Etre laïque en terre d'islam

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Exactement.

Ce littéralisme est le produit historique d'une exégèse sanctifiée par ceux qui l'ont produite, et qui tire ses racines d'une vision d'un Coran "incréé", situé hors du temps et de l'espace, et dont la formulation de la partie normative, donc, n'entretiendrait pas de rapport de causalité par rapport au contexte humain, social, culturel et anthropologique de la société récipiendaire.

C'est ce type de lecture qui conduit entre autres à considérer l'amputation de la main du voleur comme un châtiment toujours approprié au vol de nos jours, puisque le Coran en fait mention et que celui-ci s'applique identiquement et sans altération à toute époque et contexte. Ce genre de lecture, pour illogique et obscurantiste qu'elle soit, n'en continue pas moins à être privilégiée par une large frange d'Ulémas qui, jaloux de leur pouvoir, continuent à transmettre de génération en génération un savoir figé, immuable, auto-sacralisé, sans se risquer à y proposer la moindre remise en cause ni le moindre questionnement critique. La pensée musulmane se fige alors dans un "non-devenir", qui contribue à son propre cloisonnement intellectuel et à son propre déphasage que tentent de fustiger certains penseurs modernes.

Or l'Islam, si on l'étudie avec le recul nécessaire, est avant tout porteur d'éthique. Cette éthique est celle qui constitue la finalité des injonctions normatives du Coran, et c'est sur elle que devrait dès lors se figer l'attention, plutôt que sur la lettre du texte, qui rejoint les récipiendaires du message dans leur réalité d'époque et s'exprime par rapport au contexte de celle-ci. La lecture minimaliste du Coran - celle qui se fixe sur des versets isolés dont on sanctifie la lettre, plutôt que de les voir dans une dynamique éthique globale au moyen d'une lecture vectorielle et transversale du Coran - est encore suivie par nombre de musulmans. En témoignent suffisamment les multiples références à des versets isolés du Coran ou à des hadiths brandis en justification de chaque fait et geste. Mais compte tenu de l'influence de l'éducation religieuse largement acquise à une vision littéraliste, il n'y a guère à s'étonner de voir autant perdurer cette forme interprétative au sein de l'Umma.

Quand on disait que le besoin de renouveau devrait émaner de la base et non du sommet...
Je suis d'accord avec toi, mais du coup il faudrais aussi le faire avec la nourriture par exemple le porc qui aujourd'hui n'as plus aucune raison d'etre interdit?
 
Les lois coraniques ne sont pas negociables. Tout comme les lois religieuses des autres religions, ces lois sont statiques.

Pas tout à fait d'accord. Le Christianisme ou le Judaïsme ont évolué au gré du temps à l'inverse de l'Islam qui fait le chemin inverse en cherchant à coller aux premiers temps de l'Islam (salaf). Par exemple, la tradition talmudique permet d'interpréter la Bible hébraïque à la lumière du temps. Cf. le Deutéronome et les Corinthiens sur les femmes voilées. Un temps qui n'est pas figé comme dans l'Islam où l'ijtihad est mort depuis très longtemps avec des cavaliers solitaires comme TR. C cette tradition talmudique et de réinterprétation permanente qui fait dire à BHL (ou J-P Sartre) que le Talmud est une source inépuisable de "droit" pour les stés modernes. Sans doute. Autre exemple, celui de l'évolution de la pensée chrétienne. Entre l'antisémitisme de Paul, Luther et la posture actuelle du Vatican, il faut avouer qu'il y a évolution.

Enfin, mettre l'Islam sur le même plan que le Christianisme et le Judaïsme n'est pas si judicieux que cela car l'Islam est la seule religion qui dit avoir un Livre dont l'essence même est divine, que c'est la Parole de Dieu incréée, immanente et transcendante. A côté l'AT et le NT ne sont que des chroniques d'une histoire parfois fantasmée certes mais qui n'est pas la transcription à proprement dite de la parole divine.
 
D'abord, dans l'Islam on ne peut négliger le principe de la concertation à tous les niveaux, du plus bas au plus haut.
Dans n'importe quel système, on se concerte qu'avec son niveau : le plus bas ne se concerte qu'avec le plus bas, le plus haut avec le plus haut et le milieu avec le milieu. Le reste n'est que fantasme.

