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Je suis d'accord avec toi, mais du coup il faudrais aussi le faire avec la nourriture par exemple le porc qui aujourd'hui n'as plus aucune raison d'etre interdit?Exactement.
Ce littéralisme est le produit historique d'une exégèse sanctifiée par ceux qui l'ont produite, et qui tire ses racines d'une vision d'un Coran "incréé", situé hors du temps et de l'espace, et dont la formulation de la partie normative, donc, n'entretiendrait pas de rapport de causalité par rapport au contexte humain, social, culturel et anthropologique de la société récipiendaire.
C'est ce type de lecture qui conduit entre autres à considérer l'amputation de la main du voleur comme un châtiment toujours approprié au vol de nos jours, puisque le Coran en fait mention et que celui-ci s'applique identiquement et sans altération à toute époque et contexte. Ce genre de lecture, pour illogique et obscurantiste qu'elle soit, n'en continue pas moins à être privilégiée par une large frange d'Ulémas qui, jaloux de leur pouvoir, continuent à transmettre de génération en génération un savoir figé, immuable, auto-sacralisé, sans se risquer à y proposer la moindre remise en cause ni le moindre questionnement critique. La pensée musulmane se fige alors dans un "non-devenir", qui contribue à son propre cloisonnement intellectuel et à son propre déphasage que tentent de fustiger certains penseurs modernes.
Or l'Islam, si on l'étudie avec le recul nécessaire, est avant tout porteur d'éthique. Cette éthique est celle qui constitue la finalité des injonctions normatives du Coran, et c'est sur elle que devrait dès lors se figer l'attention, plutôt que sur la lettre du texte, qui rejoint les récipiendaires du message dans leur réalité d'époque et s'exprime par rapport au contexte de celle-ci. La lecture minimaliste du Coran - celle qui se fixe sur des versets isolés dont on sanctifie la lettre, plutôt que de les voir dans une dynamique éthique globale au moyen d'une lecture vectorielle et transversale du Coran - est encore suivie par nombre de musulmans. En témoignent suffisamment les multiples références à des versets isolés du Coran ou à des hadiths brandis en justification de chaque fait et geste. Mais compte tenu de l'influence de l'éducation religieuse largement acquise à une vision littéraliste, il n'y a guère à s'étonner de voir autant perdurer cette forme interprétative au sein de l'Umma.
Quand on disait que le besoin de renouveau devrait émaner de la base et non du sommet...
Les lois coraniques ne sont pas negociables. Tout comme les lois religieuses des autres religions, ces lois sont statiques.
Dans n'importe quel système, on se concerte qu'avec son niveau : le plus bas ne se concerte qu'avec le plus bas, le plus haut avec le plus haut et le milieu avec le milieu. Le reste n'est que fantasme.D'abord, dans l'Islam on ne peut négliger le principe de la concertation à tous les niveaux, du plus bas au plus haut.
Il ne peut y avoir d'islam politique. ce n'est, en aucun cas, la finalité de la religion, si tant est qu'il y en ait une.En Islam "politique", l'éthique musulmane pose un cadre à la vie économique et sociale. Le plus dur, c'est-à-dire poser des plans et des stratégies, définir les objectifs...etc, est laissé à l'intelligence humaine.
personnellement ce jeu ne m'amuse plus
hier je discutais avec un ami qui détestait Bouguiba car selon lui il a osé abolir la polygamie pourtant autorisée par Dieu (ou disons Dieu ne l'a pas interdite)
Mais au même temps je lui avais demandé dans la même sourate Dieu a autorisé aussi le nika7 (mariage si on veut) avec les esclaves et le coran n'a jamais interdit l esclavage, et je lui ai demandé son avis
Là j'ai eu droit à toute les pirouettes possible et imaginable, pour dire non au fait il faut s'adapter, le temps évolue bla bla bla
Idem pour le mariage de jouissance, interdit par les sunnites (pourquoi ?????) et toujours autorisé par les chiites, ça fait de nous alors des falsificateurs ?
