Plan Emergence: 15000 emplois créés et 9 milliards DH d'exportations de plus en 2010

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Plan Emergence : 15 000 emplois créés et 9 milliards de DH d'exportations en plus au cours de l'année 2010

Le bilan a été présenté lors des IIe Assises de l'industrie le 5 mai. Les plateformes industrielles intégrées connaissent quelques retards.

Il est peut-être prématuré pour affirmer que l’objectif sera atteint, mais la mise en œuvre du plan Emergence semble être sur la bonne voie. Le bilan des réalisations présenté jeudi 5 mai par le ministre de l’industrie et du commerce, Ahmed Chami, à l’occasion des Assises de l’industrie, montre que le «Plan national pour l’émergence industrielle», lancé en février 2009, commence à donner ses fruits.

En 2010, 15 000 emplois ont été créés dans les 4 nouveaux métiers du Maroc que sont l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique et l’électronique. Ces quatre secteurs employaient à fin 2010 près de 115 000 personnes contre 100 000 à fin 2009.
De même, les exportations ont connu une progression plus que respectable. Elles étaient à 26 milliards en 2009 et ont progressé de 36,5% pour atteindre 35,3 milliards DH en 2010. Certes, il y a eu la reprise économique mondiale, mais le taux de croissance va au-delà d’un simple retour à la normale.

Le foncier, encore le foncier, toujours le foncier

Sur d’autres volets, il reste encore du chemin à faire. C’est l’exemple des plateformes industrielles intégrées (P2I), ces zones industrielles nouvelle génération destinées justement à donner plus de visibilité et de cohérence à l’offre Maroc. Si sur les 14 sites programmés (non compris les nouvelles zones d’activité et les anciennes zones industrielles à réhabiliter) une majorité semble être en phase avec les prévisions en terme de délais, quelques-unes connaîtront du retard à cause de problèmes d’ordre foncier. C’est le cas particulièrement de la P2I de Ras El Ma à Fès (425 ha) confiée à TMSA, celle de Settat (382 ha) qui sera aménagée par Ditema et, enfin, celle de Casablanca pour laquelle aucun site précis n’a encore été définitivement identifié. A ces trois cas, il faut rajouter les projets de Marrakech Shore, Tanger Automotive city et Nouasseur Aerospace city qui, de l’aveu du ministre de l’industrie, risquent eux aussi de connaître un léger retard.

Hormis cela, et pour les autres volets, comme la formation, le climat des affaires ou encore la compétitivité des entreprises, les indicateurs sont globalement au vert. Lors de la deuxième édition des Assises de l’industrie tenue jeudi 5 mai à Casablanca, Ahmed Chami a eu l’occasion de revenir aussi sur les fondamentaux du Pacte national pour l’Emergence et les objectifs fixés. Le contrat programme comporte 111 mesures concrètes dont la réalisation est assignée au public et au privé sur la période 2009-2015.

A la fin de cette période, le plan devra permettre, en principe, une augmentation du PIB industriel de 50 milliards DH, un volume additionnel d’exportations de 95 milliards de DH et surtout la création de 220 000 nouveaux emplois.

La VieEco
 
Lesechos.ma

Impressionnant! C’est unanimement le retour des participants aux 2e Assises de l’industrie tenues le 5 mai à Casablanca, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Et pour cause. Le rendez-vous est une vitrine de communication sans commune mesure. L’occasion pour la destination d’investissement Maroc d’afficher ses atouts de séduction, qui feront peut être pencher la raison des investisseurs vers notre pays. Mais surtout, dans le contexte actuel, à la fois empreint des inquiétudes régionales et du récent coup dur que les terroristes ont asséné à Marrakech, cette édition est l’occasion de rassurer et de confirmer que le royaume est bel est bien une exception. Mission accomplie pour Chami et ses équipes, en tout cas en sa composante communication. La présence de Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, est venue appuyer les potentialités du pays devant des dizaines de journalistes étrangers. Le tout en présence du Souverain qui, au passage, a relevé la lenteur des réformes administratives. Les participants étrangers en ont eu donc plein la vue. En tout cas ils ont beaucoup plus retenu la stabilité marocaine que le bilan de mise en œuvre du Pacte tant attendu par les observateurs locaux. Là aussi, «la com’» a primé. Puisque c’est principalement les chantiers qui sont en avance qui ont été naturellement mis en avant, même si la lenteur administrative et la corruption qui plombent le climat des affaires ont été nettement soulevées par le ministre comme obstacles persistants.
Unités de formation dédiées
Sur le fonds maintenant, les deux premières années de mise en œuvre d’Émergence ont surtout permis de jeter les bases du Maroc industriel. Certes les effets commencent déjà à se faire sentir et à se traduire dans les statistiques économiques. 36% d’exportations en plus parmi les fameux les Métiers mondiaux du Maroc et un secteur automobile qui passera l’année prochaine comme premier métier à l’export. C'était une utopie il y a tout juste quelques années.
Mais il va sans dire, que l’on est encore aux balbutiements des potentialités offertes, et qu’il faut donner un vigoureux coup de fouet pour que la machine puisse se maintenir d’elle-même. Surtout que cette embellie des exportations est largement imputable aux implantations étrangères de ces deux dernières années. Puisqu’à terme, l’objectif n’est pas de rester dans l’assistanat, ni de construire un tissu industriel de nationalités étrangères, mais bel et bien d’avoir une industrie locale forte qui peut voler de ses propres ailes.
Or il y a des fondamentaux qui sont encore à la traîne, malgré tous les efforts affichés. En tête de liste, l’éternel problème des ressources humaines. Si l’adéquation entre la demande des entreprises et l’offre des profils, les raisons sont infiniment plus structurelles et dépassent de loin le champs d’intervention du département de l’Industrie. En l’absence d’un système éducatif performant et cohérent de bout en bout, Chami ne peut que donner des réponses ponctuelles en créant des unités de formation dédiées, à l’instar des Instituts de formation aux métiers de l’automobile qui sont les plus avancés.
 