En Islam "politique", l'éthique musulmane pose un cadre à la vie économique et sociale. Le plus dur, c'est-à-dire poser des plans et des stratégies, définir les objectifs...etc, est laissé à l'intelligence humaine.
Il ne peut y avoir d'islam politique. ce n'est, en aucun cas, la finalité de la religion, si tant est qu'il y en ait une.
 
personnellement ce jeu ne m'amuse plus
hier je discutais avec un ami qui détestait Bouguiba car selon lui il a osé abolir la polygamie pourtant autorisée par Dieu (ou disons Dieu ne l'a pas interdite)
Mais au même temps je lui avais demandé dans la même sourate Dieu a autorisé aussi le nika7 (mariage si on veut) avec les esclaves et le coran n'a jamais interdit l esclavage, et je lui ai demandé son avis
Là j'ai eu droit à toute les pirouettes possible et imaginable, pour dire non au fait il faut s'adapter, le temps évolue bla bla bla
Idem pour le mariage de jouissance, interdit par les sunnites (pourquoi ?????) et toujours autorisé par les chiites, ça fait de nous alors des falsificateurs ?
Je lui avait dit, ok le coran est clair pour couper la main du voleur, pourquoi aujourd'hui la mutilation du corps humain est interdite par toutes les société qui se respecte
tjrs le flou total
J'en ai marre de ce flou intellectuel
de cette façon de refuser aux autres ou d'interdire selon ses propres désirs, souhaits, mode de vie
y en a marre

Tu es gentille :D
J'ai beau relire cette discussion avec ton ami, je n'y vois rien d'intellectuel bien que ce soit flou. Quelqu'un disait que le changement devait venir de la base mais non il doit bien venir de plus haut, les savants musulmans ne semblent plus jouer le rôle d'érudit et de locomotive de l'esprit qu'ils jouaient naguère. L'Islam n'a pas besoin d'être réformé, ce serait contraire à son essence divine, elle a besoin par contre d'un cruel renouvellement intellectuel.

La communauté musulmane est médiocre dans ses réflexions sociales, théologiques, spirituelles, etc.. Les Etats qui la gouvernent dans sa majorité y sont également pour quelque chose et cette opposition entre Islam et progrès social qu'ils ont calqué sur l'occident avec le christianisme n'a pas arrangé les choses. Comme le dit Ramadan, il y a une autre lecture a adopter dans ces pays et dans la communauté musulmane, une introspection sérieuse à faire.

Au moins cela évitera de prêter le flanc à n'importe quel islamophobe, religionophobe, même médiocre.
 
Je suis d'accord avec toi, mais du coup il faudrais aussi le faire avec la nourriture par exemple le porc qui aujourd'hui n'as plus aucune raison d'etre interdit?

Non.

Ne confonds pas l'énoncé d'un interdit alimentaire avec la formulation de la forme de sanction d'un verset normatif. Je n'ai dit nulle part qu'il s'agissait d'autoriser aujourd'hui ce qui était interdit hier :). Ne plus sanctionner le vol par l'amputation n'est pas synonyme d'autoriser le vol. Il s'agit simplement de le sanctionner selon des formes évolutives correspondant aux mœurs nécessairement évolutives de chaque contexte et époque. Ce qui implique de reconnaître le caractère circonstancié du châtiment coranique. De même, un interdit alimentaire (porc, alcool) n'a pas de forme et de fond, il ne peut s'appliquer que d'une seule manière, toujours la même. Il ne s'agit donc pas de la même chose. S'enivrer était néfaste hier, il l'est toujours de nos jours, la physiologie de l'homme n'ayant pas changé.

L'une des manières de faire évoluer une lecture des plus littéralistes est avant tout de revenir aux sources, comme le prône Farid Esack parmi d'autres, en comprenant le pourquoi des versets par rapport au contexte de leur énoncé (ce qui impose une étude historiciste des circonstances de la Révélation auxquelles il serait temps de reconnaître un statut différent que celui de simple "encadrement"), afin d'extraire la finalité et l'utilité contextuelle de ces versets, et comprendre comment trouver à les appliquer au temps présent. Et ceci sans attachement littéraliste à une forme donnée d'application, nécessairement circonstanciée, comme le fait la Charia qui "fige" au contraire une forme donnée de normativité.

C'est ce que Tahar Hadad avait qualifié de lecture "vectorielle" du Coran, concept repris entre autres par Mohamed Talbi et M. Charfi après lui. Pas des "savants" officiels de l'Islam, cela va sans dire :)

Les "savants" sont éduqués dans la continuité des idées du passé. Ils en dépendent et en sont les garants. On les voit mal scier eux-mêmes la branche sur laquelle ils sont assis sous peine de se décrédibiliser eux-mêmes en avouant implicitement que leur savoir historique et auto-sacralisé est à reconsidérer et n'est plus indiscutable. Nulle surprise dès lors à ne pas voir le moindre mouvement de refonte de la pensée musulmane allant dans le sens décrit de leur part. Les seuls qui s'y risquent sont détachés de cette classe de "savants", ce sont des islamologues ou des historiens critiques, que nos chers "savants" ont tôt fait de qualifier d'hérétique, rappelant leur légendaire ouverture d'esprit à la formulation d'un opinion exégétique différente à la leur.
 
