La bonne volonté la plus importante est celle du Roi Mohammed VI. Seul lui peut faire en sorte que cette réforme ne soit pas une réformette cosmétique pour faire joujou et donner un os à ronger. Si les constitutionnalistes français entraient dans la danse, ce serait un camouflet pour Menouni et ses comparses en tout cas.
Quoi qu'il en soit, on jugera à l'aune de la remise de la copie ici même et les observateurs ne seront pas dupes.
Le Maroc ne doit pas nous faire le coup de la monarchie parlementaire "à la marocaine" comme il le fait déjà avec une "monarchie constitutionnelle à la marocaine" . Cette nouvelle constitution devra être gravée dans le marbre, servir de réelle loi fondamentale pour décrire sans ambiguïté ce qu'elle envisage pour implémenter la séparation des pouvoirs, la citoyenneté marocaine et les organes de représentativité ainsi que de contrôle. Il faudra que le pouvoir exécutif soit comptable de son action (ou inaction) et que les joujoux traditionnels soient relégués à ce qu'ils sont çàd la réminiscence d'une conception archaïque des pouvoirs. Qui puis est, non démocratique et absolutiste. Sinon, autant revenir à la bey3a, les allégeances qui en découlent, la choura en supprimant les éléments de modernité qui n'ont aucune résonance dans le quotidien des Marocains. Comme ça au moins, les choses seront claires.
Le Maroc, s'il veut jouer dans la cour des grands (il en a les moyens) et faire partie du concert des nations devra faire un choix. Entre modernité et obscurantisme larvé.
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