Surprenante. Cest la première réaction émise par de nombreux analystes à lendroit de loffre faite au Maroc pour quil intègre le club des pays du Golfe.
Sils se disent comprendre le projet dadhésion de la Jordanie, proximité oblige, ces analystes estiment que linvitation faite à Rabat «ait été plutôt précipitée par les évènements qui secouent le monde arabe». A lappui, certains avancent labsence dune étude à ce sujet et encore moins une consultation des populations concernées.
Lobjectif est-il de réprimer toute velléité de changement ou dintroduire des réformes en tirant profit des expériences des deux pays? Cest la grande question qui se pose. Pour le Maroc, le doute nest pas permis. Dès lannonce de la décision du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) lintérêt a été exprimé. Le communiqué du gouvernement, tout en accueillant favorablement linvitation, a toutefois «réitéré lattachement naturel et irréversible à la construction maghrébine». En dautres termes, le projet est négociable mais il nécessite un délai. Ce qui na pas manqué dêtre explicité par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération le week-end dernier tour à tour à Ryad et Abou Dhabi. Selon le ministre, lentreprise sannonce de longue haleine tant les enjeux sont de taille. Plusieurs étapes sont à prévoir. A commencer par lélaboration dune étude stratégique. En tout cas il ny a pas encore dagenda pour louverture de négociations.
Quid alors de létat des lieux et des enjeux ?
Le CCG sérige en effet, en organisation à la fois économique, sociale, politique et militaire. Elle rassemble six monarchies formant une ligne discontinue face à lIran, sétendant dOman au sud, au Koweït, au nord, en passant par les Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et lArabie Saoudite qui en est le leader. Sa charte a été signée le 25 mai 1981, dans un contexte dominé par la guerre au Liban et celle entre lIrak et lIran. Ces deux derniers pays constituant une grande menace de déstabilisation dans la région.
http://www.leconomiste.com/article/883413-conseil-du-golfebrquel-interet-pour-le-maroc
Sils se disent comprendre le projet dadhésion de la Jordanie, proximité oblige, ces analystes estiment que linvitation faite à Rabat «ait été plutôt précipitée par les évènements qui secouent le monde arabe». A lappui, certains avancent labsence dune étude à ce sujet et encore moins une consultation des populations concernées.
Lobjectif est-il de réprimer toute velléité de changement ou dintroduire des réformes en tirant profit des expériences des deux pays? Cest la grande question qui se pose. Pour le Maroc, le doute nest pas permis. Dès lannonce de la décision du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) lintérêt a été exprimé. Le communiqué du gouvernement, tout en accueillant favorablement linvitation, a toutefois «réitéré lattachement naturel et irréversible à la construction maghrébine». En dautres termes, le projet est négociable mais il nécessite un délai. Ce qui na pas manqué dêtre explicité par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération le week-end dernier tour à tour à Ryad et Abou Dhabi. Selon le ministre, lentreprise sannonce de longue haleine tant les enjeux sont de taille. Plusieurs étapes sont à prévoir. A commencer par lélaboration dune étude stratégique. En tout cas il ny a pas encore dagenda pour louverture de négociations.
Quid alors de létat des lieux et des enjeux ?
Le CCG sérige en effet, en organisation à la fois économique, sociale, politique et militaire. Elle rassemble six monarchies formant une ligne discontinue face à lIran, sétendant dOman au sud, au Koweït, au nord, en passant par les Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et lArabie Saoudite qui en est le leader. Sa charte a été signée le 25 mai 1981, dans un contexte dominé par la guerre au Liban et celle entre lIrak et lIran. Ces deux derniers pays constituant une grande menace de déstabilisation dans la région.
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