Réchauffement climatique : le dogmatisme qui se trahit tout‑seul

ce que je voulais dire c'est que l'on ne pourrais rien y changer , comme on n'aurait rien pu faire pour l'ere glacière ...

se peut il que ce soit à cause des étoiles et de leur déplacement relatifs ?

exemple du sirocco qui est du à l'étoile Sirius ?

Faut imaginer le déplacement du soleil autour de la galaxie ...

Tant que l'origine du réchauffement climatique n'est pas anthropique et qu'un changement de mode de vie n'est pas nécessaire, toute réalité alternative est bonne à prendre, n'est-ce pas ?

Au risque de se répéter :
Nous étions dans un cycle de refroidissement.
Jamais dans le passé la terre n' a eu des changements climatique aussi rapide ...Toutes les étoiles ne peuvent expliquer la rapidité du phénomène
 
se peut il que ce soit à cause des étoiles et de leur déplacement relatifs ?

exemple du sirocco qui est du à l'étoile Sirius ?

Faut imaginer le déplacement du soleil autour de la galaxie ...


Se chauffer à la flamme d’une bougie

Nasreddin Hodja était assis au café, échangeant des histoires avec ses amis et fanfaronnant plus que de coutume.
— Je pourrais tenir toute une nuit, debout dans la neige, sans aucun feu pour me réchauffer.
— Personne ne peut le faire ! dit un homme en regardant la neige tomber, à travers la fenêtre.
— Je pourrais et je le ferai cette nuit-même. Je le ferai même si je n’avais pas la moindre braise pour me réchauffer. Alors, si je perds mon pari, demain je donnerai un banquet pour vous tous, chez moi.
Le pari était lancé. Les amis de Nasreddin allèrent rejoindre leurs lits douillets, tandis qu’il s’installait seul sur la place enneigée. La neige glacée enveloppant ses pieds et fouettant son visage était pénible à supporter. Mais, plus pénible encore était la somnolence qui le tenaillait. Il se devait de rester éveillé, ne serait-ce que pour réchauffer, en les battant, ses pieds et ses mains glacés. Il avait constaté qu’il était plus facile de lutter contre le sommeil en fixant la bougie qui clignotait dans la maison de Mahmoud.
Le matin est enfin venu. Des curieux rencontrèrent Nasreddin Hodja, frissonnant et baillant, qui rentrait chez lui prendre une tasse de café chaud. Ils lui demandèrent des nouvelles de sa nuit et furent émerveillés de ce qu’il avait fait.
— Comment as-tu pu rester éveillé toute la nuit ? lui demandèrent-ils.
— J’ai fixé une bougie vacillante dans la maison de Mahmoud, répondit-il.
— Tu as bien dit une bougie ?
— Bien sûr, répondit Nasreddin.
— Une bougie allumée produit une flamme. La flamme donne la chaleur. Tu t’es donc réchauffé grâce à la chaleur de cette bougie. Tu as perdu ton pari.
D’abord Nasreddin essaya de rire de leur argumentation, mais il constata bientôt qu’ils ne plaisantaient pas. Il ne pouvait pas convaincre ses amis qu’une bougie à l’intérieur d’une maison distante ne pouvait procurer aucune chaleur à un homme se trouvant dehors sur la place enneigée.
— Quand viendrons-nous chez toi, pour le banquet ? lui dirent ses amis, insistant sur le fait qu’ils avaient gagné le pari.
— Venez ce soir, à la nuit tombée, leur dit Nasreddin.
Juste après l’appel du muezzin pour la prière du soir, un groupe d’hommes vint frapper à la porte de Nasreddin qui leur ouvrit. Laissant leurs chaussures près de l’entrée, ils s’assirent en tailleur sur une natte.
— Le dîner n’est pas tout à fait prêt, lança Nasreddin de sa cuisine.
Nous ne sommes pas pressés, nous attendrons le temps qu’il faut, dirent-ils.
Humant l’air ambiant pour deviner ce qui pouvait mijoter dans la cuisine, ils ne décelèrent aucune odeur particulière. Ils attendirent, attendirent, attendirent…
— J’espère que vous n’avez pas faim, leur dit Nasreddin de la cuisine. Le dîner n’est pas encore prêt.
— Peut-être pourrions-nous t’aider, suggéra un invité affamé.
— Bien, dit Nasreddin, Vous pourriez tous venir à la cuisine pour aider.
Entrant dans la cuisine, ils furent surpris de trouver Nasreddin debout, en train de remuer avec application le contenu d’une grande marmite en cuivre suspendue et sous laquelle brûlait (à bonne distance) une bougie vacillante.
— Juste quelques minutes ! dit Nasreddin, debout sur la pointe des pieds, scrutant l’intérieur de la marmite froide. Ca ne devrait pas tarder à bouillir. Une bougie donne tellement de chaleur, vous le savez bien !
 