j'ai dit et redit l Islam n'est pas soluble dans la démocratie
ne serait ce que le témoigne d'une femme dans certains cas vaut la moitié de celle d'un homme
la démocratie veut que la majorité l'emporte: femmes ou hommes peut importe
tu me diras ce n'est pas pareil qu'un témoignage
je te dirai un témoignage n'est d'autre que l'expression d'un avis (et c'est juste un exemple parmi d'autre)
sauf si on parle de démocratie pour les hommes uniquement comme dans le cas de la Grèce antique là oui je commence à comprendre cette vision

sans parler qu'il y a des choses indiscutable en Islam, l Islam ne te donne pas le droit de voter à la majorité une loi anti islamique qui est par ex le mariage Homo

Les femmes de l'époque s'exprimaient déjà à l'époque du Prophète psl, et leur avis était bien pris en compte.

Le jour où on validera un mariage homo dans un pays musulman, je te dis une chose : lève les yeux au ciel et guette la venue de Syyiduna Aissa (as) !
 
Les femmes de l'époque s'exprimaient déjà à l'époque du Prophète psl, et leur avis était bien pris en compte.

Le jour où on validera un mariage homo dans un pays musulman, je te dis une chose : lève les yeux au ciel et guette la venue de Syyiduna Aissa (as) !

Tu sais, être laïque ne signifie pas forcément de valider des mariages homos :).
Comme tu y vas...
 
Liberté, fraternité, égalité ? trois mots ironique qui ont perdue leur sens dans les territoires français, demander une personne a se séparer de sa religion est un peu absurde selon moi cela renforce l'islamophobie, et donne au médias un sujet a débattre ...
 
Liberté, fraternité, égalité ? trois mots ironique qui ont perdue leur sens dans les territoires français, demander une personne a se séparer de sa religion est un peu absurde selon moi cela renforce l'islamophobie, et donne au médias un sujet a débattre ...

C'est ainsi que tu conçois la laïcité ? :)
 
Les lois coraniques ne sont pas negociables. Tout comme les lois religieuses des autres religions, ces lois sont statiques. Ce qui est negociable, ce sont les lois humaines. Et c'est la le probleme avec l'Islam: il depasse les limites de la religion pure et contient des elements politiques qui sont codifiees dans la charia. Alors le probleme, il est ou? C'est que contrairement aux lois humaines qu'on peut adapter au moeurs populaires du moment, les lois coraniques sont inscrite dans le marbre: il est impossible de les changer, et impossible de les moderniser, meme lorsqu'il est evident qu'elles sont en collision avec des principes universels (par ex. dans la question de l'heritage).

Et pourtant, on essaye dans le monde musulman de vivre avec ces lois, en les interpretant d'une maniere plus ou moins liberale, plus ou moins stricte, etc. Tu n'arriveras jamais a negocier avec un musulman sur la loi coranique en tant que telle, mais tu pourras toujours negocier avec lui sur l'interpretation et sur l'intensite avec laquelle il veut l'appliquer (a soi et aux autres).

Je suis totalement en accord avec ce qu'écrit Richard Dawkins en général et en l'occurrence dans l'introduction de son livre : "Pour en finir avec dieu" concernant son épouse, lalla, qui détestait son école mais n'en avait jamais parlé car "Elle ne savait pas qu'elle le pouvait". Les barreaux de nos prisons n'existent très souvent que dans nos têtes.

D'abord une petite observation sur le titre du thread :Il n'existe qu'une seule planète Terre et celle-ci n'est pas plus musulmane que chrétienne ou juive, etc... C'est un abus de langage de décrèter une terre "ceci" ou "cela" pas plus qu'il ne naient des bébés hindouistes, bouddhistes, vaudouistes, etc... au nom d'une croyance métaphysique.

Sur Terre existent des territoires sur lesquels vivent des populations... les deux étant gérés par des autorités politiques (au sens premier du terme) généralement composés d'êtres humains plus ou moins tributaires d'idéologies, de croyances et même de superstitions... et, pour s'approprier et justifier la main-mise sur un territoire et une population, il est convenu - de tout temps et en tout lieu - de les inscrirent sous une dénomination plus ou moins imposée selon les époques et les cultures impliquées et dominantes en ces lieux...afin de pouvoir stymatiser par avance les potentiels opposants au pouvoir "local" installé car dominant.

La planète Terre et ses Terriennes et Terriens ne sont et ne vivent pas sur un territoire relevant de la métaphysique même s'ils doivent s'incrire dans un cosmos aux limites inconnues d'autant plus qu'en expansion constante.

Il est évident que la majorité des êtres humains, notamment dans certaines cultures, sont comme "Lalla Dawkins" et "ne savent toujours pas qu"ils peuvent changer"; changer eux-mêmes et changer leur environnement.
 
Non.

