Concocté par Casa Mémoire, le Guide des architectures du XXe siècle de Casablanca, premier du genre, tombe à point nommé au moment où les témoignages de cette richesse diverse sécroulent les uns après les autres. Ville en devenir, au début du siècle dernier, Casablanca a attiré dans son giron une flopée darchitectes novateurs qui lui ont imprimé leur sceau non convenu.
Bien quoffert gracieusement, le Guide des architectures du XXe siècle de Casablanca est, à plus dun titre, précieux, parce quil permet de reconstituer laventure architecturale casablancaise, quil fait renaître des architectes inspirés aujourdhui disparus et quil présente des uvres dart dont la furie bétonneuse et lavidité spéculative auront fatalement raison un jour. Luvre de destruction avait commencé dès laube de lindépendance, sest poursuivie irrépressiblement et des pans entiers de la mémoire architecturale casablancaise vivent en sursis. «Produit par Casamémoire (association pour la sauvegarde du patrimoine architectural au Maroc), dans le cadre du projet Mutual Héritage et avec le soutien de lUnion européenne, ce premier guide présente un échantillonnage varié dune centaine de bâtiments, sélectionnés parmi des centaines dautres, aussi dignes dintérêt», annonce léditeur. Tous les styles sont équitablement représentés, depuis le néo-marocain et lart-déco jusquaux fonctionnel et léconomique, montrant ainsi létrangeté du destin de Casablanca, qui était passée du statut de bourgade banale à celui de laboratoire expérimental darchitecture.
Selon une idée reçue, Casablanca aurait pris son envol par la grâce sanglante du débarquement français de 1907. Rigoureusement inexact. Au vrai, lantique Anfa, rebaptisée Dar-el-Beida au XVIIe siècle, endormie sur un champ de ruines pendant trois siècles, sest éveillée au premier tiers du XIXe siècle. On la disait agitée de fièvre marchande. Lincursion française, amorcée par les marins du meurtrier Galilée, puis scellée par linstauration du Protectorat, cinq ans plus tard, encouragea cette vocation. 
http://www.lavieeco.com/news/cultur...a-travers-100-batisses-historiques-19608.html
Bien quoffert gracieusement, le Guide des architectures du XXe siècle de Casablanca est, à plus dun titre, précieux, parce quil permet de reconstituer laventure architecturale casablancaise, quil fait renaître des architectes inspirés aujourdhui disparus et quil présente des uvres dart dont la furie bétonneuse et lavidité spéculative auront fatalement raison un jour. Luvre de destruction avait commencé dès laube de lindépendance, sest poursuivie irrépressiblement et des pans entiers de la mémoire architecturale casablancaise vivent en sursis. «Produit par Casamémoire (association pour la sauvegarde du patrimoine architectural au Maroc), dans le cadre du projet Mutual Héritage et avec le soutien de lUnion européenne, ce premier guide présente un échantillonnage varié dune centaine de bâtiments, sélectionnés parmi des centaines dautres, aussi dignes dintérêt», annonce léditeur. Tous les styles sont équitablement représentés, depuis le néo-marocain et lart-déco jusquaux fonctionnel et léconomique, montrant ainsi létrangeté du destin de Casablanca, qui était passée du statut de bourgade banale à celui de laboratoire expérimental darchitecture.
Selon une idée reçue, Casablanca aurait pris son envol par la grâce sanglante du débarquement français de 1907. Rigoureusement inexact. Au vrai, lantique Anfa, rebaptisée Dar-el-Beida au XVIIe siècle, endormie sur un champ de ruines pendant trois siècles, sest éveillée au premier tiers du XIXe siècle. On la disait agitée de fièvre marchande. Lincursion française, amorcée par les marins du meurtrier Galilée, puis scellée par linstauration du Protectorat, cinq ans plus tard, encouragea cette vocation. 
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