Salam. Je ne sais pas si toutes les personnes ayant déjà lu des ouvrages classiques de hadith, d'exégèse, etc. traduits vers le français s'en sont rendu compte, et je voulais attirer l'attention sur un point important au sujet des ouvrages islamiques en langue française.
Outre le fait que les ouvrages classiques traduits vers le français sont assez mal traduits, mais cela un francophone moyen l'aura constaté de fait, la traduction est presque systématiquement estropiée et des paragraphes, voire des pages entières sont sautées... Il suffit de par exemple consulter la "traduction de l'exégèse selon ibn Kathir" censé être intégral avec la version disponible en langue arabe pour s'apercevoir de cela ! Surtout quand les maisons d'éditions sont subventionnées par l'Arabie Saoudite, c'est un véritable carnage. Et je ne soutiens pas qu'il serait inapproprié de faire une riche annotation et des annexes sur l'évaluation du degré d'authenticité des récits rapportés (et les divergences à ce sujet).
Pour se rendre compte du degré de manque de sérieux en matière de l'établissement du texte original, du travail lexicologique, paléographique et de traduction, d'annotations etc., un bel exemple est de se procurer la Sirah du Prophète selon ibn Ishaq dans l'édition critique par Ferdinand Wüstenfeld, un travail datant carrément du XIXeS ?! Or, l'auteur présente les trois manuscrits originaux qu'ils s'est procurés, les décrit rigoureusement, les dates, et précise dans son ouvrage quel passage présente une variante selon quel manuscrit. Le travail d'orfèvre qu'il a fait devrait faire honte aux pseudo traductions présentées à la va vite pour se faire un maximum d'argent, quitte à carrément déformer le texte en sorte de le rendre proche de son obédience.
Outre le fait que les ouvrages classiques traduits vers le français sont assez mal traduits, mais cela un francophone moyen l'aura constaté de fait, la traduction est presque systématiquement estropiée et des paragraphes, voire des pages entières sont sautées... Il suffit de par exemple consulter la "traduction de l'exégèse selon ibn Kathir" censé être intégral avec la version disponible en langue arabe pour s'apercevoir de cela ! Surtout quand les maisons d'éditions sont subventionnées par l'Arabie Saoudite, c'est un véritable carnage. Et je ne soutiens pas qu'il serait inapproprié de faire une riche annotation et des annexes sur l'évaluation du degré d'authenticité des récits rapportés (et les divergences à ce sujet).
Pour se rendre compte du degré de manque de sérieux en matière de l'établissement du texte original, du travail lexicologique, paléographique et de traduction, d'annotations etc., un bel exemple est de se procurer la Sirah du Prophète selon ibn Ishaq dans l'édition critique par Ferdinand Wüstenfeld, un travail datant carrément du XIXeS ?! Or, l'auteur présente les trois manuscrits originaux qu'ils s'est procurés, les décrit rigoureusement, les dates, et précise dans son ouvrage quel passage présente une variante selon quel manuscrit. Le travail d'orfèvre qu'il a fait devrait faire honte aux pseudo traductions présentées à la va vite pour se faire un maximum d'argent, quitte à carrément déformer le texte en sorte de le rendre proche de son obédience.