Ne confonds pas l'énoncé d'un interdit alimentaire avec la formulation de la forme de sanction d'un verset normatif. Je n'ai dit nulle part qu'il s'agissait d'autoriser aujourd'hui ce qui était interdit hier :). Ne plus sanctionner le vol par l'amputation n'est pas synonyme d'autoriser le vol. Il s'agit simplement de le sanctionner selon des formes évolutives correspondant aux mœurs nécessairement évolutives de chaque contexte et époque. Ce qui implique de reconnaître le caractère circonstancié du châtiment coranique. De même, un interdit alimentaire (porc, alcool) n'a pas de forme et de fond, il ne peut s'appliquer que d'une seule manière, toujours la même. Il ne s'agit donc pas de la même chose. S'enivrer était néfaste hier, il l'est toujours de nos jours, la physiologie de l'homme n'ayant pas changé.

L'une des manières de faire évoluer une lecture des plus littéralistes est avant tout de revenir aux sources, comme le prône Farid Esack parmi d'autres, en comprenant le pourquoi des versets par rapport au contexte de leur énoncé (ce qui impose une étude historiciste des circonstances de la Révélation auxquelles il serait temps de reconnaître un statut différent que celui de simple "encadrement"), afin d'extraire la finalité et l'utilité contextuelle de ces versets, et comprendre comment trouver à les appliquer au temps présent. Et ceci sans attachement littéraliste à une forme donnée d'application, nécessairement circonstanciée, comme le fait la Charia qui "fige" au contraire une forme donnée de normativité.

C'est ce que Tahar Hadad avait qualifié de lecture "vectorielle" du Coran, concept repris entre autres par Mohamed Talbi et M. Charfi après lui. Pas des "savants" officiels de l'Islam, cela va sans dire :)

Les "savants" sont éduqués dans la continuité des idées du passé. Ils en dépendent et en sont les garants. On les voit mal scier eux-mêmes la branche sur laquelle ils sont assis sous peine de se décrédibiliser eux-mêmes en avouant implicitement que leur savoir historique et auto-sacralisé est à reconsidérer et n'est plus indiscutable. Nulle surprise dès lors à ne pas voir le moindre mouvement de refonte de la pensée musulmane allant dans le sens décrit de leur part. Les seuls qui s'y risquent sont détachés de cette classe de "savants", ce sont des islamologues ou des historiens critiques, que nos chers "savants" ont tôt fait de qualifier d'hérétique, rappelant leur légendaire ouverture d'esprit à la formulation d'un opinion exégétique différente à la leur.
Ba justement s'il faut contextualiser les peines, comme les couts de fouets qui a l'epoque n'etais pas comme a notre epoque, pourquoi ne pas faire de meme avec les interdit alimentaires? car ils sont purements a contextualisés, je ne vois pas en quoi aujourd'hui le porc est néfaste?
 
Ba justement s'il faut contextualiser les peines, comme les couts de fouets qui a l'epoque n'etais pas comme a notre epoque, pourquoi ne pas faire de meme avec les interdit alimentaires? car ils sont purements a contextualisés, je ne vois pas en quoi aujourd'hui le porc est néfaste?

C'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.

Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des mœurs et des relations sociales.

Tu parles toi de la suppression pure et simple de la norme (ne plus manger de porc), non de l'évolution de sa mise en pratique.

La sanction du vol, en revanche, n'est que la forme d'application d'une recommandation. Non la recommandation en elle-même (l'interdiction de voler, toujours d'application).

J'espère que tu saisis cette fois la différence.
 
Je ne comprend pas vraiment ton intervention pour ce qui est en gras.
Tu dois vivre en France, je suppose, négocies-tu une loi républicaine avec ton gouverneur qui se dit ouvert et de bonne volonté?
Non car il s'agit du même mécanisme d'Etat que tu décris.. En tant que citoyenne et non député je doute que tu as le pouvoir de négocier les lois.


A vrai dire peut-être faudrait-il que l'on se pose les bonnes questions avant d'affirmer des choses que l'on ne sait pas, comme les possibles interactions entre démocratie et Islam ;)

Les lois en France ne sont pas "figées"et peuvent être modifiées n'importe quand et selon les circonstances ce qui n'est pas le cas des lois "divines"qui elles ne peuvent être modifiées alors qu'elles ne correspondent pas forcément à une situation donnée.

En tant que citoyen Français, rien ne t’empêche d'essayer de modifier une lois, je prends l'exemple des lois sur la récidive qui bien souvent ont été modifiées suite à l'action des parents et des associations.(aidés par les députés)

C'est long, c'est compliqué mais c'est faisable.

les lois évoluent constamment et doivent évoluer pour s'adapter à la société.
 
Les lois en France ne sont pas "figées"et peuvent être modifiées n'importe quand et selon les circonstances ce qui n'est pas le cas des lois "divines"qui elles ne peuvent être modifiées alors qu'elles ne correspondent pas forcément à une situation donnée.