Tant que l'origine du réchauffement climatique n'est pas anthropique et qu'un changement de mode de vie n'est pas nécessaire, toute réalité alternative est bonne à prendre, n'est-ce pas ?

Au risque de se répéter :
Nous étions dans un cycle de refroidissement.
Jamais dans le passé la terre n' a eu des changements climatique aussi rapide ...Toutes les étoiles ne peuvent expliquer la rapidité du phénomène
sympa ta blague ...

la canicule c'est à cause de l'étoile Sirius ... c'est un fait ...
 
Sympa celle là aussi
Étymologie
Du latin caniculis (« grande chienne »), Canicula étant également l’un des anciens noms de l’étoile Sirius. Les périodes de grande chaleur furent ainsi nommées parce qu’on les attribuait à l’influence de Sirius. En effet, pendant l’Antiquité, au cours de la période annuelle du 20 juillet au 24 août, cette étoile se couchait et se levait en même temps que le Soleil


mince je ne savais pas que sirius était innocente ...
 

Korozif

C4H10FO2P
Étymologie
Du latin caniculis (« grande chienne »), Canicula étant également l’un des anciens noms de l’étoile Sirius. Les périodes de grande chaleur furent ainsi nommées parce qu’on les attribuait à l’influence de Sirius. En effet, pendant l’Antiquité, au cours de la période annuelle du 20 juillet au 24 août, cette étoile se couchait et se levait en même temps que le Soleil


mince je ne savais pas que sirius était innocente ...
My bad, je ne pensais pas que tu parlais juste d'étymologie et merci tu m'apprends qq chose, parce qu'à force de lire sur le forum des terres plates, des soleils qui gravitent autour de la terre, je pensais que tu étais parti à 8000 années lumières. Au temps pour moi.
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Le protoxyde d’azote, N₂O, est un puissant gaz à effet de serre. Il est produit par des bactéries du sol à partir de l’azote minéral présent dans le sol en plus ou moins grandes quantités.
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Un certain Hacène Arezki, géographe, s’intéresse à la marge d’erreur associées aux sources de CO₂ atmosphérique, toute sources incluses, y compris naturelles. L’article lié ci‑dessous résume, je résume encore plus.

Il s’interroge rapidement sur le bilan des échanges entre l’atmosphère et le reste de l’environnement, le CO₂ rejeté, ne restant pas indéfiniment dans l’atmosphère. Il s’interroge plus longuement sur la marge d’erreur dans l’estimation des apports de CO₂ dans l’atmosphère. Il fait remarquer que les estimations du GIEC, présentent pour les apports d’origine humaine, une marge d’erreur de 20 %, malgré que les chiffres du GIEC utilisent des décimales donnant une illusion de grande précision. Puis il constante que la marge d’erreur sur les apports d’origine humaine est encore plus élevée, si on tient compte de la marge d’erreur sur les apports d’origine naturelle. Comme exemple de l’importance des sources naturelles, il fait remarquer que rien que le Pinatubo, lors d’une seule éruption en 1991, a rejeté autant de CO₂ dans l’atmosphère, que toute l’humanité en une année entière. D’après un calcul dont le détail n’est pas donné (j’imagine que le livre en dit plus), si on tient compte des apports d’origine naturelle et des incertitudes qui leurs sont associées, la marge d’erreur sur les apports d’origine humaine, monte à 47 %. Avec une telle marge d’erreur, on pourrait répondre à la question cause humaine ou pas, en tirant à pile ou face, ce n’est pas plus sérieux que ça.

