Salam, salut
C'est très juste, et d'ailleurs c'est déjà la direction que prennent les relations internationales: l'effondrement des alliances traditionnelles héritées de la seconde guerre mondiale et la recomposition de blocs régionaux puissants et fortements concurrentiels.
Est-ce que cela est souhaitable, sécurisant en matière de conflictualité, je n'en suis pas sûr. A mon sens, une coordination accrue au sein d'institutions plus représentatives de ce nouveau rapport de force, c'est-à-dire moins polarisées en sources de pouvoir, aurait été le cadre le plus adéquat pour amortir les conséquences (brutales pour tous les acteurs économiques) des bouleversements en cours.
Malheureusement, il aurait fallut agir plus en amont et ne pas tenter de faire repartir une machine économique dont la rupture était définitive dès le second semestre 2007. Les sommets internationaux ont été à cet égard successivement médiocres en initiatives, aléatoires en engagements communs mais en revanche le théatre du retour au chacun pour soi, ce qui a conséquemment produit une aggravation et une accélération des tendances dépressives déjà marquées en signaux depuis 2006.
Les rails sur lesquels nos dirigeants ont mis le train de l'Histoire risquent d'être sinueux.