Somewhere between strategy and friendship...

TheNeuroGirl

Le temps sĂ©pare plus qu’il ne rĂ©pare.
VIB
Bon moi j'ai pas aimé les 2 derniers parties, trop de détails, pas de rebondissement, j'ai repris le fil une fois que Miss Brutus a été évoquée...
Tu ne nous tiens pas en haleine comme tu as su le faire auparavant ( enfin pour ma part)

Merci pour ton feedback! C’est vrai et c’est quelque part volontaire. La premiĂšre partie fait un Ă©tat des lieux de plusieurs annĂ©es, il y a forcĂ©ment un Ă©norme rĂ©sumĂ©!

Sur les deux derniĂšres, je focalise sur quelques heures de la journĂ©e parce que j’avais envie de pouvoir me remĂ©morer certaines choses Ă  l’avenir, j’écris aussi pour moi. Dans ces deux derniĂšres parties, certains dĂ©tails sont essentiels pour comprendre la psychologie des personnages mais cela n’intĂ©resse sĂ»rement pas tout le monde.

Je suis curieuse de savoir ce que tu penseras des prochaines :)
 
Merci pour ton feedback! C’est vrai et c’est quelque part volontaire. La premiĂšre partie fait un Ă©tat des lieux de plusieurs annĂ©es, il y a forcĂ©ment un Ă©norme rĂ©sumĂ©!

Sur les deux derniĂšres, je focalise sur quelques heures de la journĂ©e parce que j’avais envie de pouvoir me remĂ©morer certaines choses Ă  l’avenir, j’écris aussi pour moi. Dans ces deux derniĂšres parties, certains dĂ©tails sont essentiels pour comprendre la psychologie des personnages mais cela n’intĂ©resse sĂ»rement pas tout le monde.

Je suis curieuse de savoir ce que tu penseras des prochaines :)
Top tu prends bien la critique ;)
J'ai hĂąte de dĂ©couvrir la suite, pimentes nous tous ça! Mais sans equation Ă  2 inconnus hein 😆
Mets nous de l'action, de la jalousie ( bon yen Ă  dĂ©jĂ  Allah ihfad), des sentiments đŸ„°
Bref mets nous ça đŸ€©
 

zigotino

FluCtuAt NeC MeRgitUr
VIB
@TheNeuroGirl

Si ça peut t’aider

AprĂšs mĂ©fie toi. Y’a des cultures d’entreprises oĂč les RH recrutent le mĂȘme genre de profil psychologique. Qui se ressemble s’assemble et ça fait des entreprises pleines de tocards qui svt ont une haute idĂ©e d’eux mĂȘmes mais sont aidĂ©s par une armĂ©e de presta pigeon pour combler leur faille narcissique et de compĂ©tences.

++
 

TheNeuroGirl

Le temps sĂ©pare plus qu’il ne rĂ©pare.
VIB
@TheNeuroGirl

Si ça peut t’aider

AprĂšs mĂ©fie toi. Y’a des cultures d’entreprises oĂč les RH recrutent le mĂȘme genre de profil psychologique. Qui se ressemble s’assemble et ça fait des entreprises pleines de tocards qui svt ont une haute idĂ©e d’eux mĂȘmes mais sont aidĂ©s par une armĂ©e de presta pigeon pour combler leur faille narcissique et de compĂ©tences.

++

Tu comprends l’anglais et tu me fais tout un flan pour une phrase?! 😬

C’est un bon modĂšle! Je suis totalement d’accord avec ce qu’il dit. Étrangement, je ne trouve personne dans mon environnement en qui je puisse avoir confiance. C’est franchement usant mais j’ai pas le choix et je fais avec đŸ€·đŸ»â€â™€ïž
 

DuneDuRif

Non connecté
Tu comprends l’anglais et tu me fais tout un flan pour une phrase?! 😬

C’est un bon modĂšle! Je suis totalement d’accord avec ce qu’il dit. Étrangement, je ne trouve personne dans mon environnement en qui je puisse avoir confiance. C’est franchement usant mais j’ai pas le choix et je fais avec đŸ€·đŸ»â€â™€ïž

Il te fait la critique d'utiliser une phrase en anglais mais lui il nous met une vidĂ©o tout en anglais.. 😂

C'est la raison pour laquelle les critiques qu'on peut recevoir ici ne valent rien.. faut pas chercher Ă  les comprendre.