En tant que citoyen Français, rien ne t’empêche d'essayer de modifier une lois, je prends l'exemple des lois sur la récidive qui bien souvent ont été modifiées suite à l'action des parents et des associations.(aidés par les députés)

C'est long, c'est compliqué mais c'est faisable.

les lois évoluent constamment et doivent évoluer pour s'adapter à la société.

Oui elles ne sont pas figées mais je vis également en France et je sais qu'en tant que citoyen, tu ne peux pas dans l'absolu même relativement modifier les lois. Sauf peut-être dans un cas exceptionnel comme tu l'indiques (quoique sous l'ère du 1 fait divers, 1 loi, ceci deviendrait peut-être plus possible).

Quant aux loi divines, lesquelles? Il faudrait préciser dans ce débat la conception que vous avez de l'Islam et de la démocratie et sur quel exemple concret peut-on baser les propos alarmistes lu ici, compte-tenu des évolutions uniques et récentes de chacun des pays Arabes.

Préciser aussi le cadre de la charia brandit par certains et dans quelle mesure celle-ci peut s'insérer dans une structure démocratique. Parce que là c'est le flou complet.
 
Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des mœurs et des relations sociales.

"Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons". Louis Pasteur

Le bienfait des tanins contenus dans le vin a été largement démontré.
(bien sûr à doses correctes)

Quant au porc, il a nourri des milliards de gens de par le monde et a permis le développement de nombreuses civilisations.

Aussi, cette interdiction que l'on trouve dans le Judaïsme et l'Islam n'a plus de sens aujourd'hui, avec les connaissances actuelles.
 
"Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons". Louis Pasteur

Le bienfait des tanins contenus dans le vin a été largement démontré.
(bien sûr à doses correctes)

Quant au porc, il a nourri des milliards de gens de par le monde et a permis le développement de nombreuses civilisations.

Aussi, cette interdiction que l'on trouve dans le Judaïsme et l'Islam n'a plus de sens aujourd'hui, avec les connaissances actuelles.

L'Islam interdit l'alcool pour ses dérives possibles. L'accoutumance et l'ivresse sont des risques possibles. lls représentent un danger pour soi et les autres. Donc pour prévenir un risque possible, il conseille de s'en tenir à l'écart.

Le vin (rouge uniquement) a des bienfaits, c'est clair, mais à faible dose. Ces bienfaits ne se trouvant nullement de manière exclusive dans le vin, on n'est pas obligé d'en consommer pour en bénéficier. D'autre part, les risques dépassant les bienfaits, ila morale islamique conseille de ne pas en consommer du tout.

Personne ne se sent plus mal en ne consommant pas d'alcool, tu sais :).
 
C'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.

Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des mœurs et des relations sociales.

Tu parles toi de la suppression pure et simple de la norme (ne plus manger de porc), non de l'évolution de sa mise en pratique.

La sanction du vol, en revanche, n'est que la forme d'application d'une recommandation. Non la recommandation en elle-même (l'interdiction de voler, toujours d'application).

J'espère que tu saisis cette fois la différence.
Je la saisis bien, mais le Coran est bien claire, sur la sanction du vol par exemple, toi tu dis que aujourd'hui on a évoluer on sait que c'est inadapté, et moi je te dis pareil pour le porc, aujourd'hui on sait qu'il n'y a aucun mal a manger du porc, a l'epoque oui vu que c'etait une terre desertique
 
Le sujet est nul...si vous me permettez.
Etre Musulman en terre Chrétienne ou Laïque est d'un banal...preuve en est avec les millions de Musulmans vivants dans les pays Laïques.
Tant que respect et tolérance sont réciproquement respectes..et que les lois et règles constituant la vie en société le sont tout autant..
 
C'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.

Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des mœurs et des relations sociales.

Tu parles toi de la suppression pure et simple de la norme (ne plus manger de porc), non de l'évolution de sa mise en pratique.

La sanction du vol, en revanche, n'est que la forme d'application d'une recommandation. Non la recommandation en elle-même (l'interdiction de voler, toujours d'application).

J'espère que tu saisis cette fois la différence.

Et pourquoi ne pas considérer que "ne pas manger du porc" n'est qu'une mise en pratique, une évolution à l'époque de la recommandation "ne mangez pas ce qui pourrait vous nuire (des choses impures)" ?

Comment sais-tu établir la différence entre "l'interdiction de voler", que tu décrètes être une norme immuable, et "la sanction du vol", que tu décrètes être modifiable ? Quel est le critère qui te permet de séparer la norme de la mise en pratique temporaire ?

Edit : muslim18 a été plus rapide :langue:
 
L'Islam interdit l'alcool pour ses dérives possibles. L'accoutumance et l'ivresse sont des risques possibles. lls représentent un danger pour soi et les autres. Donc pour prévenir un risque possible, il conseille de s'en tenir à l'écart.