Je lui avait dit, ok le coran est clair pour couper la main du voleur, pourquoi aujourd'hui la mutilation du corps humain est interdite par toutes les société qui se respecte
tjrs le flou total
J'en ai marre de ce flou intellectuel
de cette façon de refuser aux autres ou d'interdire selon ses propres désirs, souhaits, mode de vie
y en a marre
Comment appliquer a la lettre le verset 2.178 de nos jours?la laicité et l'islam deux conceptions différentes
Je suis d'accord avec toi, mais du coup il faudrais aussi le faire avec la nourriture par exemple le porc qui aujourd'hui n'as plus aucune raison d'etre interdit?
la laicité et l'islam deux conceptions différentes
j'ai dit et redit l Islam n'est pas soluble dans la démocratie
ne serait ce que le témoigne d'une femme dans certains cas vaut la moitié de celle d'un homme
la démocratie veut que la majorité l'emporte: femmes ou hommes peut importe
tu me diras ce n'est pas pareil qu'un témoignage
je te dirai un témoignage n'est d'autre que l'expression d'un avis (et c'est juste un exemple parmi d'autre)
sauf si on parle de démocratie pour les hommes uniquement comme dans le cas de la Grèce antique là oui je commence à comprendre cette vision
sans parler qu'il y a des choses indiscutable en Islam, l Islam ne te donne pas le droit de voter à la majorité une loi anti islamique qui est par ex le mariage Homo
Les femmes de l'époque s'exprimaient déjà à l'époque du Prophète psl, et leur avis était bien pris en compte.
Le jour où on validera un mariage homo dans un pays musulman, je te dis une chose : lève les yeux au ciel et guette la venue de Syyiduna Aissa (as) !
Tu sais, être laïque ne signifie pas forcément de valider des mariages homos.
Comme tu y vas...
Essaie de lire mes réponses dans leur contexte, cela t'évitera une mauvaise compréhension de mes propos.
Liberté, fraternité, égalité ? trois mots ironique qui ont perdue leur sens dans les territoires français, demander une personne a se séparer de sa religion est un peu absurde selon moi cela renforce l'islamophobie, et donne au médias un sujet a débattre ...
Les lois coraniques ne sont pas negociables. Tout comme les lois religieuses des autres religions, ces lois sont statiques. Ce qui est negociable, ce sont les lois humaines. Et c'est la le probleme avec l'Islam: il depasse les limites de la religion pure et contient des elements politiques qui sont codifiees dans la charia. Alors le probleme, il est ou? C'est que contrairement aux lois humaines qu'on peut adapter au moeurs populaires du moment, les lois coraniques sont inscrite dans le marbre: il est impossible de les changer, et impossible de les moderniser, meme lorsqu'il est evident qu'elles sont en collision avec des principes universels (par ex. dans la question de l'heritage).
Et pourtant, on essaye dans le monde musulman de vivre avec ces lois, en les interpretant d'une maniere plus ou moins liberale, plus ou moins stricte, etc. Tu n'arriveras jamais a negocier avec un musulman sur la loi coranique en tant que telle, mais tu pourras toujours negocier avec lui sur l'interpretation et sur l'intensite avec laquelle il veut l'appliquer (a soi et aux autres).
Ba justement s'il faut contextualiser les peines, comme les couts de fouets qui a l'epoque n'etais pas comme a notre epoque, pourquoi ne pas faire de meme avec les interdit alimentaires? car ils sont purements a contextualisés, je ne vois pas en quoi aujourd'hui le porc est néfaste?Non.
Ne confonds pas l'énoncé d'un interdit alimentaire avec la formulation de la forme de sanction d'un verset normatif. Je n'ai dit nulle part qu'il s'agissait d'autoriser aujourd'hui ce qui était interdit hier. Ne plus sanctionner le vol par l'amputation n'est pas synonyme d'autoriser le vol. Il s'agit simplement de le sanctionner selon des formes évolutives correspondant aux murs nécessairement évolutives de chaque contexte et époque. Ce qui implique de reconnaître le caractère circonstancié du châtiment coranique. De même, un interdit alimentaire (porc, alcool) n'a pas de forme et de fond, il ne peut s'appliquer que d'une seule manière, toujours la même. Il ne s'agit donc pas de la même chose. S'enivrer était néfaste hier, il l'est toujours de nos jours, la physiologie de l'homme n'ayant pas changé.