(Nb : j'ai pas encore lu la suite, j'ai hĂąte dĂšs que j'ai plus de temps)
 

zigotino

FluCtuAt NeC MeRgitUr
VIB
Tu comprends l’anglais et tu me fais tout un flan pour une phrase?! 😬

C’est un bon modĂšle! Je suis totalement d’accord avec ce qu’il dit. Étrangement, je ne trouve personne dans mon environnement en qui je puisse avoir confiance. C’est franchement usant mais j’ai pas le choix et je fais avec đŸ€·đŸ»â€â™€ïž

Un flan ? Lawa Raibi Jamila. Je pense aux autres. Et puis, on est sur un forum francophone. Ya une section English. Je comprends parfaitement l'Anglais no worries. Et 3 autres langues en plus si tu veux mais je ne suis pas le centre du monde non plus.

D'ailleurs, je note tjrs un trait égotique et narcissique. Il y a une fascination homosexuelle quand on cherche son alter égo chez l'autre. Son miroir. Son propre genre. Fascination homosexuelle refoulée. Pay attention dear :D

Tu dois ĂȘtre dans un environnement hyper compĂ©titif et scientifique. A la base, ce genre de secteur est dĂ©jĂ  plein de personnes Ă  l'Ă©go surdimensionnĂ©. A force de dire aux gens qu'ils sont l'Ă©lite parce qu'ils ont un QI qui dĂ©passe 140, ils finissent par y croire. Pourtant, ils mangent, boivent, ont des pbs de santĂ© et connaissent des dĂ©ceptions sentimentales comme tout le monde.

Sinon, je fais un lien avec ton amourette et je me dis que compte tenu que tu sois en UK, ton idylle Ă©tait avec un indien. Tu nous fais un remake Bollywood avec ras al hanout.

1669367006869.gif

++

PS : le kamasutra est indien et de l'aveu mĂȘme de grands Ă©rotologues arabes des premiers siĂšcles post islam, on a tout Ă  apprendre de leur hachakisme. Tu es sur la pente glissante du Gange ...
 

zigotino

FluCtuAt NeC MeRgitUr
VIB
Il te fait la critique d'utiliser une phrase en anglais mais lui il nous met une vidĂ©o tout en anglais.. 😂

C'est la raison pour laquelle les critiques qu'on peut recevoir ici ne valent rien.. faut pas chercher Ă  les comprendre.

(Nb : j'ai pas encore lu la suite, j'ai hĂąte dĂšs que j'ai plus de temps)

Pourquoi tu cherches la petite bĂȘte pour rien en mode messmouma KKS ?

Je ne mets pas une vidéo en Anglais pour tous mais pour elle qui est anglophone. Tu vois la nuance ? Il me semble avoir mis @TheNeuroGirl donc je m'adresse à elle ; pas à toi.

"Les comprendre" ? C'est qui "les" ? Ca fait conspirationniste et je pense que tu l'es non ? En mode anti vax and co.

Apaise ton cƓur et expurge le de la rancune et le jugement. Joumou3a moubaraka oukhti.

++
 

TheNeuroGirl

Le temps sĂ©pare plus qu’il ne rĂ©pare.
VIB
Un flan ? Lawa Raibi Jamila. Je pense aux autres. Et puis, on est sur un forum francophone. Ya une section English. Je comprends parfaitement l'Anglais no worries. Et 3 autres langues en plus si tu veux mais je ne suis pas le centre du monde non plus.

D'ailleurs, je note tjrs un trait égotique et narcissique. Il y a une fascination homosexuelle quand on cherche son alter égo chez l'autre. Son miroir. Son propre genre. Fascination homosexuelle refoulée. Pay attention dear :D

Tu dois ĂȘtre dans un environnement hyper compĂ©titif et scientifique. A la base, ce genre de secteur est dĂ©jĂ  plein de personnes Ă  l'Ă©go surdimensionnĂ©. A force de dire aux gens qu'ils sont l'Ă©lite parce qu'ils ont un QI qui dĂ©passe 140, ils finissent par y croire. Pourtant, ils mangent, boivent, ont des pbs de santĂ© et connaissent des dĂ©ceptions sentimentales comme tout le monde.

Sinon, je fais un lien avec ton amourette et je me dis que compte tenu que tu sois en UK, ton idylle Ă©tait avec un indien. Tu nous fais un remake Bollywood avec ras al hanout.

Regarde la piĂšce jointe 337153

++

PS : le kamasutra est indien et de l'aveu mĂȘme de grands Ă©rotologues arabes des premiers siĂšcles post islam, on a tout Ă  apprendre de leur hachakisme. Tu es sur la pente glissante du Gange ...

