Violences policières : La France a un vrai problème avec sa police

En guise d'intro cette Chronique de Thomas Legrand :



Peut-on parler de dérive sécuritaire ?

Il y a, depuis quelques années, un vrai problème avec la police. Une pente violente préoccupante. Comme si la civilité, le sang-froid des forces de l’ordre, étaient des qualités déclinantes. Associations, avocats, journalistes, activistes le notent.
Il y a des explications : vétusté des locaux, multiplication des tâches, augmentation d’une certaine agressivité de la société dans son ensemble…
Le fait est : ceux que l’on n'appelle plus ‘les gardiens de la paix’, souvent, ne rassurent plus.
Dans le cas Cédric Chouviat, les éléments semblent d’emblée accablants pour la police. L’enquête est en cours. Ce pourrait être une bavure parmi d’autres, seulement le contexte général –et on l’a encore vu hier lors des manifestations- est trop teinté de ce qu’il faut bien appeler des ‘violence policières’, malgré les œillères volontaires du président qui refuse le terme. Il ne s’agit pas juste d’un défaut de formation ou de moyens mais d’une dérive sécuritaire. D’une politique !



Qu’est-ce qui permet de dire ça ?

Depuis des années, le discours sécuritaire est en vogue. Le terrorisme a réussi à nous faire accepter des petites touches d’autoritarisme, une police moins scrupuleuse, moins républicaine dans l’attitude quotidienne. Et puis tout se passe comme si cette majorité (idéologiquement peu sûre d’elle) avait craint –au plus fort de la crise des gilets jaunes- de se faire déborder par les colères populaires et qu’elle avait, de ce fait, beaucoup céder à la doctrine réflexe autoritaire de la hiérarchie et des syndicats policiers. Ces derniers, particulièrement, ont l’oreille du ministre qui semble les craindre comme jamais ! On peut mesurer, par exemple, la victoire de la logique policière par ce glissement : en 2016, pour lutter contre l’arbitraire, on débattait du récépissé de contrôle. Aujourd’hui on n’en parle plus. Et l’Intérieur commande 80.000 cagoules pour masquer les forces de l’ordre. Bien sûr, certaines opérations requièrent l’anonymat… mais les règles, en la matière, ne sont pas respectées. De nombreuses opérations de maintien de l’ordre se font désormais masquées, déresponsabilisant les policiers. L’hostilité manifestants/policiers se renforce et aboutit à des situations dont la police elle-même est victime. Les documents collectés par David Dufresne et d’autres journalistes, ces derniers mois, sont massifs et édifiants.


Les suites judiciaires sont rares et lentes, l’IGN (la police des polices) perd de sa crédibilité. La violence inédite de certains Gilets jaunes ou de black-bocks ne justifie pas tant de manifestants estropiés. Le harnachement ‘robocopisant’, le sur-armement, les cagoules, créent une atmosphère tendue, belliqueuse, et signent une politique.
Le fait, par exemple que, désormais, les policiers filment, systématiquement les cortèges, même quand il ne se passe rien, trahit-elle une volonté de fichage ?

Nous n’en sommes pas là mais il se trouve que, concomitamment, le gouvernement souhaite tester la reconnaissance faciale.
Dans les années qui viennent, les temps politiques pourraient être moins sereins. La tentation illibérale et autoritaire est partout. Pourquoi la France ferait-elle exception ? Il nous faut donc, sur ces sujets de liberté publique, rester en alerte et exercer une vigilance de contre-pouvoir sans parano mais sans concessions.
 
https://www.facebook.com/100004135369228/videos/1502722793208885/?t=10

LA POLICE TABASSE AU SOL UNE INFIRMIÈRE !

Vous voyez cette personne avec un sac rouge ? Oui, cette personne, trainée au sol comme un vulgaire sac, puis plaquée contre l'asphalte par des brutes, et enfin tabassée copieusement. Une pluie de coups. Des coups de poings gantés, froids, acharnés. Une vingtaine de coups de poings sur une personne par terre.

Cette personne, c'est une femme. C'est une infirmière. La scène se passe à Paris.
 
vas dire ca aux gilet jaune qui on perdu des organe pour avoir manifester
Qd cest a hong kong cest pas normal mais en france cest normal
Oui tout a fait
La Chine a donné Macron en exemple pour justifier la répression à Hong Kong ..Le parlement a fait passer une loi pour interdire de manifester à visage couvert comme en France , mais elle a été invalidé par le conseille constitutionnelle contrairement à la France , c'est dire le niveau où nous sommes tombé!
 
En Allemagne et en Italie c'est une fois de temps à autre.

En France c'est régulièrement régulier surtout depuis les gilets jaunes dépassés par les Black Blocks
Peut-être parce que la police n'est pas instrumentalisé par le pouvoir comme en France ...Peut-être que la démocratie y fonctionne mieux?