L'une des manières de faire évoluer une lecture des plus littéralistes est avant tout de revenir aux sources, comme le prône Farid Esack parmi d'autres, en comprenant le pourquoi des versets par rapport au contexte de leur énoncé (ce qui impose une étude historiciste des circonstances de la Révélation auxquelles il serait temps de reconnaître un statut différent que celui de simple "encadrement"), afin d'extraire la finalité et l'utilité contextuelle de ces versets, et comprendre comment trouver à les appliquer au temps présent. Et ceci sans attachement littéraliste à une forme donnée d'application, nécessairement circonstanciée, comme le fait la Charia qui "fige" au contraire une forme donnée de normativité.
C'est ce que Tahar Hadad avait qualifié de lecture "vectorielle" du Coran, concept repris entre autres par Mohamed Talbi et M. Charfi après lui. Pas des "savants" officiels de l'Islam, cela va sans dire
Les "savants" sont éduqués dans la continuité des idées du passé. Ils en dépendent et en sont les garants. On les voit mal scier eux-mêmes la branche sur laquelle ils sont assis sous peine de se décrédibiliser eux-mêmes en avouant implicitement que leur savoir historique et auto-sacralisé est à reconsidérer et n'est plus indiscutable. Nulle surprise dès lors à ne pas voir le moindre mouvement de refonte de la pensée musulmane allant dans le sens décrit de leur part. Les seuls qui s'y risquent sont détachés de cette classe de "savants", ce sont des islamologues ou des historiens critiques, que nos chers "savants" ont tôt fait de qualifier d'hérétique, rappelant leur légendaire ouverture d'esprit à la formulation d'un opinion exégétique différente à la leur.
Ba justement s'il faut contextualiser les peines, comme les couts de fouets qui a l'epoque n'etais pas comme a notre epoque, pourquoi ne pas faire de meme avec les interdit alimentaires? car ils sont purements a contextualisés, je ne vois pas en quoi aujourd'hui le porc est néfaste?
Je ne comprend pas vraiment ton intervention pour ce qui est en gras.
Tu dois vivre en France, je suppose, négocies-tu une loi républicaine avec ton gouverneur qui se dit ouvert et de bonne volonté?
Non car il s'agit du même mécanisme d'Etat que tu décris.. En tant que citoyenne et non député je doute que tu as le pouvoir de négocier les lois.
A vrai dire peut-être faudrait-il que l'on se pose les bonnes questions avant d'affirmer des choses que l'on ne sait pas, comme les possibles interactions entre démocratie et Islam![]()
Les lois en France ne sont pas "figées"et peuvent être modifiées n'importe quand et selon les circonstances ce qui n'est pas le cas des lois "divines"qui elles ne peuvent être modifiées alors qu'elles ne correspondent pas forcément à une situation donnée.
En tant que citoyen Français, rien ne tempêche d'essayer de modifier une lois, je prends l'exemple des lois sur la récidive qui bien souvent ont été modifiées suite à l'action des parents et des associations.(aidés par les députés)
C'est long, c'est compliqué mais c'est faisable.
les lois évoluent constamment et doivent évoluer pour s'adapter à la société.
Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des mœurs et des relations sociales.
"Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons". Louis Pasteur
Le bienfait des tanins contenus dans le vin a été largement démontré.
(bien sûr à doses correctes)
Quant au porc, il a nourri des milliards de gens de par le monde et a permis le développement de nombreuses civilisations.
Aussi, cette interdiction que l'on trouve dans le Judaïsme et l'Islam n'a plus de sens aujourd'hui, avec les connaissances actuelles.
Je la saisis bien, mais le Coran est bien claire, sur la sanction du vol par exemple, toi tu dis que aujourd'hui on a évoluer on sait que c'est inadapté, et moi je te dis pareil pour le porc, aujourd'hui on sait qu'il n'y a aucun mal a manger du porc, a l'epoque oui vu que c'etait une terre desertiqueC'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.
Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des murs et des relations sociales.
Tu parles toi de la suppression pure et simple de la norme (ne plus manger de porc), non de l'évolution de sa mise en pratique.
La sanction du vol, en revanche, n'est que la forme d'application d'une recommandation. Non la recommandation en elle-même (l'interdiction de voler, toujours d'application).
J'espère que tu saisis cette fois la différence.
C'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.
Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours. Il n'y a pas ici de "forme" d'application dans le fait d'interdire un aliment. Ne pas consommer de porc n'est pas une manière d'appliquer l'interdit de consommer du porc, c'est la norme en elle-même. Il n'y a qu'une forme possibles d'application. Il n'y a pas de contextualisation historiciste dans un domaine qui touche à la santé. Il y en par contre dans le domaine des murs et des relations sociales.
Tu parles toi de la suppression pure et simple de la norme (ne plus manger de porc), non de l'évolution de sa mise en pratique.
La sanction du vol, en revanche, n'est que la forme d'application d'une recommandation. Non la recommandation en elle-même (l'interdiction de voler, toujours d'application).
J'espère que tu saisis cette fois la différence.
L'Islam interdit l'alcool pour ses dérives possibles. L'accoutumance et l'ivresse sont des risques possibles. lls représentent un danger pour soi et les autres. Donc pour prévenir un risque possible, il conseille de s'en tenir à l'écart.
Le vin (rouge uniquement) a des bienfaits, c'est clair, mais à faible dose. Ces bienfaits ne se trouvant nullement de manière exclusive dans le vin, on n'est pas obligé d'en consommer pour en bénéficier. D'autre part, les risques dépassant les bienfaits, ila morale islamique conseille de ne pas en consommer du tout.
Personne ne se sent plus mal en ne consommant pas d'alcool, tu sais.
C'est parce que tu ne réfléchis pas. Tu confonds la mise en contexte de la forme d'application d'une recommandation, avec la recommandation en elle-même.
Boire du vin ou manger du porc sont néfastes pour la santé. Comme l'homme a le même corps qu'hier et les mêmes réactions physiologiques (ivresse,...), ce qui était néfaste hier l'est encore de nos jours .
A l'époque, le porc était vecteur de maladies, donc le tabou vient de là, du contexte. Aujourd'hui il n'y a pas de danger, enfin pas plus que de manger de la vache folle, du mouton qui a la tremblante ou le poulet à la dioxine.
Moi qui ne suis pas croyant j'ai du mal à comprendre les tabous alimentaires.
Le porc n'était pas plus vecteur de maladie que d'autres viandes.
C'est juste que dans des régions désertiques, le porc n'est pas un animal adapté et si tu en trouvais chez un marchand, tu pouvais douter de sa qualité vu que l'animal est grand consommateur d'eau douce, il était généralement élevé assez loin et le temps passant pour le transport de la viande, il y avait des chances qua la viande soit avariées.
Mais surtout, comme il demande beaucoup d'eau et de nourriture, contrairement aux chèvres ou quelques herbes sèches suffisent, le porc n'est pas un animal pur nomades du désert. (idem pour les tribus juives qui étaient nomades elles aussi : donc interdit alimentaires)
Les chrétiens, dans la bible, ont aboli cet interdit alimentaire car ils étaient sédentaires : les viandes sont donc de provenance locale et de bien meilleure qualité...
Comment est-on passé d'un choix pragmatique et sensé à une sorte de répugnance irationnelle sur tout ce qui touche de près ou de loin le cochon?
Je la saisis bien, mais le Coran est bien claire, sur la sanction du vol par exemple, toi tu dis que aujourd'hui on a évoluer on sait que c'est inadapté, et moi je te dis pareil pour le porc, aujourd'hui on sait qu'il n'y a aucun mal a manger du porc, a l'epoque oui vu que c'etait une terre desertique
Mais je peut predre le meme raisonnement pour le porc, car l'interdiction du vol est bien claire, mais la sanction l'est autant, puisque le verset qui l'interdit et le meme verset qui en donne la sanction, et oui le Coran n'a rien inventé le vol etait deja interdit, et deja sanctionné de cette maniere, et puis si tu regarde le verset en arabe, il est dit de couper les main, au pluriel, donc 3 minimum, donc c'est peut etre une autre façon de couper le mains, comme couper les vivresIl s'agit de ton interprétation. Si tu juges les choses ainsi, libre à toi de consommer du porc si tu juges qu'il n'y a plus de danger et que l'animal est "pur". Je n'en suis pas convaincue pour ma part.