Oulaaaa faut sérieusement penser à aller consulter mon vieux!

Petit un: le forum est un espace d’expression libre donc si j’avais eu envie d’écrire tout mon post en anglais, libre Ă  moi et qu’importe l’avis des autres! Tel n’est pas le cas et personne ne s’en est plaint alors redescends de ton piĂ©destal de pseudo dĂ©fendeur du peuple.

Petit deux: tu es complĂštement dĂ©traquĂ© dans ta tĂȘte. Je n’ai jamais eu de penchant homosexuel et de toute façon mon orientation sexuelle ne regarde que moi. Encore une fois, lĂ  n’est pas la question alors trace ta route avec tes obsessions de vieux pervers!

Petit trois: sache qu’il n’y a pas besoin d’avoir un QI supĂ©rieur Ă  la moyenne pour faire de la science. Je n’ai jamais clamĂ© une telle chose.

Petit quatre: une Ă©niĂšme preuve de ta vision complĂštement erronĂ©e des choses est qu’il n’y a pas non plus besoin d’ĂȘtre au Royaume-Uni pour parler anglais au quotidien. C’est le cas dans Ă©normĂ©ment de pays. Ton vieux clichĂ© sur les Indiens fait pitiĂ© et il montre, une fois de plus, une vision bien Ă©triquĂ©e du monde!

Petit cinq: on n’en a rien à cirer de ton kamasutra, encore une fois, va assouvir tes pulsions ailleurs!

Et pour finir: laisse @DuneDuRif tranquille va! Elle n’a fait que souligner le paradoxe dans ta remarque, tout comme je l’ai fait d’ailleurs. Tu t’es senti piquĂ©, relativise et trace ta route comme un grand, ça nous fera des vacances ;) À ce stade, c’est plutĂŽt Ă  toi d’aller apaiser ton coeur de toute sa perversitĂ© ;)
 

zigotino

FluCtuAt NeC MeRgitUr
VIB
1. Le refoulé homosexuel est inconscient. Ta réaction épidermique en dit long
2. Je note que tu m’infirmes pas la thùse curryesque 😜
3. Les S sont trĂšs souvent froids, cassants et croient que les comportements humains sont dictĂ©s par la rationalitĂ© et l’équilibre mathĂ©matique
4. Tu es frontale et si ça peut te faire du bien, continue. On sent qd mĂȘme une faille et ça je n’en dĂ©mordrai pas quelle que soit ton cĂŽtĂ© vindicatif
5. T’as semble t il ton fan club. Tu protĂšges notre Dunedurif mais il n’y a pas de dunes dans le Rif. Intriguant. Je n’ai fait que souligner son cĂŽtĂ© rancunier aprĂšs un post oĂč je soulignais sa propension Ă  moraliser autour de la religion les actes de gens qui mĂȘme s’ils sont marocains ne sont pas forcĂ©ment musulmans et si musulmans pas nĂ©cessairement parfaitement pratiquants. Ni elle, ni toi, ni moi, et personne.

Je note que la pimbecherie est Ă  la mode. Nettoyez vos cƓurs de la mĂ©disance (Ghiba) maladie typique KKS.

Si puis je me permettre, allĂšge ton Ă©criture. Elle est trop chargĂ©e et on a l’impression que tu veux tout dire mais tu perds ton fan club dans une forĂȘt de propos qui font perdre le fil d’ariane.

Enfin, pour le kamasutra c’était pour la rĂ©fĂ©rence indienne mais comme il y avait du sang dans les yeux ça a dĂ» couler sur l’émulateur clavier de ton smartphone.

++
 
DerniĂšre Ă©dition:

DuneDuRif

Non connecté
5. T’as semble t il ton fan club. Tu protùges notre Dunedurif mais il n’y a pas de dunes dans le Rif. Intriguant.

Stupidity Are You Stupid GIF
 
Oyé! Oyé! Amis Gaulois, amis Romains, trÚs chers compatriotes et amis du peuple!
Approchez! Approchez et prĂȘtez-moi l'oreille! Je viens-lĂ , sur les planches bladinautiques, pour vous conter ma derniĂšre chronique.


