Dissolution du Parlement et changement de gouvernement. La revendication, récurrente depuis les toutes premières manifestations du 20 Février, fait désormais partie de la réthorique politique. Il en va de même pour son corollaire, lorganisation délections anticipées. Depuis la tenue, les 23 et 24 avril, du Conseil national de lIstiqlal, la revendication est prise au sérieux. Cest le Premier ministre, revêtu à loccasion de sa casquette de secrétaire général (SG) du plus ancien parti du Maroc, qui crée la surprise. Même les siens ont été pris de court par son appel à la tenue délections avant terme et, par conséquent, la mise en place de nouvelles institutions qui cadreront avec la nouvelle Constitution.
Quest-ce qui explique lappel de Abbas El Fassi, SG de lIstiqlal et Premier ministre, à réclamer la tenue délections anticipées ? Pour des membres du comité exécutif du parti lobjectif politique du chef du gouvernement na pas de rapport avec les revendications des jeunes du 20 Février ou la prochaine réforme de la constitution. Abbas El Fassi, qui fait face à un front réclamant avec insistance la tenue, avant terme, du congrès de lIstiqal, à lissue duquel il ne pourra plus être à la tête du parti, vise une sortie par le haut. Son objectif serait de ne pas se faire évincer de la direction du parti avant davoir achevé son mandat de Premier ministre pour garder la main sur les accréditations aux prochaines élections.
Pour certaines formations politiques, cest plutôt la manière qui dérange. «Le premier ministre est libre de faire les annonces quil veut. Ces déclarations nengagent que lui. Il a eu recours à son parti, au lieu de sa majorité, pour les entériner. Pour une telle annonce, il aurait en effet été préférable quil en informe dabord la majorité gouvernementale. Il aurait dû se concerter dabord avec ses partenaires pour au moins débattre de la faisabilité de la tenue des élections anticipées», explique ce membre du bureau politique de lUSFP. Au PPS, des interrogations planent sur cette position du parti de lIstiqlal. «Cela dautant que cest du Premier ministre quelle émane. Ce qui ouvre la voie à toutes les suppositions», affirme un membre du bureau politique du PPS.
Plus de deux semaines après la sortie du Premier ministre, la proposition peine à trouver un écho favorable au sein des autres formations. Même au sein de lIstiqlal lui-même, plusieurs membres du comité exécutif ne croient pas en sa pertinence. La seule réponse officielle est venue du PJD. Les islamistes ont jugé, samedi 7 mai, à lissue dune réunion très chargée du secrétariat national de leur parti, quil faut surtout «prendre le temps nécessaire pour une meilleure préparation et organisation des prochaines élections». La formation dAbdelilah Benkirane a mis ouvertement en garde contre «des élections anticipées dont la réussite nest pas garantie davance».
Les autres partis, même sils nont pas encore pris une position tranchée sur le sujet, se tiennent aux aguets et se préparent à toute éventualité. Cest le cas entre autres de lUSFP ou encore du PPS, qui, lui, vient de charger un comité restreint de préparer une «étude de faisabilité» des élections avant terme.
http://www.lavieeco.com/news/politi...es-elections-anticipees-du-Maroc --19532.html
Quest-ce qui explique lappel de Abbas El Fassi, SG de lIstiqlal et Premier ministre, à réclamer la tenue délections anticipées ? Pour des membres du comité exécutif du parti lobjectif politique du chef du gouvernement na pas de rapport avec les revendications des jeunes du 20 Février ou la prochaine réforme de la constitution. Abbas El Fassi, qui fait face à un front réclamant avec insistance la tenue, avant terme, du congrès de lIstiqal, à lissue duquel il ne pourra plus être à la tête du parti, vise une sortie par le haut. Son objectif serait de ne pas se faire évincer de la direction du parti avant davoir achevé son mandat de Premier ministre pour garder la main sur les accréditations aux prochaines élections.
Pour certaines formations politiques, cest plutôt la manière qui dérange. «Le premier ministre est libre de faire les annonces quil veut. Ces déclarations nengagent que lui. Il a eu recours à son parti, au lieu de sa majorité, pour les entériner. Pour une telle annonce, il aurait en effet été préférable quil en informe dabord la majorité gouvernementale. Il aurait dû se concerter dabord avec ses partenaires pour au moins débattre de la faisabilité de la tenue des élections anticipées», explique ce membre du bureau politique de lUSFP. Au PPS, des interrogations planent sur cette position du parti de lIstiqlal. «Cela dautant que cest du Premier ministre quelle émane. Ce qui ouvre la voie à toutes les suppositions», affirme un membre du bureau politique du PPS.
Plus de deux semaines après la sortie du Premier ministre, la proposition peine à trouver un écho favorable au sein des autres formations. Même au sein de lIstiqlal lui-même, plusieurs membres du comité exécutif ne croient pas en sa pertinence. La seule réponse officielle est venue du PJD. Les islamistes ont jugé, samedi 7 mai, à lissue dune réunion très chargée du secrétariat national de leur parti, quil faut surtout «prendre le temps nécessaire pour une meilleure préparation et organisation des prochaines élections». La formation dAbdelilah Benkirane a mis ouvertement en garde contre «des élections anticipées dont la réussite nest pas garantie davance».
Les autres partis, même sils nont pas encore pris une position tranchée sur le sujet, se tiennent aux aguets et se préparent à toute éventualité. Cest le cas entre autres de lUSFP ou encore du PPS, qui, lui, vient de charger un comité restreint de préparer une «étude de faisabilité» des élections avant terme.
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