Mais en quoi le fait que la police soit maltraité en France justifie les violences policiéres?
En quoi cela autorise les FDO ( forces de l'ordre ) à taper sur des femmes , des hommes à terre , ou sur des personnes agées?

Lettre du Préfet de police de Paris Maurice Grimaud, envoyée le 29 mai 1968 à chacun des policiers placés sous ses ordres :


« Je m’adresse aujourd’hui à toute la Maison : aux gardiens comme aux gradés, aux officiers comme aux patrons, et je veux leur parler d’un sujet que nous n’avons pas le droit de passer sous silence, c’est celui des excès dans l’emploi de la force. Si nous ne nous expliquons pas très clairement et très franchement sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille dans la rue, mais nous perdrons quelque chose de beaucoup plus précieux et à quoi vous tenez comme moi : c’est notre réputation. Je sais pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous que, dans votre immense majorité, vous condamnez certaines méthodes. Je sais aussi, et vous le savez comme moi, que des faits se sont produits que personne ne peut accepter. Bien entendu, il est déplorable que, trop souvent, la presse fasse le procès de la police en citant ces faits séparés de leur contexte et ne dise pas, dans le même temps, tout ce que la même police a subi d’outrages et de coups en gardant son calme et en faisant simplement son devoir. Je suis allé toutes les fois que je l’ai pu au chevet de nos blessés, et c’est en témoin que je pourrais dire la sauvagerie de certaines agressions qui vont du pavé lancé de plein fouet sur une troupe immobile, jusqu’au jet de produits chimiques destinés à aveugler ou à brûler gravement. Tout cela est tristement vrai et chacun de nous en a eu connaissance. C’est pour cela que je comprends que lorsque des hommes ainsi assaillis pendant de longs moments reçoivent l’ordre de dégager la rue, leur action soit souvent violente. Mais là où nous devons bien être tous d’accord, c’est que, passé le choc inévitable du contact avec des manifestants agressifs qu’il s’agit de repousser, les hommes d’ordre que vous êtes doivent aussitôt reprendre toute leur maîtrise. Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés. Je sais que ce je dis là sera mal interprété par certains, mais je sais que j’ai raison et qu’au fond de vous-mêmes vous le reconnaissez. Si je parle ainsi, c’est parce que je suis solidaire de vous. Je l’ai déjà dit et je le répéterai : tout ce que fait la police parisienne me concerne et je ne me séparerai pas d’elle dans les responsabilités. C’est pour cela qu’il faut que nous soyons également tous solidaires dans l’application des directives que je rappelle aujourd’hui et dont dépend, j’en suis convaincu, l’avenir de la Préfecture de Police. Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. Dites-vous bien aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas. Nous nous souviendrons, pour terminer, qu’être policier n’est pas un métier comme les autres; quand on l’a choisi, on en a accepté les dures exigences, mais aussi la grandeur. Je sais les épreuves que connaissent beaucoup d’entre vous. Je sais votre amertume devant les réflexions désobligeantes ou les brimades qui s’adressent à vous ou à votre famille, mais la seule façon de redresser cet état d’esprit déplorable d’une partie de la population, c’est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner de nous. Je vous redis toute ma confiance et toute mon admiration pour vous avoir vus à l’œuvre pendant vingt-cinq journées exceptionnelles, et je sais que les hommes de cœur que vous êtes me soutiendront totalement dans ce que j’entreprends et qui n’a d’autre but que de défendre la police dans son honneur et devant la Nation. »
Maurice Grimaud
 
A

AncienMembre

Non connecté
Maintenir l ordre , repousser , contenir ..OK


Tabasser des gens a terre ( y compris des vieux , des femmes ) , la les limites sont depassees de loin

Surtout que ce n est même pas en vue d interpellation , ils les tabassent et les laissent repartir , en gros c est gratuit ils cognent sur tout ce qui bouge , sur ce qu ils peuvent attraper

C est pas professionnel du tout et ça contribué a la montée des tensions ....les flics ont une grosse part de responsabilité ds les débordements... Mais j imagine que c est voulu .
 
Sur CNews, toutes les raisons sont bonnes pour justifier les violences policières

La fatigue, les crachats, les vidéos, La France insoumise, les droits-de-l’hommistes, la stigmatisation… Pour Laurence Ferrari et ses experts, les explications aux “dérapages” des forces de l’ordre sont nombreuses. Il ne faut donc pas blâmer les policiers mais au contraire les encourager à réprimer plus.
 

azamoglan

Bladinaute averti
Il y a trés peu de pays européen où la population est aussi mal traité par sa police qu'en France : peut-être que ceci explique cela?
Sauf que la police ne sort que lorsqu'il y a probabilité de manif,
ce n'est pas un match inscrit au calendrier ou l'on se donnerai rendez-vous pour une bonne bagarre

Et dans quel autre pays que la France on agresse physiquement. les autorités qui assistent à une représentation théâtrale ?