Voir : L’humain est‑il responsable de la hausse du CO₂ atmosphérique ? (thierrysouccar.com).
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Citation de The top 10 reasons students cannot cite or rely on Wikipedia (findingdulcinea.com), 2011 :
7. Individuals with agendas sometimes have significant editing authority.

Administrators on Wikipedia have the power to delete or disallow comments or articles they disagree with and support the viewpoints they approve. For example, beginning in 2003, U.K. scientist William Connolley became a Web site administrator and subsequently wrote or rewrote more than 5,000 Wikipedia articles supporting the concept of climate change and global warming. More importantly, he used his authority to ban more than 2,000 contributors with opposing viewpoints from making further contributions.

According to The Financial Post, when Connolley was through editing, “The Medieval Warm Period disappeared, as did criticism of the global warming orthodoxy.” Connolley has since been stripped of authority at Wikipedia, but one blogger believes he continues to post.
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Pour les gens qui prennent la planète Vénus pour un modèle du réchauffement climatique sur Terre : sur Vénus, la concentration en CO₂ dans l’atmosphère, est de 96 %, tandis qu’elle est de 0,0412 % sur Terre. Concernant la vapeur d’eau, qui est de loin le principal gaz à effet de serre sur Terre : il n’y en a que d’infimes traces dans l’atmosphère de Vénus (*), tandis qu’elle peut représenter jusqu’à 5 % de la composition de l’atmosphère sur Terre (selon les régions, les saisons, etc). Une autre différence, est la pression atmosphérique, 90 fois plus élevée sur Vénus que sur Terre.

Vénus n’est pas du tout un modèle pertinent pour le climat sur Terre.


(*) Ce qui n’inclus pas les cristaux de glaces qui flottent dans la haute atmosphère de Vénus, ce qui ne change rien au fait que la vapeur d’eau n’existe qu’à l’état de rares traces dans son atmosphère.
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Pour les gens qui prennent la planète Vénus pour un modèle du réchauffement climatique sur Terre : sur Vénus, la concentration en CO₂ dans l’atmosphère, est de 96 %, tandis qu’elle est de 0,0412 % sur Terre. […]
L’atmosphère de Mars a la même concentration en CO₂ que l’atmosphère de Vénus, c’est à dire 96 %. La pression atmosphérique y est cent fois plus faible que sur Terre, mais en quantité de CO₂ par volume d’atmosphère, si je n’ai pas oublié ce que dit la loi d’Avogadro (*), ça équivaudrait à presque 1 % de CO₂ sur Terre, soit 25 fois plus que le taux actuel. La température sur Mars est pourtant basse, selon les critères humains : sa température moyenne est de -63 ℃ (signe négatif !), variant de -133 ℃ en moyenne la nuit, à 27 ℃ en moyenne le jour.


(*) La pression est proportionnelle au nombre de molles par unité de volume, c’est bien ça ?
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
J’avais oublié de noter la période, alors je rapporte sans cette précision (de toutes manières, les gens qui ne voudront pas le croire ne le croiraient pas plus avec la précision manquante).

À une époque de l’histoire de la Terre, qui n’était pas à ses débuts, mais au moins 2 à 2,5 milliards d’année après environ (de mémoire, d’après un diagramme affiché à ce moment là), la température était en moyenne de 40 ℃ à la surface des océans et de 60 ℃ à la surface des terres. Il s’agissait d’un réchauffement, le climat était plus frais avant et il est redevenu plus frais après. Il existe donc au moins un phénomène naturel (pas de cause humaine à ce moment là) qui peut faire monter les températures à ce point là.
 
Le dogmatisme des climatonégationiste nous a conduit dans le mur , mais ils persistent !

 
Entendu dans un documentaire sur les insectes (*) : « la température moyenne en Europe a augmenté de 1 ℃ au cours des 150 dernières années ». Les 150 dernières années …

(*) Celui de ce message : Tique — message № 53.

