Le sort de l'Homme sur terre

Le sort de l’homme sur cette terre est semblable à celui d’un homme ayant fuit la charge d’un éléphant, se réfugia dans un puits en s’agrippant à une branche d’un arbre qui s’y pendait. Il installa ses pieds dans un trou de la paroi et s’aperçut qu’il foulait quelque chose de vivant. Il y jeta un coup d’œil et vit quatre vipères qui venaient de sortir leurs têtes du trou. En suite, il regarda au fond du puits et y vit un ogre impressionnant, la gueule entrouverte, attendant que sa proie tombe pour la manger. Il jeta un regard à la base de la branche et y aperçut deux castors, un blanc et un noir, s’affairant chacun, à tour de rôle, à dévorer la branche et ceci sans relâche.

Il jeta un coup d’œil sur le coté et aperçut une petite jarre pleine de miel. Il goutta ce miel, tout en savourant sa douceur sans penser à son sort ni à la façon de quitter le puits. Il oublia à cet instant que sous ses pieds reposaient quatre vipères prêtes à tout instant à le mordre et que les deux castors menaient leur besogne sans relâche. Il demeura dans l’ivresse de la douceur de ce miel, jusqu’à ce qu’il tombât dans la gueule de l’ogre et fut englouti.

Le puits symbolise cette vie pleine de folies et de maux, de peurs et de déviances. Les quatre serpents symbolisent les caractères déviants des humains : quand un de ces caractères s’emballe, son effet est aussi dévastateur que le venin des vipères. La branche symbolise ce laps de temps de vie qui nous est imparti, il demeure jusqu’à un moment puis casse sans délai supplémentaire. Le castor blanc et noir symbolise le jour et la nuit, qui s’alternent continuellement à le raccourcir. L’ogre symbolise la mort à la quelle nous ne pouvons pas échapper. Quant au miel, il symbolise cette douceur de la vie si précieuse. Chacun en hérite un peu, il la contemple, la goutte, la sent, la touche, et s’en devient ivre en oubliant la mort et les « chemins de salut » que les religions nous présentent.



Moralité de cette fable : Savourez le peu de bonheur, que nous rencontrons sur terre, avant d’être victime de la folie des humains et avant de retourner au néant et ne pensez à rien d’autre.

 
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