Partie I

Cette histoire, mes amis, se déroule sur la scÚne internationale. Il y a quelques années de cela, la petite scientifique en herbe que j'étais, effectuait son doctorat dans un laboratoire de recherche français. Quel ne fût pas mon périple! Si la recherche fondamentale se cantonnait à de la réflexion autour de questions biologiques, de la mise en place d'expériences permettant de vérifier ou d'invalider certaines hypothÚses puis à l'écriture d'articles scientifiques, les prouesses techniques et grandes découvertes se seraient effectuées à pas de géants! Mais, que nenni!

J'ai toujours affectionnĂ© l'adage selon lequel "seul on va vite, mais Ă  plusieurs, on va plus loin". Il reprĂ©sente l'essence-mĂȘme du travail d'Ă©quipe et l'inestimable valeur ajoutĂ©e qui en dĂ©coule! D’ailleurs, nul autre que l’illustre Isaac Newton n’a su mieux le formuler : « If I have seen further, it is by standing on the shoulders of Giants (Si je suis parvenu Ă  voir plus loin, c’est parce que je me suis juchĂ© sur les Ă©paules de GĂ©ants) ». Cela dit, les choses ne sont jamais totalement noires ou blanches. Il est des zones brumeuses, que l’on explore, parfois malgrĂ© nous, et qui nous apprennent bien vite que certains cavaliers ne font autre qu’escorter un cheval de Troie vers nos contrĂ©es


Bref. Revenons-en au 21Ăšme siĂšcle. Mon cheval de Troie Ă  moi, c’est Miss Brutus qui me l’a gracieusement offert, alors-mĂȘme que nous Ă©tions toutes les deux en thĂšse. Brillante scientifiquement parlant, parfois intellectuellement paresseuse mais ĂŽ combien fourbe et manipulatrice. Elle me prĂ©cĂ©dait de quelques annĂ©es, deux, trois tout au plus, et m’avait tendu un nombre incalculable de piĂšges. D’ailleurs, l’une de ses fourberies s’était terminĂ©e devant mon chef. Alors que j’espĂ©rais faire table rase du passĂ© en remettant les compteurs Ă  zĂ©ro proprement, elle avait menti et il avait bu ses paroles, comme Ă  son habitude. J’avais Ă©tĂ© marquĂ©e au fer rouge.

Mon environnement scientifique Ă©tait devenu toxique. Il me fallait survivre Ă  mes annĂ©es de thĂšse en prenant mon mal en patience. J’avais dĂ©cidĂ© de ne plus y penser, de me concentrer sur la Science, ma vĂ©ritable passion. Pour ce faire, j’avais tentĂ© de lui « pardonner », pour moi et non pour elle. Je souhaitais me libĂ©rer de toute nĂ©gativitĂ© et entrepris de maintenir des relations cordiales. Bien Ă©videmment, lorsque l’on n’est pas blond(e) aux yeux bleus, il faut prouver ses intentions Ă  maintes et maintes reprises. Pour l’éniĂšme et ultime fois oĂč j’acceptais de « faire mes preuves » aux yeux de mon Ă©quipe, j’avais acceptĂ© d’endosser la responsabilitĂ© d’organiser une grande partie des prĂ©paratifs de sa cĂ©rĂ©monie de thĂšse ! Je souhaitais tirer un trait sur ces histoires et aller de l’avant pour ne plus jamais y penser. Mon finish serait plus que clean et je ne la reverrais plus jamais. J’avais rempli ma part du contrat, l’évĂšnement Ă©tait un succĂšs.

Nous revoilĂ  pratiquement quatre annĂ©es plus tard. Je travaille Ă  l’étranger. Et, Miss Brutus est aussi expatriĂ©e. Deux villes, Ă  moins d’une heure de train l’une de l’autre et deux chefs qui sont meilleurs amis. VoilĂ  bientĂŽt un an et demi que nous collaborons. Nous nous sommes revues plusieurs fois. Je l’ai mĂȘme invitĂ©e chez moi, pensant laisser les enfantillages et vieilles rivalitĂ©s derriĂšre nous mais, Grand Dieu, qu’est-ce que j’étais naĂŻve !