Ce message doit dater un peu, car la hausse des températures moyennes en Europe atteint 1,5°C sur les 160 dernières années. Dont 1°C sur les 30 dernières années. Et la courbe à clairement la forme d'une exponentielle, c-à-d que le réchauffement s'accélère...

On bat chaque année le record de température moyenne dans le monde. C'est à dire que chaque année est plus chaude que la précédente.

Mais il y aura toujours des idiots utiles, alliés des plus gros pollueurs de cette planète, pour prétendre que le réchauffement climatique est minime, et qu'il n'est aucunement lié aux activités humaines.

En attendant, nos glaciers disparaissent, la banquise estivale est sur le point de fondre totalement, les records de chaleur sont innombrables alors que les records de froid sont devenus rarissimes, le taux de CO2 dans l'atmosphère n'a jamais été aussi élevé depuis des millions d'années, etc, etc...
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Il y a entre 5 et 6 millions d’années, sous l’effet de mouvement tectoniques et de changements climatiques tous deux cycliques, avec périodiquement des périodes chaudes et sèches, la Méditerranée s’est plusieurs fois tellement asséchée que le cumul de ces cycles a laissé au fond de la Méditerranée, une couche de sel cristallisé d’environ 3 km d’épaisseur.

 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
D’après un passage de la vidéo ci‑dessous, la pluie influe sur le taux de CO₂ dans l’atmosphère, la pluie en emportant une partie non‑négligeable qui finit emprisonné dans des formations minérales.

 
Il y a entre 5 et 6 millions d’années, sous l’effet de mouvement tectoniques et de changements climatiques tous deux cycliques, avec périodiquement des périodes chaudes et sèches, la Méditerranée s’est plusieurs fois tellement asséchée que le cumul de ces cycles a laissé au fond de la Méditerranée, une couche de sel cristallisé d’environ 3 km d’épaisseur.
Le dogmatisme des climatonégationistes qui se trahis tous seul :
Qu'est-ce qu'un événement qui a eu lieu à l'échelle du million d'année viens faire dans une discussion comme celle ci?

 
(*) En fait, on est techniquement toujours dans l’ère glaciaire, dans une parenthèse chaude, mais tout le monde en parle comme si le précédent épisode glacial était la fin d’une précédente ère.

Et c'est même pire que cela théoriquement nous devrions être dans une période de refroidissement ...Techniquement il y a plus qu'un schisme et quand on parle de "parenthèse chaude " c'est sous entendre qu'elle pourrait se refermer comme dans le passé , hors nous n’avons rien de comparable dans le passé quand à la vitesse et la globalisation au niveau de toute la planète...deux vis que les climatonégationistes se gardent bien de mettre en avant !
 

Hibou57

Comme-même (tm)
VIB
Les forêts Européennes qui résistent mal au changement climatique, sont les forêts en mode mono‑culture (ou presque) constituées d’espèces non‑indigènes. Les forêts constituées d’espèces indigènes en assez bon nombre, sont plus résilientes.

 
Janco et cie à l'EPFL (https://www.epfl.ch/fr/-Suisse)

Attention ça fait mal, même très mal, ça ne dure que 35 minutes donc il est allez droit au but... Vous n'allez pas aimer... Ça change de ce que vous avez l'habitude de voir avec lui pour ceux qui le connaisse et le suive.

En gros, toutes les mauvaises nouvelles du rapports du GIEC pour le scénario du +1,5°c vous vous asseyez dessus car quoi que nous fassions nous y avons déjà droit, pour les très mauvaises nouvelle du scénario +2°c c'est maintenant et -5% d'émissions de co2 chaque année, (1 Covid-19) autrement vous vous asseyez aussi dessus et vous investissez dans le sapin... (le sapin c'est pour fabriquer votre cercueil)

Vous le retrouvez à 1h16m et 1h49m59s pour les questions/réponses qui sont censés concerner les ingénieurs mais qui sont totalement applicable à tous et tous les domaines et qui même le devrait...

https://www.youtube.com/watch?v=XnLNCWMCFWs...
 