Le vin (rouge uniquement) a des bienfaits, c'est clair, mais à faible dose. Ces bienfaits ne se trouvant nullement de manière exclusive dans le vin, on n'est pas obligé d'en consommer pour en bénéficier. D'autre part, les risques dépassant les bienfaits, ila morale islamique conseille de ne pas en consommer du tout.

Personne ne se sent plus mal en ne consommant pas d'alcool, tu sais :).

Il est certain que l'alcool peut représenter un danger si on en abuse, mais n'en est-il pas de même si on mange trop : diabète, cholestérol, etc. ?
La nourriture moyen-orientale est souvent très grasse pourtant, pas un mot là dessus à ce sujet.

On sait très bien que tous les abus sont dangereux. En interdisant totalement le vin, la morale Islamique infantilise. Pourtant, le Coran lui-même vante les bienfaits du vin en sourate 16 v.69. En puis n'oublions pas que Jésus - considéré comme prophète majeur de l'Islam - avait l'habitude de consommer du vin. ;)
 
C'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.

Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours .


A l'époque, le porc était vecteur de maladies, donc le tabou vient de là, du contexte. Aujourd'hui il n'y a pas de danger, enfin pas plus que de manger de la vache folle, du mouton qui a la tremblante ou le poulet à la dioxine.

Moi qui ne suis pas croyant j'ai du mal à comprendre les tabous alimentaires.
 
Question subsidaire: est-ce l'alcool ou l'ivresse qui est prohibée?

Est-il interdit de manger un batônet de chocolat au kirsch ou un Coq au vin? Et si oui pourquoi?
 
A l'époque, le porc était vecteur de maladies, donc le tabou vient de là, du contexte. Aujourd'hui il n'y a pas de danger, enfin pas plus que de manger de la vache folle, du mouton qui a la tremblante ou le poulet à la dioxine.

Moi qui ne suis pas croyant j'ai du mal à comprendre les tabous alimentaires.


Le porc n'était pas plus vecteur de maladie que d'autres viandes.

C'est juste que dans des régions désertiques, le porc n'est pas un animal adapté et si tu en trouvais chez un marchand, tu pouvais douter de sa qualité vu que l'animal est grand consommateur d'eau douce, il était généralement élevé assez loin et le temps passant pour le transport de la viande, il y avait des chances qua la viande soit avariées.
Mais surtout, comme il demande beaucoup d'eau et de nourriture, contrairement aux chèvres ou quelques herbes sèches suffisent, le porc n'est pas un animal pur nomades du désert. (idem pour les tribus juives qui étaient nomades elles aussi : donc interdit alimentaires)

Les chrétiens, dans la bible, ont aboli cet interdit alimentaire car ils étaient sédentaires : les viandes sont donc de provenance locale et de bien meilleure qualité...
 
Le porc n'était pas plus vecteur de maladie que d'autres viandes.

C'est juste que dans des régions désertiques, le porc n'est pas un animal adapté et si tu en trouvais chez un marchand, tu pouvais douter de sa qualité vu que l'animal est grand consommateur d'eau douce, il était généralement élevé assez loin et le temps passant pour le transport de la viande, il y avait des chances qua la viande soit avariées.
Mais surtout, comme il demande beaucoup d'eau et de nourriture, contrairement aux chèvres ou quelques herbes sèches suffisent, le porc n'est pas un animal pur nomades du désert. (idem pour les tribus juives qui étaient nomades elles aussi : donc interdit alimentaires)

Les chrétiens, dans la bible, ont aboli cet interdit alimentaire car ils étaient sédentaires : les viandes sont donc de provenance locale et de bien meilleure qualité...


Comment est-on passé d'un choix pragmatique et sensé à une sorte de répugnance irationnelle sur tout ce qui touche de près ou de loin le cochon?
 
Comment est-on passé d'un choix pragmatique et sensé à une sorte de répugnance irationnelle sur tout ce qui touche de près ou de loin le cochon?


Tu es en train de parler d'êtres humains. Ca devrait suffire comme réponse, non ? :rolleyes:


Note aussi que le texte coranique désigne précisément la viandes de porc et pas les dérivés de l'animal tel que os, sabots, graisse (pour le saint-doux) cuir, etc...

Mais une fois que certains idiots ont décrétés qu'ils étaient les seuls capables de décider ou d'interpréter, que le petit peuple n'avait soit-disant pas les capacités pour étudier, analyser, répondre, interpréter les textes religieux. Bah, le petit peuple (à force de se faire marteler ça en permanence, il y a cru) ne s'est plus basé sur la connaissances, mais juste sur les vérités toutes faites, et cela a anéanti la capacité de réflexion: les raisonnements, les connaissances et déductions rationnelles ont donc disparu au fur et à mesure.
 
