Par Larbi le vendredi, avril 22 2011 (larbi.org)
On a beau vouloir donner sa chance à la commission du roi, composée par le roi, et chargée de révision la constitution dans les contours fixés par le roi. On a beau vouloir y croire mais le fait, et il faut bien le reconnaître, est que ça ne prend pas....
La commission Menouni est entrain de « dialoguer » avec ceux qui ne sont jamais rangés du côté du changement, ceux qui ont choisi de fermer les yeux sur les dérives du pouvoir ces dernières années et opté pour le conservatisme et limmobilisme se disqualifiant définitivement de leur rôle dacteurs politiques et associatifs.
Les activistes du 20 février ont décidé, à juste titre, de ne pas répondre à linvitation de la commission du roi.
Le mouvement 20 février sait que la donne politique dans la région est de son côté. Le pouvoir marocain, en revanche, ne semble pas comprendre que quelque chose a changé et quil ne servirait plus rien à recueillir aux mêmes méthodes dinfantilisation et daumônes politiques et financières......
Trois options se présentent aujourdhui :
La première, qui semble correspondre aux vux du roi, aboutit fatalement à lenlisement. On laura compris : les ingénieurs du palais entendent continuer à gérer le temps politique et médiatique en attendant que la commission du roi accouche dune pseudo réforme de la constitution, qui allège le pouvoir absolu sans instaurer les bases dune démocratie, et qui sera ratifiée par le peuple après une propagande des médias publics. , On se retrouvera alors, dans quelques mois, avec quasiment les mêmes institutions, le même débat, la même contestation mais en plus radicalisée. Les conséquences seraient alors trop graves. Pas besoin de faire un dessin.
La deuxième option est celle qui correspond aux vux du mouvement du 20 février et la majorité des activistes marocains, est darrêter de perdre le temps du pays dans un chemin qui ne mène nulle part. Interrompre le processus de révision en cours, renvoyer la commission Menouni et en élire une nouvelle crédible et légitime. Seule cette option permettra dêtre à la hauteur de lhistoire en marche et de résoudre le problème une fois pour toute en partant sur de bonnes bases. A long terme, elle fera gagner au pays en temps et en énergie ce quil perdra en révision de trop et en tâtonnements.
La troisième option est purement spéculative. Face à la pression constante de la rue,la commission se surpassera pour aboutir à une vraie réforme et outrepasser les limites fixées par celui qui la nommée en sépanouissant de la tutelle du cabinet royal. Au vu de la composition de la commission et le profil de ses membres, il faudrait un miracle pour que cela arrive.
Je voudrais enfin conclure par une petite remarque.....: Le roi Mohammed VI, son cabinet et ses conseillers, doivent savoir que le temps des manuvres dilatoires est révolu. Ils nont plus dautre choix que de réformer profondément ou risquer une radicalisation dont ils porteront lentière responsabilité.
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Point de vue de Larbi, (blog Larbi.org) à discuter
On a beau vouloir donner sa chance à la commission du roi, composée par le roi, et chargée de révision la constitution dans les contours fixés par le roi. On a beau vouloir y croire mais le fait, et il faut bien le reconnaître, est que ça ne prend pas....
La commission Menouni est entrain de « dialoguer » avec ceux qui ne sont jamais rangés du côté du changement, ceux qui ont choisi de fermer les yeux sur les dérives du pouvoir ces dernières années et opté pour le conservatisme et limmobilisme se disqualifiant définitivement de leur rôle dacteurs politiques et associatifs.
Les activistes du 20 février ont décidé, à juste titre, de ne pas répondre à linvitation de la commission du roi.
Le mouvement 20 février sait que la donne politique dans la région est de son côté. Le pouvoir marocain, en revanche, ne semble pas comprendre que quelque chose a changé et quil ne servirait plus rien à recueillir aux mêmes méthodes dinfantilisation et daumônes politiques et financières......
Trois options se présentent aujourdhui :
La première, qui semble correspondre aux vux du roi, aboutit fatalement à lenlisement. On laura compris : les ingénieurs du palais entendent continuer à gérer le temps politique et médiatique en attendant que la commission du roi accouche dune pseudo réforme de la constitution, qui allège le pouvoir absolu sans instaurer les bases dune démocratie, et qui sera ratifiée par le peuple après une propagande des médias publics. , On se retrouvera alors, dans quelques mois, avec quasiment les mêmes institutions, le même débat, la même contestation mais en plus radicalisée. Les conséquences seraient alors trop graves. Pas besoin de faire un dessin.
La deuxième option est celle qui correspond aux vux du mouvement du 20 février et la majorité des activistes marocains, est darrêter de perdre le temps du pays dans un chemin qui ne mène nulle part. Interrompre le processus de révision en cours, renvoyer la commission Menouni et en élire une nouvelle crédible et légitime. Seule cette option permettra dêtre à la hauteur de lhistoire en marche et de résoudre le problème une fois pour toute en partant sur de bonnes bases. A long terme, elle fera gagner au pays en temps et en énergie ce quil perdra en révision de trop et en tâtonnements.
La troisième option est purement spéculative. Face à la pression constante de la rue,la commission se surpassera pour aboutir à une vraie réforme et outrepasser les limites fixées par celui qui la nommée en sépanouissant de la tutelle du cabinet royal. Au vu de la composition de la commission et le profil de ses membres, il faudrait un miracle pour que cela arrive.
Je voudrais enfin conclure par une petite remarque.....: Le roi Mohammed VI, son cabinet et ses conseillers, doivent savoir que le temps des manuvres dilatoires est révolu. Ils nont plus dautre choix que de réformer profondément ou risquer une radicalisation dont ils porteront lentière responsabilité.
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