À chaque fois que je choisissais de passer l’éponge, Miss Brutus me tendait un nouveau piĂšge, allant jusqu’à se rapprocher de mon chef ! Il Ă©tait, dorĂ©navant, comme un mentor pour elle. Il lui avait mĂȘme Ă©crit une lettre de recommandation pendant que moi je vomissais de la faussetĂ© de ces relations. Elle et moi avions discutĂ© Ă  maintes reprises de l’enfer que nous faisaient vivre nos chefs respectifs. Elle en avait fait fi car il Ă©tait nettement plus avantageux pour elle d’ĂȘtre dans les petits papiers de mon chef. Moi ? J’avais du mal Ă  faire semblant d’apprĂ©cier sa chef. J’avais dĂ©cidĂ© de rester cordiale et de ne pas devenir hypocrite. Mais, dans mon domaine, on joue la partie ou on quitte la partie. Tel Ă©tait mon dilemme. Avais-je envie d’entacher mes principes ? Combien de coups supplĂ©mentaires Ă©tais-je prĂȘte Ă  encaisser et combien de temps allais-je tenir pieds et poings liĂ©s ? Telle Ă©tait la question
​


A suivre

j'ai l'impression que c'est encore une histoire de jalousie féminine..
 

TheNeuroGirl

Le temps sĂ©pare plus qu’il ne rĂ©pare.
VIB
Partie VI

Au fond de moi, je le savais bien, je ne dĂ©tournais jamais la tĂȘte face aux dĂ©fis que je me fixais. Quelque part, je n’avais rien Ă  perdre. Au mieux, ma stratĂ©gie allait fonctionner et me permettrait de remettre les compteurs Ă  zĂ©ro voire de marquer des points face Ă  Miss Brutus, au pire, ce serait un flop et je ne le reverrais jamais. Sans plus attendre, je dĂ©cidais de tenter mon coup de poker !

Je regardai l’Australien qui se trouvait Ă  ma gauche et entamai la conversation en l’interpellant par son prĂ©nom : « Alors l’Australien, tu travailles sur quoi prĂ©cisĂ©ment ? ».

-Ohh j’enregistre juste l’activitĂ© Ă©lectrique des neurones, me rĂ©pondit-il en citant le nom de la technique qu’il employait, chose que je savais dĂ©jĂ  et qui n’était rien d’autre qu’une rĂ©ponse de Normand.
-Sans blague ?! T’as peur de de dire ce sur quoi tu travailles ? ».

Je le regardais d’un air mi-rieur mi-dĂ©fieur pour souligner le ridicule de sa rĂ©ponse. Compte tenu de nos spĂ©cialisations diffĂ©rentes, il Ă©tait impossible pour moi de lui jouer un mauvais tour en me lançant sur les mĂȘmes pistes de recherche. Tout comme il n’était pas possible pour lui de se lancer sur la mĂȘme chose que moi. Ou du moins, il nous faudrait Ă  chacun pas mal de temps avant de pouvoir atteindre le mĂȘme avancement que l’autre.

Il regarda l’Indien puis se retourna vers moi : « Non, pas du tout. Je te l’ai dit, j’enregistre l’activitĂ© Ă©lectrique des neurones dans la moelle Ă©piniĂšre ». Encore une fois, il Ă©tait plus qu’évident pour moi qu’il travaillait sur la moelle Ă©piniĂšre. Je ne comprenais pas l’intĂ©rĂȘt de rester mystĂ©rieux dans ce genre de contexte professionnel puisque cela ne faisait que rendre la conversation gĂȘnante. Il ajouta alors : « Et, toi, tu travailles sur quoi ?
-Bof, j’utilise un scanner pour Ă©tudier l’anat’ et certaines fonctions cĂ©rĂ©brales

-Aha, tu vois, toi non plus tu ne dis pas ce sur quoi tu travailles, me dit-il en s’esclaffant ».

Je ris, puis surenchĂ©ris « Je ne suis pas nĂ©e hier, je connais les rĂšgles du jeu !». Notre conversation avait pris une allure plutĂŽt marrante, un peu comme une partie de tennis de table. Il ne voulait pas donner de dĂ©tails sur son travail et j’en faisais de mĂȘme. Je regardais l’Indien pour lui dire que son copain avait des rĂ©actions dĂ©mesurĂ©es Ă  de simples questions lorsque je fus rejointe par une autre Ă©tudiante de l’équipe. J’entendis l’Australien dire Ă  l’Indien qu’il ne comprenait pas pourquoi j’avais dit cela. Je fis les prĂ©sentations entre l’étudiante et nos deux collaborateurs. Pour rire, j’ajoutai : « Demande-lui sur quoi il travaille ». L’Australien leva les yeux au ciel et plongea ensuite ses pupilles dans les miennes :​

-Bon voilĂ , j’étudie telle et telle sous-populations de neurones, dans tel contexte. Personne n’a pensĂ© Ă  y jeter un Ɠil.
-Ben voilĂ , c’était pas si compliquĂ© que ça ! Je trouve que c’est vachement intĂ©ressant en plus ! »

