Les grandes écoles recalées au master

  • Initiateur de la discussion Initiateur de la discussion petitbijou
  • Date de début Date de début

petitbijou

Casablanca d'antan
VIB
Accréditées pour de nouvelles formations, certaines grandes écoles publiques ne peuvent délivrer le «diplôme national» à leurs lauréats. Ces derniers n’ont droit qu’à des attestations de réussite. Ce qui a priori ne pose pas de problèmes pour ceux qui ont rejoint le secteur privé mais handicape ceux qui ont opté pour le public. Car, dans l’administration, le recrutement dans une échelle donnée dépend du diplôme. L’origine de cette situation dans laquelle se retrouvent les grandes écoles publiques remonte à 2005-2006, date du lancement du programme d’urgence pour la formation de 10.000 ingénieurs. Partant de là, certaines écoles comme l’Institut national des postes et télécommunications ont démarré des formations pour lesquelles elles ont obtenu les accréditations nécessaires(1). L’Ecole Hassania des travaux publics a également lancé une formation en 2008 sur la gestion du transport et se retrouve aussi dans la même situation. Sauf que ces établissements ne relèvent pas administrativement des universités. Ce qui suppose qu’ils doivent se mettre en conformité avec la loi 01-00 organisant l’enseignement supérieur.
Un décret et une mise à niveau des textes juridiques des différentes écoles publiques s’avèrent nécessaires. Mais la mise en œuvre a pris plus de temps que prévu puisque depuis le lancement de ces formations, près de deux promotions sont déjà sorties sur le marché.
Dans le cas de l’EHTP, le master en gestion du transport, un cycle de formation gratuit s’adressant aux bac+3, est actuellement en stand-by le temps de régler le problème des textes. Des concertations sont ainsi engagées avec le ministère de l’Enseignement supérieur.
Et les deux parties travaillent aujourd’hui sur un projet d’amendement. Les changements seraient introduits via un décret dans lequel l’EHTP compte également obtenir la possibilité de délivrer des doctorats. «Nous avons l’espoir de parvenir à une solution dans les plus brefs délais. Et nous avons convenu avec nos partenaires que la nouvelle loi aura un effet rétroactif», affirme Adnane Boukamel, directeur général de l’EHTP. Pour sa part, l’INPT est en avance. Ses textes sont au Parlement.
Et là aussi, l’on a prévu la rétroactivité de la loi au profit des lauréats des formations concernées. «La rétroactivité de la loi est prévue dans le projet de texte. Maintenant, la sortie des texte dépendra du rythme du travail législatif», souligne Mohammed Abdelfattah Charif Chefchaouni, directeur de l’INPT. Pour l’institut, le projet prévoit l’introduction du cycle doctoral ainsi que la modernisation de certaines procédures. C’est le cas par exemple pour le poste de directeur de l’école qui s’effectuera sur appel à candidature alors que la mission sera fixée à 4 ans renouvelables une seule fois.


http://www.leconomiste.com/article/les-grandes-ecoles-recalees-au-master
 
Retour
Haut