Le Coran est clair sur la sanction du vol en effet lorsqu'il parle de l'interdire. La forme de sanction qu'il applique est par contre circonstanciée et relative aux murs des arabes de l'époque. L'amputation était déjà pratiquée avant l'Islam par les tribus bédouines. L'Islam n'a rien inventé, il a juste exprimé la forme de son discours en s'adossant à la réalité sociale de l'époque et du "moment coranique".
Réfléchis à ceci: si tu juges qu'il y a lieu de suivre la lettre du Coran, serais-tu d'accord, par cohérence avec toi-même, de ne recevoir qu'une moitié de part d'héritage par rapport à tes frères, afin de rester fidèle à la lettre du Coran ? Ou bien juges-tu là qu'il s'agit de versets à mettre en contexte ? Et, si oui, tu te doutes de la prochaine question à laquelle je t'invite à réfléchir: pourquoi dans ce cas et pas à propos du vol ?
Mais je peut predre le meme raisonnement pour le porc, car l'interdiction du vol est bien claire, mais la sanction l'est autant, puisque le verset qui l'interdit et le meme verset qui en donne la sanction, et oui le Coran n'a rien inventé le vol etait deja interdit, et deja sanctionné de cette maniere, et puis si tu regarde le verset en arabe, il est dit de couper les main, au pluriel, donc 3 minimum, donc c'est peut etre une autre façon de couper le mains, comme couper les vivres
Regarde pour les fornicateur et calomniateurs, la sourate est bien claire , le premiers verset est "voici une sourate que nous avons imposée", elle est imposée, donc on a pas a dire qu'il faut contextualisée, mais si jamais on le fait, ce qui est logique, on peut faire de meme pour le porc, qui aujourd'hui n'a rien de mauvais, de meme que la viande non-halal, et je dirais de meme que de coucher avec ses esclaves est impur pour nous aujourdh'ui
Nan pour ma part je suis pour contextualiser les versets, et aussi ceux sur la nourriture,Le vol a toujours été interdit et sanctionné au cours de l'histoire, mais le châtiment réservé au voleur varie d'époque en époque et de civilisations en civilisations. Celle de l'amputation correspondait à la pratique en vigueur dans le lieu et l'époque du moment coranique. La question ici n'est pas l'exégèse basée sur la langue arabe, tu sais comme moi que les ulémas littéralistes continuent de plaider pour l'amputation. Elle est dans la pertinence du mimétisme d'une forme d'application donnée.
Le Coran a aussi légiféré sur l'esclavage, autre pratique en vigueur à l'époque, en exhortant à la libération. Il ne l'a pas explicitement interdit, car le discours rejoint la réalité des hommes du moment en tentant de la faire évoluer à partir de là où elle est, et non de manière absolue. Ce qui n'empêche qu'il faut voir au-delà de la lettre et ne plus considérer l'esclavage comme légitime de nos jours. Crois-tu que si le Coran était descendu à une époque et dans un lieu où l'esclavage était inconnu, il en aurait fait mention ? Si tu y réponds non, sois conséquente avec toi-même: c'est que tu reconnais implicitement l'historicité et la "temporalité" (à ne pas confondre avec temporaire) de la forme normative de la Révélation. Ce qui implique de devoir reconnaître également que le Coran aborde des sujets qui étaient ceux de la réalité arabe du 6ème siècle, en se prononçant par rapport à eux. Il se dégage une éthique de ce discours, éthique transposable à toute époque, mais pas selon une forme figée. Établir un lien obligé entre la fidélité à l'éthique et la fidélité à la lettre est la base du littéralisme et de ses dérives.
C'est cela qu'il faut comprendre quand on lit le Coran plutôt que de le voir totalement détaché du contexte de sa descente.
L'imposition concerne-t-elle le sens (interdiction de l'adultère,...) ou la lettre (la forme de la sanction)? Pour toi, il est visible qu'elle englobe les deux. C'est à que nous divergeons dans notre lecture du Coran.
Je le répète, pour le porc c'est ton avis, que je respecte. Il est exact que le porc était vecteur de transmission de maladies à l'époque mais la vérité est que nul ne sait vraiment les raisons de son interdiction effective, même les ulémas divergent.
Ceci dit, tu n'as pas répondu à la question que je te posais. Puisque tu ériges le littéralisme en principe de lecture et d'application, le ferais-tu également pour ce qui concerne la part d'héritage des filles ?