Je scrutais son visage pour y lire ses rĂ©actions en me basant sur ses expressions. Ses prunelles Ă©taient d’un noir de jais qui me compliquait la tĂąche mais son sourire me fit bien vite comprendre qu’il ne s’attendait pas Ă  ce que je le complimente. Je trouvais rĂ©ellement son sujet intĂ©ressant mais j’avais, quelque peu, exagĂ©rĂ© dans mes rĂ©actions. En voyant l’effet que cela avait produit, j’avais compris que mon petit jeu commençait Ă  fonctionner. C’était presque trop facile ! Pendant un bon moment, j’avais poursuivi de faire celle qui s’intĂ©ressait Ă  son travail, en lui faisant presque du rentre-dedans et en priant le ciel pour qu’il ne s’imagine pas que j’étais amoureuse de lui. Encore une fois, tout Ă©tait Ă  double tranchant. Il avait commencĂ© Ă  se livrer et, quelque part, moi aussi, un tantinet.​
 

TheNeuroGirl

Le temps sĂ©pare plus qu’il ne rĂ©pare.
VIB
Partie VII

J’utilisais toujours l’humour noir, c’est ce qui me faisait le plus rire. AprĂšs une blague (dont je ne me souviens, malheureusement plus), j’ajoutai « Je plaisante, bien Ă©videmment ! Ne le prends pas mal ». Il rit puis me rĂ©pondit qu’il utilisait aussi Ă©normĂ©ment le sarcasme, ce Ă  quoi je rĂ©pondis : « J’ai l’impression qu’ils ne comprennent pas ce genre d’humour dans ce pays, je suis tout le temps en train de prĂ©ciser que je plaisante Ă  la fin de mes blagues, ce qui n’en devient absolument plus drĂŽle.​

-Moi aussi ! Mais tu sais, ça ne se voit pas mais, en réalité, je suis plutÎt de nature introvertie.
-Ah ! Je te comprends totalement, je suis pareille ! Les gens ne me croient jamais lorsque je dis que je suis timide. Ils ne se rendent pas compte que j’ai Ă©normĂ©ment travaillĂ© lĂ -dessus. Du coup, ça ne se voit pas et, pourtant, j’y travaille encore !
-Toi et moi, on est vraiment trĂšs similaires ! Moi, au laboratoire, je suis plutĂŽt du genre Ă  mettre toute mon Ă©nergie pour motiver les troupes et semer de la bonne humeur sauf qu’aprĂšs, ça me draine complĂštement de mon Ă©nergie ».

Sur ce coup-lĂ , j’avais du mal Ă  le croire. J’avais encore en tĂȘte ce que Miss Brutus m’avait dit. Il y avait clairement des incohĂ©rences dans leurs discours et les descriptions qu’elle m’avait faites. L’un des deux mentait Ă  coup sĂ»r et il Ă©tait impossible pour moi d’identifier le menteur en question. Je ne disposais pas de suffisamment d’élĂ©ments ni de recul pour cela. J’acquiesçai en faisant mine de le comprendre. Je commençais Ă  me lasser de cet Ă©vĂšnement. J’avais l’impression que mon petit jeu avait pris et j’avais envie de rentrer. Je ne voulais pas trop en faire au risque de tout gĂącher. Puis la journĂ©e du lendemain allait ĂȘtre longue et je tenais Ă  ĂȘtre en forme.

Je l’informais, ainsi que l’Indien, que j’allais rentrer : « En tous cas, c’était vraiment sympa de discuter avec vous ! ». L’Australien me regarda puis me dit : « Il ne reste plus que deux jours, je n’ai rien de prĂ©vu demain soir.​
-C’est vrai qu’on avait prĂ©vu d’aller dĂźner tous ensemble !
-Oui, tu ne nous as pas invités !
-Je suis vraiment dĂ©solĂ©e, le plan Ă©tait vachement foireux et j’avais honte de vous faire signe Ă  une heure tardive.
-C’est ça, ouais !
-Si, je t’assure que c’est vrai ! Tiens, tu peux demander Ă  l’étudiante et elle te le confirmera.
-Mouais.
-On a prĂ©vu d’aller dĂźner demain soir de toute maniĂšre. Si tu veux, je vous envoie un message une fois qu’on est fixĂ© de notre cĂŽtĂ©.
-Mouais ça marche !
-T’es sur twitter ?
-Oui, et toi ?
-Aussi! C’est quoi ton twitter ?
-Mon prénom et mon nom ! ».