 



Selon le climatologue américain Michael E. Mann, les événements climatiques extrêmes se produisent plus tôt et avec une plus grande ampleur que ce que les modèles avaient prévu.
Propos recueillis par Audrey Garric pour Le Monde le 22/09/20
Incendies en Californie ou en Amazonie, multiplication des ouragans, chaleurs extrêmes, fonte de la banquise spectaculaire, débâcle des calottes glaciaires : les catastrophes climatiques se succèdent sans relâche. Le climatologue américain Michael E. Mann, directeur du Earth System Science Center de l’université de Pennsylvanie, décrypte cette « nouvelle normalité ».
Le dérèglement climatique est-il responsable de toutes les catastrophes qui se multiplient cette année, ou bien d’autres phénomènes jouent-ils également un rôle ?
Un phénomène connu appelé La Niña est en cours, et ces températures de surface anormalement fraîches dans le Pacifique équatorial est facilitent la formation d’ouragans et de tempêtes dans l’Atlantique. Mais la variabilité naturelle du climat ne peut expliquer les extrêmes météorologiques et climatiques sans précédent auxquels nous assistons actuellement. Nous sommes témoins des effets du dérèglement climatique d’origine humaine, et ce n’est pas sorcier à comprendre : davantage d’humidité s’évapore dans l’atmosphère, d’une part en raison d’un océan plus chaud, ce qui aggrave les inondations dues aux tempêtes côtières, et d’autre part en raison de sols plus chauds, ce qui aggrave les sécheresses. Le réchauffement climatique entraîne des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses. Or, si la chaleur et la sécheresse se combinent, les incendies de forêt s’intensifient.
Ainsi, la canicule qu’a connue le nord de l’Europe en 2018 a été rendue deux fois plus probable par le changement climatique. La probabilité qu’un ouragan comme Florence (catégorie 4) touche les Etats-Unis, toujours en 2018, a été multipliée par 50 en raison du réchauffement des océans. En 2019, Dorian, avec des vents qui ont frôlé 300 km/h, s’est avéré le cyclone le plus puissant de l’Atlantique à avoir touché terre (à égalité avec une autre tempête). Et fin août, Laura est devenue l’ouragan qui s’est intensifié le plus rapidement dans l’histoire avant de frapper la côte du golfe du Mexique. Nous faisons désormais face à un dérèglement climatique dangereux et il faut savoir jusqu’à quel point nous sommes prêts à le laisser s’aggraver.
Cette année enregistre-t-elle davantage d’événements climatiques intenses ?
Je dirais qu’elle est similaire à ce que nous avons vu à l’été 2018, avec des extrêmes météorologiques sans précédent dans l’hémisphère Nord. Il s’agit d’une nouvelle normalité. Désormais, aucun endroit ni aucun d’entre nous n’est à l’abri du changement climatique. Mais la situation va encore empirer si nous n’agissons pas. De grandes parties des tropiques et des régions subtropicales deviendront inhabitables d’ici à la fin du siècle si nous ne réduisons pas considérablement les émissions dans les décennies à venir.
 
suite :


Jugez-vous que la Terre a atteint un point de non-retour ?
Il n’y a pas de « point de basculement » ou de « point de non-retour » unique. Plus nous brûlons de combustibles fossiles, plus nous réchauffons la planète et plus les impacts sont importants. Si nous arrêtons de brûler des combustibles fossiles maintenant, la température de la Terre se stabilisera d’ici quelques années. Certains dégâts sont déjà irrémédiables et nous devons déjà nous adapter aux risques élevés provoqués par le réchauffement qui a eu lieu. Mais nous pouvons prévenir les pires impacts si nous agissons maintenant.
Croyez-vous qu’il soit encore possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C ?
Il n’est absolument pas trop tard pour limiter le réchauffement à 1,5 °C. Nos travaux montrent que c’est encore possible, à condition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,5 % par an au cours de la prochaine décennie. Rien, dans la physique de la Terre, ne nous empêche d’y parvenir. Les seules véritables limites à l’heure actuelle sont la volonté politique. Si nous n’agissons pas dans les prochaines années, la possibilité de limiter le réchauffement à 1,5 °C pourrait bien disparaître. Mais même si c’était le cas, cela ne signifie pas que nous devons baisser les bras. Limiter le réchauffement à 2 °C permettra d’éviter des dommages bien plus importants que de laisser le réchauffement dépasser 2,5 °C. Et ainsi de suite pour 3 °C.