Question subsidiaire: qui paie la casse et le pillage ? qui paie le manque à gagner du commerce ?

La justice manque de moyens, les hôpitaux manquent de moyens, l'éducation manque de moyens, la SNCF manque de moyens etc. etc
La France vit au dessus de ses moyens et ce ne sont pas les manifestants qui vont redresser le pays.
 
Violences policières : rien de changé !

Macron avait voulu nous faire croire cet été qu'il avait changé et que, maintenant, il écoutait les gens. Castaner et Nunez ont voulu nous faire croire la semaine dernière que la police avait changé et que les violences c'était fini ! Bien sûr ça continue de plus belle ! Parmi la centaine de policiers gardant le Capitole à Toulouse hier, AUCUN n'avait son numéro d'identification (RIO) et la vidéo tournée à Paris montre un flic en train de tabasser un gilet jaune à terre interpellé, après l'avoir menotté. Et ses collègues tentent de le cacher... ce qui en dit très long sur la solidarité policière.
 
Dernière édition:
La justice manque de moyens, les hôpitaux manquent de moyens, l'éducation manque de moyens, la SNCF manque de moyens etc. etc
La France vit au dessus de ses moyens et ce ne sont pas les manifestants qui vont redresser le pays.

Si la France vit au dessus de ces moyens comment expliquer que les revenus de la finance , les dividendes reversés aux actionnaires soit en perpétuel augmentation ? Comment expliquer que dans aucun pays les super riches s'enrichissent autant qu"en France ?
Les manifestants sont des travailleurs , je produis chaque années plus de richesses que beaucoup de parasites Macronistes, rentiers qui n'ont jamais fait autre chose que ce servir! Quand je participe à la construction d'une usine ou d'une école , à la fin de l'année la France est concrètement plus riche .

Dividendes : nouveau record en France
Par latribune.fr 19/08/2019
 
Et dans quel autre pays que la France on agresse physiquement. les autorités qui assistent à une représentation théâtrale ?
Dans quel autre pays d’Europe on laisse les violences policières se développer comme une stratégie politique , on ment éhontément en permanence , on est dans le dénis démocratique permanent ...
Si au bout du compte ce pauvre Macron est dérangé dans ses loisirs c'est la conséquence de sa façon de gouverner depuis 3 ans :
n'est-ce pas lui qui bravache avait lancé : "Qu'ils viennent me chercher " ?
 
Mauvaise prise de vue, fixation défectueuse, batterie rapidement à plat... les fameuses caméras embarquées annoncées par Castaner l'an dernier pour équiper les policiers en manif, notamment ceux utilisant les LBD, se révèlent totalement inutilisables !
D’après « le Canard enchaîné », les 10 400 caméras piétons ont coûté 2,3 millions d’euros au ministère de l’Intérieur, et la quasi totalité des images sont inexploitables.
« Non seulement les fixations ne tiennent pas, mais l'autonomie est ridicule. On est obligés de partir avec quatre batteries de rechange ou alors, pour économiser le jus, on laisse la caméra éteinte. Et la remettre en marche prend des plombes » déclare un policier sous anonymat. Certains avouent même laisser volontairement les caméras éteintes.
Et même si le policier "joue le jeu", lorsqu'un membre des forces de l'ordre effectue un tir de LBD, son mouvement de bras empêcherait la caméra de filmer correctement la scène. Pour que la prise de vidéo soit correcte, il faudrait qu'un autre policier se poste derrière son collègue avec une autre caméra au moment de l'action.
Résultat, selon le Canard, « les caméras piétons dorment au fond des tiroirs ». Caméra embarquée défectueuses .jpg
 
Val-d'Oise : des policiers portent plainte contre une magistrate qu'ils accusent de les avoir traités de "ripoux"

27 policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Cergy (Val-d'Oise) annoncent porter plainte contre une substitut du procureur de Pontoise. Ils dénoncent des propos qu'ils estiment diffamatoires, tenus lors d'une audience le 27 janvier dernier.

Selon les policiers, la substitut a tenu ces propos le 27 janvier dernier lors d'une affaire d'outrage et rébellion. "Dans son réquisitoire, elle a dit qu'elle appréciait les gendarmes, qui eux n'étaient pas venus dans la salle pour arrondir leurs fins de mois, dénonce Ludovic Collignon, contrairement aux policiers, qui a priori doivent faire une espère de business avec les outrages et rébellion et avec les dommages et intérêts qu'ils peuvent toucher dans ce genre d'affaires."
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/val-d-oise-des-policiers-portent-plainte-contre-une-magistrate-qu-ils-accusent-de-les-avoir-traite-de-ripoux_3816705.html
 
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