Je n’avais pas bien compris pourquoi il me demandait mon twitter Ă  ce moment-lĂ . Je me demandais s’il prĂ©fĂ©rait ne pas communiquer son numĂ©ro, ce qui Ă©tait vraiment bizarre. Mais, d’un autre cĂŽtĂ©, je savais qu’il avait une copine et je craignais qu’il n’ait justement eu l’impression que j’avais entamĂ© un jeu de sĂ©duction. Oui, j’avais Ă©tĂ© avenante mais, non, je n’avais rien dit qui puisse laisser penser que j’attendais plus de lui.

 

TheNeuroGirl

Le temps sĂ©pare plus qu’il ne rĂ©pare.
VIB
Partie VIII

L'Australien me tira de mes pensĂ©es en disant : « Je ne te trouve pas, vous ĂȘtes trop nombreuses Ă  porter le mĂȘme prĂ©nom. » Je ris, lui pris son portable des mains pour chercher mon compte et rĂ©pondis : « Non, c’est parce que je ne suis pas cĂ©lĂšbre, tiens, voilĂ  mon compte ». Je veillais Ă  ne pas cliquer sur le petit bouton « follow » pour le laisser faire si le cƓur lui en disait. Je finis par ajouter : « Je peux t’envoyer un DM pour demain soir si tu prĂ©fĂšres !​
-C’est quoi ton numĂ©ro ?
-Euh, t’as whatsapp plutĂŽt ? »

Il regarda l’Indien et lui dit : « On a testĂ© n=1 (en parlant de Brutus) et voilĂ  n=2 (en parlant de moi), tout ça parce qu’elles ne veulent pas acheter de carte sim !​
-Ouais, d’ailleurs ça me rappelle quand Brutus a mis la langue de l’ordinateur en français, Ă  cause d’elle, on ne peut plus l’utiliser !».

En les entendant, j’avais Ă©clatĂ© de rire ! Je regardais l’un des doctorants de l’équipe et lui dis en rigolant : « Tiens, je devrais faire la mĂȘme chose en rentrant. Je mettrai tel ordinateur en français pour que personne ne puisse l’utiliser et que je n’aie plus Ă  faire de rĂ©servation ». Il rit aussi et savais que je n’étais pas sĂ©rieuse. Dans le fond, je commençais Ă  comprendre pourquoi Miss Brutus avait eu quelques ennuis avec son Ă©quipe. Si quelqu’un m’avait fait la mĂȘme chose, je ne l’aurais vraiment pas apprĂ©ciĂ©. L’Australien me tira une nouvelle fois de mes pensĂ©es : « Alors, ton numĂ©ro ? ». J’avais deux portables : un français et un local (que je ne communiquais qu’aux collĂšgues de travail et aux administrations). Je rĂ©flĂ©chis un instant au numĂ©ro que je prĂ©fĂ©rais lui donner. Mon tĂ©lĂ©phone local Ă©tait un vieux motorola que j’avais achetĂ© par dĂ©pit en arrivant. Il ne m’avait pas coĂ»tĂ© cher et, pour cause, il fonctionnait horriblement mal. Il Ă©tait donc plus simple pour moi de lui communiquer mon numĂ©ro français et de m’assurer de ne pas louper de textos.

L’Australien me vit hĂ©siter entre mes deux portables et il ajouta : « T’as deux portables et tu ne t’en sors dĂ©jĂ  plus ! Ou alors, c’est que tu ne veux pas nous inviter et que tu fais semblant ». L’Indien surenchĂ©rit : « Oui, d’ailleurs, Ă  Toronto, tu n’étais pas venue assister Ă  ma prĂ©sentation comme tu l’avais dit, ce fameux vendredi !​

-Je suis vraiment dĂ©solĂ©e ! J’avais prĂ©vu de venir ! Je ne sais plus ce qu’il s’était passĂ© mais j’avais eu un rĂ©el contre-temps.
-Ah ben dit comme ça, je ne te crois clairement pas.
-Si ! Je te jure que c’est vrai ! »

Tous deux me taquinaient. J’avais Ă©tĂ© malade ce jour-lĂ , je n’avais pas envie de donner de dĂ©tails sur ma santĂ©. Je sortis mon tĂ©lĂ©phone français et finis par donner mon numĂ©ro Ă  l’Australien : « Promis, une fois qu’on est clair sur ce que l’on fait demain, je vous envoie un petit texto pour vous proposer de nous rejoindre !​
-Ça marche, bonne soirĂ©e !
-Bonne soirée, à demain ! ».