Que répondez-vous à Donald Trump qui estime que le climat va se refroidir et que les scientifiques ne peuvent pas prévoir le climat à venir?
Donald Trump est un maelström d’ignorance, d’avidité et d’égoïsme. Plus largement, les principaux obstacles à la lutte contre le changement climatique aux Etats-Unis sont les efforts de certains « inactivistes » pour minimiser la menace, pour détourner l’attention des vraies solutions (arrêter de brûler des combustibles fossiles, changer de modèle agricole, etc.), pour rejeter la faute sur les individus plutôt que sur les pollueurs, pour diviser la communauté des militants pour le climat et même pour promouvoir la fatalité et le désespoir, ce qui peut être aussi handicapant que la négation pure et simple.
Malgré les efforts déployés par ces forces de l’inaction, je continue de conserver un optimisme prudent. Il y a plusieurs raisons à cela : le fait que les émissions mondiales de CO2 se sont stabilisées en 2019, en grande partie en raison de la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables à l’échelle mondiale ; le mouvement des jeunes pour le climat et le regain d’activisme en faveur du climat aux Etats-Unis et à l’étranger ; la résurgence d’une politique progressiste aux Etats-Unis ; et la prise de conscience, partout dans le monde, de la réalité de la crise climatique. Pour toutes ces raisons, je pense que nous relèverons collectivement le défi avant qu’il ne soit trop tard.
Michael E Mann est l'auteur de l'article sur la cross de hockey des températures :
 
Le climat se dérègle-t-il plus rapidement que ce que les derniers modèles scientifiques prévoient ?
Certains changements, comme le réchauffement de la planète (+ 1,1 °C par rapport à l’ère préindustrielle), sont tout à fait conformes aux prévisions des modèles. Mais d’autres impacts, comme la fonte des calottes glaciaires et l’élévation du niveau de la mer, ainsi que l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes (les feux de forêt, les super-tempêtes, les inondations, etc.), se produisent plus tôt et avec une plus grande ampleur que ce que les modèles avaient prévu. Les incendies de forêt en Californie et en Australie cette année ont par exemple été sans précédent en termes d’intensité et de dommages. Nous savons aussi que les projections futures pour ce type d’événements sont sous-estimées.
Les climatosceptiques aiment invoquer l’imperfection des modèles pour justifier l’inaction en matière de climat. Mais c’est tout le contraire : le climat réel est probablement plus dynamique que ce que nos modèles climatiques simplifiés peuvent rendre compte, ce qui signifie que les impacts du réchauffement sont davantage susceptibles d’être plus importants que ce que les modèles ont prévu. Cela nous rappelle que l’incertitude n’est pas de notre côté et que le coût de l’inaction est bien plus élevé que le coût de l’action.
 
De nombreux scientifiques jugent désormais que la trajectoire actuelle des émissions est moins dramatique que celle du scénario le plus pessimiste du GIEC (le RCP 8.5). Qu’en pensez-vous ?
D’autres travaux, que je trouve convaincants, montrent qu’en fait, nous sommes très proches de ce scénario pessimiste. Les critiques de ce scénario affirment que les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles sont actuellement inférieures à celles supposées dans le RCP 8.5. Mais ils négligent le fait que l’amplification des « boucles de rétroaction » compense largement cette situation, comme par exemple les rejets massifs de CO2 libéré dans l’atmosphère lors des mégafeux causés en Australie et dans l’ouest des Etats-Unis, qui aggravent le dérèglement climatique. Il est, à mon sens, tout à fait raisonnable de retenir la trajectoire du RCP 8.5 comme scénario catastrophe potentiel : les concentrations de CO2 pourraient augmenter encore plus rapidement, étant donné les incertitudes quant à la réaction du cycle du carbone mondial au réchauffement en cours.
 
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