Violences policières : La France a un vrai problème avec sa police

IGPN : Plongée dans la fabrique de l’impunité

Pendant six mois, Médiapart et David Dufresne ont analysé 65 dossiers de l’IGPN. L’analyse globale met au jour des techniques récurrentes permettant à la police des polices de blanchir massivement les forces de l’ordre.

➡ Identification laborieuse des policiers
➡ Exploitation tardive des preuves
➡ Salir la victime pour légitimer l'acte

1 - L’Omerta : « Les enquêteurs se contentent des déclarations des policiers sans aller plus loin. Il n’y a pas d’investigations complémentaires pour les vérifier » Ce fut le cas pour Mélanie, Gilet Jaune dont nous parlions ce matin qui s’est faite défoncer la tête par un CRS le 20 avril 2019. L’IGPN a entendu le matraqueur assermenté, mais pas Mélanie. Classement sans suite.

2 - Faire trainer en longueur : L’enquête sur la mort de Zineb Redouane est un cas d’école vu le temps qu’il a fallu pour identifier le tireur. Les CRS en plus de ne pas se désigner ont carrément refusé de donner les armes du crime à la justice. L’IGPN n’a pas bronché.
Ou alors ce sont les caméras de surveillance (dont les fichiers sont écrasés au bout de 28 jours) qui ne sont pas exploitées quand c’est en défaveur de la police.
3 - Justifier l’injustifiable : Une des techniques les plus rodées de la police quand elle a commis un crime sur une personne qui ne présentait pas de danger est de lui dresser le portrait d’un ennemi d’Etat qui serait une menace ambulante pour la société.

Enquête : https://www.mediapart.fr/journal/france/120620/igpn-plongee-dans-la-fabrique-de-l-impunite
 
il faut supprimer la police ....
on s'en fous des désordres à PARIS, DIJON ou ailleurs...
les personnes concernées il y aura une auto-régulation..un nouvel équilibre...
la sécurité règne dans la FRANCE profonde....
 
tu nous dis pas toute la vérité sur cette femme....
tu manques d'honnêteté dans les informations que tu fournis....

j'ai vu la vidéo doigt d'honneurs et jet de projectiles sur la police...ce qui explique l'interpellation musclée....
4 policiers ont porté plainte contre elle
Elle risque 3 ans de prisons ....15000 euros d'amendes...
elle s'est mise dans la m erdre comme le boxeur des gilets jaunes qui rase les murs maintenant ....
j'arrive pas à avoir de la peine pour elle....peut être que sa hiérarchie va lui donner de l'avancement pour sa conduite...

reviens nous voir lorsque qu'on auras la sentence du procès....
la justice va passer.....le juge va juger en fonction des faits et de la loi....

MELENCHON RUFFIN et autres députés LFI, la question qui va se poser en 2022 c'est pas de prendre l'Elysée mais de conserver leur poste de député...
un homme ou une femme = 1 bulletin de vote.... il n'y a que çà qui compte en démocratie ....
 
INCULPÉ DE VIOLENCES CONTRE AGENT, LA VIDEO MONTRE QU’IL EST LA VICTIME

Coup de théâtre au tribunal de Strasbourg alors que les policiers essayaient de charger M. Diallo pour « violence aggravée par deux circonstances avec interruption temporaire du travail inférieure à huit jours. »

A l’heure où la police manifeste pour garder son droit d’étranglement et que Castaner tente de faire interdire les vidéos montrant des violences policières, cette affaire montre que le problème ce n’est pas les vidéos, ce n’est pas la calomnie, mais bien la police elle même.

Qu’est ce qu’il se passe chez la police pour que des agents qui frappent une personne en viennent à dire que c’est eux qui se sont fait frapper et que tout le monde essaye de couvrir ce mensonge ?

Fait rare, ce sont les vidéos du commissariat qui ont révélé les mensonges des policiers. D’habitude le tribunal ne les regarde jamais et se fie au rapport écrit. Ce qui laisse imaginer le nombre de cas subissant l’injustice.

 
Aller si vous avez du mal avec ma souce trop "orienté" voici la version France info !

 
Six policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93) ont été placés lundi 29 juin en garde à vue à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale), notamment pour détention et transport de stupéfiants et vol, a appris franceinfo de sources concordantes.
Ces fonctionnaires sont soupçonnés d'avoir racketté des délinquants et notamment des trafiquants de drogue.
Une compagnie dans la tourmente
Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a "décidé d'engager une réflexion sur la réorganisation des unités de police de la CSI 93 à laquelle appartiennent les fonctionnaires mis en cause", a indiqué la préfecture de police à franceinfo. "Si des comportements fautifs étaient susceptibles d'être confirmés, ils appelleraient des sanctions.”
Cette compagnie avait déjà fait l'objet d'une enquête en août 2019 pour des soupçons de violences policières. Six de ses membres avaient été placés en garde à vue, soupçonnés d'être impliqués dans l'interpellation violente d'un jeune homme de 20 ans à Saint-Ouen.
 

zigotino

FluCtuAt NeC MeRgitUr
VIB
Dérive sécuritaire ?