Je me rendis Ă  l’entrĂ©e de l’hĂŽtel pour prendre mon Uber et me rendre Ă  mon hĂŽtel. J’étais plutĂŽt contente de cet Ă©change. D’un cĂŽtĂ©, j’avais l’impression que l’Australien m’avait rĂ©ellement apprĂ©ciĂ©e et je me sentais quelque peu coupable de ma premiĂšre intention. Je me demandais aussi si j’allais me faire prendre Ă  mon propre piĂšge en dĂ©couvrant tĂŽt ou tard que je l’apprĂ©ciais rĂ©ellement. Je repensais au propos de Miss Brutus et me demandais comment il Ă©tait possible d’apprĂ©cier quelqu’un lorsqu’autant de doutes planaient sur son intĂ©gritĂ©. J’avais dĂ©cidĂ© de ne pas prendre parti sur ce qu’il Ă©tait rĂ©ellement. J’avais choisi de faire confiance au destin parce que la vĂ©ritĂ© finissait toujours par se savoir. TĂŽt ou tard, je finirais par voir clair dans son jeu, il n’y avait qu’à patienter. D’un autre cĂŽtĂ©, je ne pouvais m’empĂȘcher de me demander si l’Australien n’avait pas jouĂ© au mĂȘme petit jeu que moi. Et si, dans l’espoir de mettre Miss Brutus au tapis, il s’était rapprochĂ© de moi « amicalement » ? J’en doutais un peu au vu de ses rĂ©actions et Ă  sa façon de me regarder et de me taquiner. Mais, il Ă©tait trop tĂŽt pour en dire quoi que ce soit. De toute maniĂšre, j’allais forcĂ©ment en savoir davantage le lendemain.

À suivre...
 
Bonjour
En résumé
tu as le 06 de l'indien c'était en prévision de l'appeler pour lui dire l'heure et le lieu du restaurant
Maintenant tu as donné ton 06 à l'Australien c'est pour qu'il t'appelle te dire l'heure ou le lieu du restaurant, et il compte sur toi pour régler l'addition ?.
Mon analyse Ă  chaud :
1: l'indien meskine il a compris que c'est mort pour lui.
2: L'australien devrait jouer "all in" pour lever l'indĂ©termination "est ce qu'il t'interesse ou pas?" T'envoyer un message te proposer de t'inviter en tĂȘte Ă  tĂȘte au restaurant + after...
A sa place je ferais tout pour savoir si avec toi il y a moyen ou pas?
4. La semeuse de "seum" mis Brutus pique lui son mec et arrange toi pour qu'elle ait l'information= tacle Ă  hauteur de la gorge genre message subliminal "t 'as vu de quoi je suis capable donc tiens toi Ă  carreau t'as pas mon niveau".
5 faire confiance Ă  un Australien pour le restaurant j'ai un doute? tu nous diras...
 
Elle a beau en rajouter encore 20 pages, on en reviendra toujours au mĂȘme point , la jalousie fĂ©minine ...dans le milieu scientifique les hommes n'ont mĂȘme pas besoin de seduire, il y a une rangĂ© de filles qui viennent Ă  eux et ils s'amusent Ă  les manipulĂ©s Ă  souhait car elles sont trop nombreuses les prĂ©tendantes.
Appeler une une femme" brutus " alors que c'est sûrement une victime..
 

macarons

On dit leviOsa pas leviosAaa
VIB
Ce que j'ai hùte de savoir, c'est à quel point notre héroïne va s'avancer dans son amitié avec l'indien et l'australien.
Et aussi, dans un second temps, comment Brutus va prendre tout ça ! Est ce que Theneurogirl aura sa vengeance ? J'espÚre que oui!
@TheNeuroGirl , je ne sais plus si tu l'as dit, mais vous travaillez dans la mĂȘme ville toi et Brutus?

Et rien Ă  voir avec l'histoire, mais est-ce que tu aimes le pays ou tu bosses? Ça Ă©tĂ© rapide l'adaptation? Quand jetais Ă©tudiante, je rĂȘvais de m'expatrier/ aller bosser dans un pays lointain, mais tu sais, des fois on planifie , on planifie mais les plans ne se passent pas toujours comme prĂ©vu !
Du coup je vis cette "expatriation" par procuration via tes histoires et tes interventions 😍
 
Haut