Au Royaume-Uni, un terroriste est une personne portant une pancarte en carton sur laquelle est écrit «Je soutiens Palestine Action».
Aux États-Unis, un terroriste est un Vénézuélien soupçonné de trafic de drogue.
En Israël, un terroriste est une personne qui résiste à l’occupation.
On nous dit que le Yémen regorge de terroristes parce qu’ils tentent d’empêcher un holocauste du XXIe siècle.
On nous dit que le Liban regorge de terroristes parce qu’ils s’opposent à un État d’apartheid génocidaire.
On nous dit que l’Iran regorge de terroristes parce que son gouvernement résiste aux programmes de changement de régime impérial.
On nous a dit qu’Al-Qaïda était terroriste parce qu’il avait perpétré les attentats du 11 septembre, mais lorsqu’Al-Qaïda a aidé l’Occident à se débarrasser d’Assad, ils n’étaient plus terroristes.
Les militants ouïghours étaient autrefois terroristes, mais ils ont été retirés de la liste lorsqu’ils ont été jugés utiles contre Pékin et Damas.
L’invasion de l’Irak était nécessaire car Saddam Hussein voulait fournir des armes de destruction massive aux terroristes. Or, après l’invasion, il s’est avéré qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive, et l’Irak s’est retrouvé soudainement en proie à une épidémie d’attentats-suicides.
L’invasion de l’Afghanistan était nécessaire car les talibans offraient un refuge aux terroristes. Mais après 20 ans d’occupation militaire, l’empire avait besoin de sa machine de guerre pour d’autres missions et a donc laissé les talibans reprendre le contrôle de l’Afghanistan.
En 2010, le vice-président de l’époque, Joe Biden, a qualifié Julian Assange de «terroriste de haute technologie» car son travail de journaliste pour WikiLeaks avait révélé des crimes de guerre américains.
Le terrorisme a servi de prétexte à l’instauration du Patriot Act aux États-Unis et du Terrorism Act au Royaume-Uni, ainsi qu’à d’innombrables autres mesures autoritaires dans le monde occidental, que des dirigeants tyranniques de l’empire cherchaient à imposer depuis des années.