurs. Ce nétait pas facile de parvenir à un consensus», explique Rhmani.
Cette mesure a néanmoins semé des «troubles» au sein du patronat qui, à lheure où nous mettions sous presse, tentait de contenir la colère de sa base. Un conseil dadministration a même été réuni. Surtout que la CGEM a prôné, depuis le début des négociations, un smig sectoriel. Pour le patronat, cest la logique de la productivité qui devait primer. Mais prise de court, la CGEM a néanmoins pu décrocher une augmentation échelonnée sur trois ans pour le textile dont la compétitivité risque dêtre mise à rude épreuve. Dautant que les opérateurs de ce secteur sont adeptes de la concurrence par le salaire et ne cherchent nullement à augmenter en valeur comme cest le cas en Tunisie et en Turquie. «Les prix moyens de la Tunisie sont, pour la plupart des produits, sensiblement supérieurs à ceux du Maroc», note le Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement (Cedith) dans sa dernière livraison mensuelle.
Dans lagriculture, le même tempo a été validé: augmentation de 15% en deux temps. Mais comme se secteur commence à connaître une certaine «industrialisation», le smag devrait finir par atteindre le même niveau que le smig. Pour cela, un amendement du code du travail devrait être bientôt introduit.
Toujours par rapport à lamélioration du revenu, les partenaires sociaux ont validé le principe dun programme de logement social pour les salariés à revenu faible. Le montage financier devrait être assuré par lEtat, la CDG et dautres organismes.
Une cession du Conseil national de la négociation collective est également prévue. Elle doit arrêter dès mardi 3 mai un agenda pour la mise en place de conventions collectives sectorielles.
http://www.leconomiste.com/article/hausse-du-smig-le-patronat-trinque
Les fonctionnaires seront augmentés de 600 DH nets dès mai
Le coût pour le budget en cours dévaluation «Tout leffort fourni permettra de sauvegarder le pouvoir dachat et de relancer la consommation». Cest en ces termes que Jamal Rhmani, ministre de lEmploi et de la formation professionnelle commente les résultats des négociations menées avec les partenaires sociaux. Celles-ci doivent aboutir à la signature de protocoles daccord, laquelle était prévue pour la fin de la journée du mardi 26 avril. Mais à lheure où nous mettions sous presse le coût du dialogue social nétait pas encore évalué. Et donc lon ne sait toujours pas jusquoù les déficits seront creusés.
Surfant sur la vague des protestations du 20 février et mars derniers, les syndicats sont donc parvenus à «arracher» une augmentation des salaires dans la fonction publique de 600 DH nets dont lapplication est programmée pour le moi sde mai.
Une augmentation du smig de 15% en deux temps est également accordée, soit 10% à partir de juillet 2011 et 5% en juillet 2012. «Nous avons essayé de rapprocher les points de vue entre le patronat et les syndicats tout en tenant compte du renforcement de certains secteurs. Ce nétait pas facile de parvenir à un consensus», explique Rhmani.
Cette mesure a néanmoins semé des «troubles» au sein du patronat qui, à lheure où nous mettions sous presse, tentait de contenir la colère de sa base. Un conseil dadministration a même été réuni. Surtout que la CGEM a prôné, depuis le début des négociations, un smig sectoriel. Pour le patronat, cest la logique de la productivité qui devait primer. Mais prise de court, la CGEM a néanmoins pu décrocher une augmentation échelonnée sur trois ans pour le textile dont la compétitivité risque dêtre mise à rude épreuve. Dautant que les opérateurs de ce secteur sont adeptes de la concurrence par le salaire et ne cherchent nullement à augmenter en valeur comme cest le cas en Tunisie et en Turquie. «Les prix moyens de la Tunisie sont, pour la plupart des produits, sensiblement supérieurs à ceux du Maroc», note le Cercle euro-méditerranéen des dirigeants textile-habillement (Cedith) dans sa dernière livraison mensuelle.
Dans lagriculture, le même tempo a été validé: augmentation de 15% en deux temps. Mais comme se secteur commence à connaître une certaine «industrialisation», le smag devrait finir par atteindre le même niveau que le smig. Pour cela, un amendement du code du travail devrait être bientôt introduit.
Toujours par rapport à lamélioration du revenu, les partenaires sociaux ont validé le principe dun programme de logement social pour les salariés à revenu faible. Le montage financier devrait être assuré par lEtat, la CDG et dautres organismes.
Une cession du Conseil national de la négociation collective est également prévue. Elle doit arrêter dès mardi 3 mai un agenda pour la mise en place de conventions collectives sectorielles.
http://www.leconomiste.com/article/hausse-du-smig-le-patronat-trinque