Je pense plutôt que la France a clairement un pb d'autorité. Il suffit de se balader dans les banlieues, espèce de lie de la société composée pour partie de Maghrébins et d'Africains sub sahariens délinquants multirécidivistes pour se rendre compte que la police n'est pas en mesure de faire son travail. Avec les gilets jaunes, sursollicités, les policiers sont au bord de la crise de nerf !

Encore un peu et les lascards de France et de Navarre vont passer pour des victimes alors qu'ils sont pour l'immense majorité réfractaires aux règles les plus élémentaires du savoir vivre ensemble. L'usage de feux d'artifices, de produits explosifs, les rodéos en sont l'illustration.

Macron, plutôt que de prendre un virage écolo après la débandade des municipales devraient faire un virage sécuritaire axé sur le rétablissement de l'ordre pour faire le ménage dans les banlieues abandonnées de la République. Sinon, le risque de sécession déjà en marche risque de s'accélérer accroissant l'archipelisation de ce pays qui s'il est laissé entre les mains des sauvageons finira comme le pays d'origine de leurs parents ou grands parents immigrés. Un Barbès à l'échelle nationale avec des ilôts de ci de là de paix sans eux ...

++
 
Policiers de Seine-Saint-Denis : la vidéo qui montre comment ils ont piégé une de leurs victimes
par France Inter publié le 2 juillet 2020

Document France Inter - En plein débat sur les violences policières, la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) de Seine-Saint-Denis est visée par 17 enquêtes préliminaires. France Inter, à qui s'était confiée l'une de leurs victimes, s'est procuré la vidéo de son interpellation. Elle confirme son témoignage.
https://www.franceinter.fr/justice/policiers-de-seine-saint-denis-video-comment-ils-ont-piege-une-de-leurs-victimes
https://www.franceinter.fr/justice/policiers-de-seine-saint-denis-video-comment-ils-ont-piege-une-de-leurs-victimes
 
Amine rentrait donc chez lui en courant. Comme à son habitude. Mais pour les policiers, un arabe c’est déjà suspect, alors un arabe qui court hein. Ils l’ont suspecté de transporter de la drogue. Et l’ont tabassé. Pour eux, c’est juste une « erreur » mais lui, ça l’a « bousillé »...

violence policiére .jpg


 

Le 2 octobre, une conférence intitulée “Maintien de l’ordre : du terrain au politique” était organisée à l’initiative de X-Alternative, une association de polytechniciens formée à la suite des gilets jaunes. Elle a pu avoir lieu grâce à un partenariat avec le Dissident Bar, lieu d’expression des dissidents de tous pays, et avec Le Média TV, qui l’a filmée. Et la restitue ici. Deux intervenants étaient à l’honneur : Laurent Bigot, ancien sous-préfet et Bertrand Cavallier, général de gendarmerie ayant quitté le service actif, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier.

La conférence s’est ouverte sur une citation : « Je pardonne à celui qui a tiré, que celui-ci l’ait fait accidentellement ou intentionnellement, mais je ne peux pas pardonner à ceux qui ont donné les ordres ». Une phrase prononcée par un mutilé dans le film « Un pays qui se tient sage », de David Dufresne. Elle montre un homme qui a toutes les raisons d’en vouloir aux policiers, et qui au final n’en veut qu’à la hiérarchie.

Comment se mettent en place les ordres, justement ? En polarisant le débat, sous l'influence du pouvoir, sur la question des bavures, on prend le risque de commettre une erreur : exempter les politiques pour ne charger que les fonctionnaires sur le terrain.

Ce serait une double faute. On laisserait filer les coupables, et ces coupables ont des noms : Castaner, Nunez, Lallement, et au-delà Valls ou Sarkozy. Par ailleurs on continuerait d'enfermer la police dans un syndrome obsidional.

Ceci n'aurait pour effet que de contribuer à la cantonner à un rôle de force au service d’institutions délégitimées. On céderait ainsi à la thèse des « deux camps » du préfet Lallement. En posant la question de la hiérarchie politique et des relations de commandement, on questionne au contraire un système.

Ceci n’exonère pas les policiers de toute responsabilité individuelle mais désigne un responsable “structurel” : celui qui laisse pourrir les commissariats tout en envoyant castagner du manifestant. Manifestant qui, d’ailleurs, manifestent à cause de la politique de ce même responsable.

Nos invités étaient donc appelés à nous expliquer ces rapports de force entre commandement, syndicats, ministères, préfecture, qu’on ne voit pas souvent et qui se gardent bien de se montrer au grand jour.

Cela s'articule aussi avec la nature de X-Alternative, une association de diplômés souvent au cœur d’une autre machine ultra violente : l'économie. De même que le manifestant ne voit pas Castaner mais seulement le CRS en face de lui (et inversement), l'ouvrier viré ne voit que le patron de site, et pas le milliardaire qui, en bout de chaîne actionnariale, fait pression sur toute la chaîne managériale pour augmenter les dividendes.
 
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