Trois années de crise économique sont venues à bout de tous les bons et beaux plans des socialistes. Les premiers résultats des élections municipales, publiés dimanche soir par le ministère espagnol de lIntérieur, confirment le retour des conservateurs du Parti populaire (PP) au pouvoir. Un retour qui narrange pas les affaires du Maroc sachant que ce parti a toujours été hostile aux Marocains. Il y a quelques mois encore, lon avait frôlé la crise diplomatique entre Rabat et Madrid, justement à cause de la prise de position nettement et ouvertement anti-marocaine du même Parti populaire. Ce dernier avait voté et exercé tout son lobbying pour faire passer une motion du Parlement espagnol demandant au gouvernement de «dire leur inquiétude face à des violations présumées des droits de lhomme au Sahara» après les évènements de Gdim Izik. Le texte de la motion en question avait aussi demandé au gouvernement de condamner les incidents du 8 novembre. Evidemment, cela na pas été du goût de Rabat et de tous les Marocains. Le ton était alors monté entre le Maroc et lEspagne poussant même Rabat à envisager la «réévaluation dans tous les domaines de ses relations» avec le voisin du Nord.
La réaction du gouvernement espagnol ne sétait pas fait attendre longtemps. Les socialistes du PSOE au pouvoir et au gouvernement ont alors multiplié les démarches et les déclarations dapaisement. Histoire de désamorcer une crise qui a été exacerbée par certains médias espagnols qui sétaient mis à publier des photos de personnes vivantes les donnant pour mortes sous les coups des forces de lordre marocaines intervenues pour démanteler le camp de Gdim Izik. Derrière cette instrumentalisation des évènements de Laâyoune, il y avait le Parti populaire. Si ce parti revient au pouvoir, il y a lieu de craindre pour lavenir des relations entre Rabat et Madrid. Certes, ce nest pas une victoire aux municipales qui risque de ly porter, mais cest un premier pas dont il faut tenir compte avant les législatives de mars 2012. Le Maroc doit se préparer à léventualité dune arrivée du leader du PP, Mariano Rajoy, à la tête du gouvernement espagnol. Grand nostalgique de la période franquiste, ce dernier comme le parti quil dirige ne cachent pas leur hostilité au Maroc qui risque de se traduire par un revirement de la position du gouvernement espagnol dans le dossier du Sahara. Pour rappel, José Luis Rodriguez Zapatero, actuel chef de lexécutif espagnol et du PSOE, avait déclaré: «Le contentieux du Sahara, qui dure depuis plus de trente ans, doit se terminer». Il avait alors insisté sur «lentretien de relations de confiance et de sincérité avec le Maroc». Cela parce que, avait-il affirmé, «ce pays voisin est un partenaire actif dans la prévention des menaces qui pourraient affecter la sécurité de lEspagne et avec lequel la coopération va au-delà du problème du Sahara». Cétait il y a quelques mois à peine. Aujourdhui, il est certain quil faut sattendre à un autre discours de la part de Mariano Rajoy et qui risque, malheureusement, de souffler du froid sur des relations jusquici assez chaleureuses.
L'Economiste
La réaction du gouvernement espagnol ne sétait pas fait attendre longtemps. Les socialistes du PSOE au pouvoir et au gouvernement ont alors multiplié les démarches et les déclarations dapaisement. Histoire de désamorcer une crise qui a été exacerbée par certains médias espagnols qui sétaient mis à publier des photos de personnes vivantes les donnant pour mortes sous les coups des forces de lordre marocaines intervenues pour démanteler le camp de Gdim Izik. Derrière cette instrumentalisation des évènements de Laâyoune, il y avait le Parti populaire. Si ce parti revient au pouvoir, il y a lieu de craindre pour lavenir des relations entre Rabat et Madrid. Certes, ce nest pas une victoire aux municipales qui risque de ly porter, mais cest un premier pas dont il faut tenir compte avant les législatives de mars 2012. Le Maroc doit se préparer à léventualité dune arrivée du leader du PP, Mariano Rajoy, à la tête du gouvernement espagnol. Grand nostalgique de la période franquiste, ce dernier comme le parti quil dirige ne cachent pas leur hostilité au Maroc qui risque de se traduire par un revirement de la position du gouvernement espagnol dans le dossier du Sahara. Pour rappel, José Luis Rodriguez Zapatero, actuel chef de lexécutif espagnol et du PSOE, avait déclaré: «Le contentieux du Sahara, qui dure depuis plus de trente ans, doit se terminer». Il avait alors insisté sur «lentretien de relations de confiance et de sincérité avec le Maroc». Cela parce que, avait-il affirmé, «ce pays voisin est un partenaire actif dans la prévention des menaces qui pourraient affecter la sécurité de lEspagne et avec lequel la coopération va au-delà du problème du Sahara». Cétait il y a quelques mois à peine. Aujourdhui, il est certain quil faut sattendre à un autre discours de la part de Mariano Rajoy et qui risque, malheureusement, de souffler du froid sur des relations jusquici assez chaleureuses.
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