Les prostituées indépendantes ont une nouvelle fois manifesté contre le harcèlement policier dont elles se disent victimes dans le bois de Boulogne, à Paris, mardi 5 juin, tandis que leur avocate tente d'obtenir un rendez-vous avec le nouveau ministre de l'intérieur, Manuel Valls.
Alors que quelque deux cents "travailleurs et travailleuses du sexe" ont manifesté samedi 2 juin à Paris pour dénoncer "la répression policière" et s'opposer au projet de pénalisation des clients, de nouvelles interpellations ont eu lieu ces derniers jours dans le bois de Boulogne pour "racolage public", disent plusieurs associations de prostituées dans un communiqué.
ARRESTATIONS POUR RACOLAGE
Celles-ci s'opposent à un arrêté du préfet de police datant du 1er mars, leur interdisant l'utilisation de camionnettes pour exercer leur activité.
Elles se disent "la cible d'un acharnement accru (PV de stationnement, mises en fourrière)" de la part de la police, et dénoncent des arrestations "quotidiennement" pour racolage, "alors qu'il n'y a pas racolage" puisqu'elles exercent dans leur véhicule sans interpeller le client, affirme Elizabeth, l'une d'entre elles, jointe au téléphone.
Me Stéphanie Marcie-Hullin, qui défend plusieurs prostituées, a demandé à rencontrer le nouveau préfet de police de Paris, Bernard Boucault, récemment nommé, ainsi que le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, "pour qu'on puisse relancer le dialogue".
LA PROSTITUTION REPOUSSÉE "TOUJOURS PLUS LOIN"
"L'illégalité de ces arrestations est flagrante : les personnes concernées étaient dans leurs camions, et donc invisibles aux yeux du public", ajoute un communiqué commun du Syndicat du travail sexuel (Strass), du collectif (des prostituées) du 16e arrondissement et de l'association Acceptess-T.
"Tout dans le droit en vigueur et son application a pour principal objet d'entraver l'exercice de la prostitution, de repousser les travailleur(se)s du sexe toujours plus loin, accroissant ainsi les risques pour leur sécurité et leur santé, jusqu'à ce qu'elles pointent au Pôle emploi ou se retrouvent en prison", dénonce le communiqué.
Le 18 mai, une cinquantaine de prostituées et transsexuels exerçant dans le bois de Boulogne dans des véhicules avaient déjà manifesté pour les mêmes raisons.
Alors que quelque deux cents "travailleurs et travailleuses du sexe" ont manifesté samedi 2 juin à Paris pour dénoncer "la répression policière" et s'opposer au projet de pénalisation des clients, de nouvelles interpellations ont eu lieu ces derniers jours dans le bois de Boulogne pour "racolage public", disent plusieurs associations de prostituées dans un communiqué.
ARRESTATIONS POUR RACOLAGE
Celles-ci s'opposent à un arrêté du préfet de police datant du 1er mars, leur interdisant l'utilisation de camionnettes pour exercer leur activité.
Elles se disent "la cible d'un acharnement accru (PV de stationnement, mises en fourrière)" de la part de la police, et dénoncent des arrestations "quotidiennement" pour racolage, "alors qu'il n'y a pas racolage" puisqu'elles exercent dans leur véhicule sans interpeller le client, affirme Elizabeth, l'une d'entre elles, jointe au téléphone.
Me Stéphanie Marcie-Hullin, qui défend plusieurs prostituées, a demandé à rencontrer le nouveau préfet de police de Paris, Bernard Boucault, récemment nommé, ainsi que le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, "pour qu'on puisse relancer le dialogue".
LA PROSTITUTION REPOUSSÉE "TOUJOURS PLUS LOIN"
"L'illégalité de ces arrestations est flagrante : les personnes concernées étaient dans leurs camions, et donc invisibles aux yeux du public", ajoute un communiqué commun du Syndicat du travail sexuel (Strass), du collectif (des prostituées) du 16e arrondissement et de l'association Acceptess-T.
"Tout dans le droit en vigueur et son application a pour principal objet d'entraver l'exercice de la prostitution, de repousser les travailleur(se)s du sexe toujours plus loin, accroissant ainsi les risques pour leur sécurité et leur santé, jusqu'à ce qu'elles pointent au Pôle emploi ou se retrouvent en prison", dénonce le communiqué.
Le 18 mai, une cinquantaine de prostituées et transsexuels exerçant dans le bois de Boulogne dans des véhicules avaient déjà manifesté pour les mêmes raisons.