Syrie: émeute dans un camp abritant des familles de l'EI

Drianke

اللهم إفتح لنا أبواب الخير وأرزقنا من حيت لا نحتسب
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Une émeute a éclaté vendredi dans le camp d'Al-Hol dans le nord-est de la Syrie, où vivent des milliers de familles de djihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI), ont affirmé des responsables kurdes.

Des membres de la police locale kurde des Assayech ont été attaqués par des femmes du camp qui avaient organisé une manifestation et refusé d'obéir aux gardiens, a indiqué un responsable du camp, qui abrite plus de 70.000 déplacés, dont 3000 familles de djihadistes, selon l'administration kurde établie dans la région.

L'incident est survenu après qu'une partie des forces de sécurité kurdes en charge du camp a été redéployée plus au nord pour contribuer aux efforts visant à repousser une offensive turque contre une milice kurde à la frontière. Le responsable kurde du camp a indiqué à un centre d'information affilié à l'administration kurde que le groupe de femmes avait commencé à scander «Allah Akbar» («Dieu est le plus grand») et à lancer des pierres sur les forces de sécurité.

«Les Assayech (...) ont calmé la situation», a ajouté le responsable, prévenant toutefois que ce type d'incident pourrait se reproduire. «Ils se sont soulevés pour tenter de s'échapper (...) mais jusqu'à maintenant, personne ne s'est échappé», a-t-il assuré. Plusieurs pays, notamment européens, ont exprimé ces derniers jours leurs craintes d'un vide sécuritaire dans les camps abritant des proches de djihadistes en raison de l'offensive turque contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie.

De nombreux pays occidentaux refusent de rapatrier leurs ressortissants détenus par les Kurdes. Quelque 12.000 étrangers venant de 30 à 40 pays - 4000 femmes et 8000 enfants - sont parqués dans le camp de d'Al-Hol. Le chaos provoqué par l'offensive turque lancée mercredi a accru la pression sur ces pays. Les Etats-Unis ont annoncé cette semaine avoir «transféré dans un endroit sûr» deux djihadistes détenus par les Kurdes....

 
Il ya un laisser faire internationnel concernant ce fléau (Daesh et consorts) plus que suspect...

Je dirai mēme plus que ça, il ya aussi un certain soutien en amont. Tout les pays autour de la Palestine vont se détruire entre eux, pour laisser place à ceux qui ont entretenu tout ça... tout ça...
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En Syrie, des familles de membres de l’Etat islamique s’échappent du camp d’Aïn Issa

Selon les autorités kurdes, 785 personnes sont concernées, alors que le camp, situé à proximité des combats entre forces kurdes et turques, est désormais « sans gardes ».
Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui

Des familles de membres du groupe djihadiste Etat islamique (EI) ont fui le camp de déplacés d’Aïn Issa, dans le nord de la Syrie, ont annoncé dimanche 13 octobre les autorités kurdes. Selon elles, 785 personnes sont concernées, alors que le camp, situé à proximité des combats entre forces kurdes et turques, est désormais « sans gardes ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé que des femmes et des enfants de familles de l’EI, et notamment des personnes étrangères, faisaient partie des personnes ayant fui le camp. L’ONG, basée à Londres et travaillant avec un réseau d’informateurs sur le terrain syrien, confirme également que les gardes du camp l’ont « quitté » et que « des déplacés » fuient « au fur et à mesure ».

« Empêcher une catastrophe »
La scène n’est pas surprenante. Depuis le début de l’offensive turque contre le territoire contrôlé par les Kurdes, mercredi, les autorités kurdes ont maintes fois mis en garde contre une résurgence de l’EI. Elles ont assuré que le chaos sécuritaire pourrait permettre à l’EI de libérer les milliers de djihadistes et leurs familles qui sont retenus dans des prisons ou des camps de déplacés.

S’adressant à l’Organisation des Nations unies (ONU) ainsi qu’à la coalition internationale emmenée par Washington mise en place pour lutter contre les djihadistes, les autorités kurdes ont réclamé à nouveau « une intervention rapide pour empêcher une catastrophe dont les conséquences ne se limiteront pas à la Syrie ».

Au total, quelque 12 000 combattants de l’EI – des Syriens, des Irakiens mais aussi 2 500 à 3 000 étrangers originaires de cinquante-quatre pays – sont détenus dans les prisons des Kurdes, selon leurs statistiques officielles. Les camps de déplacés accueillent quelque 12 000 étrangers, 8 000 enfants et 4 000 femmes.

Pour protester contre cette offensive menée par la Turquie, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, ont annoncé ces derniers jours suspendre la vente d’armes à Ankara. La France en fait partie depuis samedi, et ce afin d’exprimer « sa ferme condamnation de l’offensive unilatérale engagée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie ».

Depuis le début de l’offensive turque contre une milice kurde syrienne, mercredi, plus de 130 000 personnes ont été déplacées, selon l’ONU.
 
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