Je la saisis bien, mais le Coran est bien claire, sur la sanction du vol par exemple, toi tu dis que aujourd'hui on a évoluer on sait que c'est inadapté, et moi je te dis pareil pour le porc, aujourd'hui on sait qu'il n'y a aucun mal a manger du porc, a l'epoque oui vu que c'etait une terre desertique


Il s'agit de ton interprétation. Si tu juges les choses ainsi, libre à toi de consommer du porc si tu juges qu'il n'y a plus de danger et que l'animal est "pur". Je n'en suis pas convaincue pour ma part.

Le Coran est clair sur la sanction du vol en effet lorsqu'il parle de l'interdire. La forme de sanction qu'il applique est par contre circonstanciée et relative aux mœurs des arabes de l'époque. L'amputation était déjà pratiquée avant l'Islam par les tribus bédouines. L'Islam n'a rien inventé, il a juste exprimé la forme de son discours en s'adossant à la réalité sociale de l'époque et du "moment coranique".

Réfléchis à ceci: si tu juges qu'il y a lieu de suivre la lettre du Coran, serais-tu d'accord, par cohérence avec toi-même, de ne recevoir qu'une moitié de part d'héritage par rapport à tes frères, afin de rester fidèle à la lettre du Coran ? Ou bien juges-tu là qu'il s'agit de versets à mettre en contexte ? Et, si oui, tu te doutes de la prochaine question à laquelle je t'invite à réfléchir: pourquoi dans ce cas et pas à propos du vol ?
 
Il s'agit de ton interprétation. Si tu juges les choses ainsi, libre à toi de consommer du porc si tu juges qu'il n'y a plus de danger et que l'animal est "pur". Je n'en suis pas convaincue pour ma part.

Le Coran est clair sur la sanction du vol en effet lorsqu'il parle de l'interdire. La forme de sanction qu'il applique est par contre circonstanciée et relative aux mœurs des arabes de l'époque. L'amputation était déjà pratiquée avant l'Islam par les tribus bédouines. L'Islam n'a rien inventé, il a juste exprimé la forme de son discours en s'adossant à la réalité sociale de l'époque et du "moment coranique".

Réfléchis à ceci: si tu juges qu'il y a lieu de suivre la lettre du Coran, serais-tu d'accord, par cohérence avec toi-même, de ne recevoir qu'une moitié de part d'héritage par rapport à tes frères, afin de rester fidèle à la lettre du Coran ? Ou bien juges-tu là qu'il s'agit de versets à mettre en contexte ? Et, si oui, tu te doutes de la prochaine question à laquelle je t'invite à réfléchir: pourquoi dans ce cas et pas à propos du vol ?
Mais je peut predre le meme raisonnement pour le porc, car l'interdiction du vol est bien claire, mais la sanction l'est autant, puisque le verset qui l'interdit et le meme verset qui en donne la sanction, et oui le Coran n'a rien inventé le vol etait deja interdit, et deja sanctionné de cette maniere, et puis si tu regarde le verset en arabe, il est dit de couper les main, au pluriel, donc 3 minimum, donc c'est peut etre une autre façon de couper le mains, comme couper les vivres

Regarde pour les fornicateur et calomniateurs, la sourate est bien claire , le premiers verset est "voici une sourate que nous avons imposée", elle est imposée, donc on a pas a dire qu'il faut contextualisée, mais si jamais on le fait, ce qui est logique, on peut faire de meme pour le porc, qui aujourd'hui n'a rien de mauvais, de meme que la viande non-halal, et je dirais de meme que de coucher avec ses esclaves est impur pour nous aujourdh'ui
 
Mais je peut predre le meme raisonnement pour le porc, car l'interdiction du vol est bien claire, mais la sanction l'est autant, puisque le verset qui l'interdit et le meme verset qui en donne la sanction, et oui le Coran n'a rien inventé le vol etait deja interdit, et deja sanctionné de cette maniere, et puis si tu regarde le verset en arabe, il est dit de couper les main, au pluriel, donc 3 minimum, donc c'est peut etre une autre façon de couper le mains, comme couper les vivres

Le vol a toujours été interdit et sanctionné au cours de l'histoire, mais le châtiment réservé au voleur varie d'époque en époque et de civilisations en civilisations. Celle de l'amputation correspondait à la pratique en vigueur dans le lieu et l'époque du moment coranique. La question ici n'est pas l'exégèse basée sur la langue arabe, tu sais comme moi que les ulémas littéralistes continuent de plaider pour l'amputation. Elle est dans la pertinence du mimétisme d'une forme d'application donnée.