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Même si les plans de formation sectoriels tardent à venir pour plusieurs métiers stratégiques. Aussi fondamentales, la logistique et la distribution accusent des retards importants et baignent encore dans l’archaïsme insufflé par le poids de l’informel. Prenons le textile comme exemple. Autant les opérateurs que la tutelle misent sur le marché intérieur pour pérenniser l’activité.
Or les circuits de distribution modernes, clé de voûte de l’essor du marché domestique, peinent à émerger pour atteindre le maximum de consommateurs marocains. Un chiffre pour illustrer l’ampleur du potentiel en jachère: plus de 40 milliards de dirhams, c’est le potentiel domestique identifié par l’Amith, alors que le chiffre d’affaires à l’export tourne autour des 30 milliards. Des retards d’ordre globale et technique, mais qui ne sont pas les seuls, d’autres purement réglementaire tardant également à se mettre en place.
Il s’agit en l’occurrence de la «révision des tarifs douaniers sur les intrants primordiaux et les produits finis» réclamée depuis belle lurette par les professionnels du textile/cuire et de l’agroalimentaire. Inscrite dans les plans de Chami, mais encore non aboutie, cette mesure devient urgente face à la concurrence étrangère féroce, de plus exacerbée par l’ouverture des frontières tarifaires engendrée par les accords de libre-échange. Donner les mêmes avantages aux nationaux qu’aux étrangers ne peut en aucun cas être taxé de protectionnisme.
En attendant, le gouvernement continue de miser sur les investissements directs étrangers pour dynamiser le processus dans les plus brefs délais, espérant ainsi bénéficier des transferts de technologies, de compétences et de savoir-faire attendus. A l’heure où les Assises se tenaient, 428 entreprises internationales étaient en cours de démarchage...
 
Leconomiste.com

ASSISES DE L’INDUSTRIE
PME: DE NOUVEAUX FINANCEMENTS
DEUX FONDS PUBLICS/PRIVÉS D’UN MONTANT GLOBAL DE 830 MILLIONS DE DH
L’ENCOURS GARANTI PAR LA CCG S’ÉLÈVE À 2,5 MILLIARDS DE DH EN 2010

LES PME disposent de plusieurs programmes d’accompagnement destinés à améliorer leur productivité et leur compétitivité. Mais pour ces entreprises, le financement reste une problématique ardue. «Il est important de concevoir une gamme intégrée d’outils de garantie de financement des PME», déclare Latifa Echchihabi, directrice générale de l’Agence nationale de la promotion des PME (Anpme), lors des 2es Assises de l’industrie. Ainsi, l’un des outils mis en œuvre par l’Etat pour le financement des PME consiste en la Caisse centrale de garantie (CCG). «L’entreprise est un corps qui se crée, se développe, évolue et peut faire face à des difficultés financières», déclare Hicham Serghini, secrétaire général.
Mais si, pour certaines entreprises, l’accès au financement est aisé, d’autres par contre seront confrontées à de nombreuses difficultés. C’est à cette catégorie que s’adressent les services de la CCG.
Pour l’essentiel des entreprises, les besoins en financement concernent surtout le crédit bancaire. D’où l’élaboration d’un nouveau système national de garantie. «Aujourd’hui, la CCG offre toute une panoplie de produits adaptés aux besoins des PME. D’ailleurs, entre 2009 et 2010, la Caisse a garanti un encours de 2,5 milliards de DH, soit autant que toute la période 2004-2008», déclare Serghini. Un niveau qui fait du Maroc le premier pays de la région Mena en termes de garantie des crédits accordés aux PME, affirme-t-on du côté de la CCG.
Outre le dispositif étatique, les fonds publics/privés constituent une alternative pour le financement des PME. «Ce partenariat a permis d’avoir deux premiers fonds d’investissement. Ainsi, pas moins de 800 millions de DH seront injectés dans les fonds propres des PME au cours des cinq prochaines années», déclare Bassim Jai Hokaimi, PDG d’Atlamed. Mais comment fonctionnent ces outils de financement? «Les fonds de capital ne fonctionnent pas comme des sociétés d’investissement classiques. Ce sont des sociétés dotées d’une organisation duale. D’un côté, elles ont un fonds et, de l’autre, une société de gestion qui gère ce fonds», poursuit Jai Hokaimi.
Autre caractéristique de ces fonds, ce sont des structures qui accompagnent les entreprises avec un horizon de sortie plus court que dans le cas des sociétés d’investissement classiques, qui, elles, ont une vision «beaucoup plus longue».
La sortie de ces sociétés du capital d’une entreprise entraîne un effet de rotation des fonds, qui sont réinjectés dans une autre structure ou servent de levier d’autres fonds auprès de banques. L’avantage de l’injection d’un apport de fonds propres dans une entreprise met cette dernière dans une position plus confortable par rapport au crédit bancaire.
Autres avantages, l’introduction de meilleures pratiques en matière de gouvernance, la possibilité d’extension externe via l’acquisition de sociétés ou le rapprochement avec d’autres.
 
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