Le Coran a aussi légiféré sur l'esclavage, autre pratique en vigueur à l'époque, en exhortant à la libération. Il ne l'a pas explicitement interdit, car le discours rejoint la réalité des hommes du moment en tentant de la faire évoluer à partir de là où elle est, et non de manière absolue. Ce qui n'empêche qu'il faut voir au-delà de la lettre et ne plus considérer l'esclavage comme légitime de nos jours. Crois-tu que si le Coran était descendu à une époque et dans un lieu où l'esclavage était inconnu, il en aurait fait mention ? Si tu y réponds non, sois conséquente avec toi-même: c'est que tu reconnais implicitement l'historicité et la "temporalité" (à ne pas confondre avec temporaire) de la forme normative de la Révélation. Ce qui implique de devoir reconnaître également que le Coran aborde des sujets qui étaient ceux de la réalité arabe du 6ème siècle, en se prononçant par rapport à eux. Il se dégage une éthique de ce discours, éthique transposable à toute époque, mais pas selon une forme figée. Établir un lien obligé entre la fidélité à l'éthique et la fidélité à la lettre est la base du littéralisme et de ses dérives.


C'est cela qu'il faut comprendre quand on lit le Coran plutôt que de le voir totalement détaché du contexte de sa descente.

Regarde pour les fornicateur et calomniateurs, la sourate est bien claire , le premiers verset est "voici une sourate que nous avons imposée", elle est imposée, donc on a pas a dire qu'il faut contextualisée, mais si jamais on le fait, ce qui est logique, on peut faire de meme pour le porc, qui aujourd'hui n'a rien de mauvais, de meme que la viande non-halal, et je dirais de meme que de coucher avec ses esclaves est impur pour nous aujourdh'ui

L'imposition concerne-t-elle le sens (interdiction de l'adultère,...) ou la lettre (la forme de la sanction) :) ? Pour toi, il est visible qu'elle englobe les deux. C'est à que nous divergeons dans notre lecture du Coran.

Je le répète, pour le porc c'est ton avis, que je respecte. Il est exact que le porc était vecteur de transmission de maladies à l'époque mais la vérité est que nul ne sait vraiment les raisons de son interdiction effective, même les ulémas divergent.

Ceci dit, tu n'as pas répondu à la question que je te posais ;). Puisque tu ériges le littéralisme en principe de lecture et d'application, le ferais-tu également pour ce qui concerne la part d'héritage des filles ?
 
Le vol a toujours été interdit et sanctionné au cours de l'histoire, mais le châtiment réservé au voleur varie d'époque en époque et de civilisations en civilisations. Celle de l'amputation correspondait à la pratique en vigueur dans le lieu et l'époque du moment coranique. La question ici n'est pas l'exégèse basée sur la langue arabe, tu sais comme moi que les ulémas littéralistes continuent de plaider pour l'amputation. Elle est dans la pertinence du mimétisme d'une forme d'application donnée.

Le Coran a aussi légiféré sur l'esclavage, autre pratique en vigueur à l'époque, en exhortant à la libération. Il ne l'a pas explicitement interdit, car le discours rejoint la réalité des hommes du moment en tentant de la faire évoluer à partir de là où elle est, et non de manière absolue. Ce qui n'empêche qu'il faut voir au-delà de la lettre et ne plus considérer l'esclavage comme légitime de nos jours. Crois-tu que si le Coran était descendu à une époque et dans un lieu où l'esclavage était inconnu, il en aurait fait mention ? Si tu y réponds non, sois conséquente avec toi-même: c'est que tu reconnais implicitement l'historicité et la "temporalité" (à ne pas confondre avec temporaire) de la forme normative de la Révélation. Ce qui implique de devoir reconnaître également que le Coran aborde des sujets qui étaient ceux de la réalité arabe du 6ème siècle, en se prononçant par rapport à eux. Il se dégage une éthique de ce discours, éthique transposable à toute époque, mais pas selon une forme figée. Établir un lien obligé entre la fidélité à l'éthique et la fidélité à la lettre est la base du littéralisme et de ses dérives.


C'est cela qu'il faut comprendre quand on lit le Coran plutôt que de le voir totalement détaché du contexte de sa descente.



L'imposition concerne-t-elle le sens (interdiction de l'adultère,...) ou la lettre (la forme de la sanction) :) ? Pour toi, il est visible qu'elle englobe les deux. C'est à que nous divergeons dans notre lecture du Coran.

Je le répète, pour le porc c'est ton avis, que je respecte. Il est exact que le porc était vecteur de transmission de maladies à l'époque mais la vérité est que nul ne sait vraiment les raisons de son interdiction effective, même les ulémas divergent.

Ceci dit, tu n'as pas répondu à la question que je te posais ;). Puisque tu ériges le littéralisme en principe de lecture et d'application, le ferais-tu également pour ce qui concerne la part d'héritage des filles ?
Nan pour ma part je suis pour contextualiser les versets, et aussi ceux sur la nourriture,


mais pour l'esclavage, bien qu'on peut dire que le Coran a amené a ce que les gens stop cette pratique, le Coran ne l'abolit pas, alors que le vin ou le porc eux sont bien explicitement interdits
 
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