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Effet du langage (lecture) sur la percetion (conscience)?

Discussion dans 'Général' créé par typologie, 12 Septembre 2017.

salam je cherche à connaitre si il existent une theorie qui d'ecrit les effets (influence ou autre ) de la pratique de la lecture (à ses differents...

  1. typologie

    typologie VIB

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    salam

    je cherche à connaitre si il existent une theorie qui d'ecrit les effets (influence ou autre ) de la pratique de la lecture (à ses differents niveau ) sur notre conscience perception etc ...
    si oui en quelque ligne quel sont ces effets etc ...




    autre sujet en lien :
    l’hypothèse de Sapir-Whorf (HSW)de l'effet (influence ou autre ) du langage sur notre perception notre intelligence:
    https://www.bladi.info/threads/mascarade-honnete-radical.457832/page-3#post-15316814

    exemple des enfants barbare qui n'ont pas developpé de langage approfondis ...

    exemple de difference de perception entre asiatique (kanji) et autre (alphabetique) :
    https://www.bladi.info/threads/verite-haqq-islam.434879/#post-14604647

    voir aussi la difference entre la facon d'ecrire des semitique et celle des occidentaux :
    https://www.bladi.info/threads/sens-racines-hyy-hqq.433077/#post-14553511

    notament avec la rethorique semitique ...


    au sujet du sens : connotation et cnv ...
     
    Dernière édition: 12 Septembre 2017
  2. Ebion

    Ebion

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    J'ai ouï-dire que la pratique intensive de la lecture rendait plus difficile la reconnaissance des visages.

    Quant à HSW, le film de 2016 L'arrivée (The Arrival) s'en inspire.
     
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  3. typologie

    typologie VIB

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    livre lire lit coucher (par ecrit) (decrire décrypter décoder ...) loi
    https://fr.wiktionary.org/wiki/lire
    lier https://fr.wiktionary.org/wiki/lier

    au final la lecture renvoie à la facon dont nous avons de relier les signes (point lettre ) entre eux
    et de les interpreter :
    https://www.bladi.info/threads/mascarade-honnete-radical.457832/page-3#post-15312774
    https://www.bladi.info/threads/sagesse-chats-superieurs-philosophe.450435/page-2#post-15304964

    que ce soit par une representation signe indirect : verbal (symbole kanji): visage soit un signe direct : image plus ou moin complexe (abstrait) : :)

    voir la particularité de certaine forme de reconnaissance (formatage) dont ceui du visage :
    https://www.bladi.info/threads/sais-formuler.449403/page-2#post-15108018
    https://www.bladi.info/threads/sais-formuler.449403/page-2#post-15120899

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lecture

    La lecture peut être définie comme une activité psychosensorielle qui vise à donner un sens à des signes graphiques recueillis par la vision et qui implique à la fois des traitements perceptifs et cognitifs1.
    L’efficacité de la lecture dépend de deux voies de traitement de l'information, qui coexistent et se complètent mutuellement : l’identification des signes ou mots écrits et l’accès au son de ces éléments.
    Si l’un des deux mécanismes est déficient, un trouble de la lecture s’ensuivra : « certains patients atteints d’une lésion cérébrale nommée dyslexie profonde ou dyslexie phonologique ont leur voie de conversion des lettres en sons sévèrement détériorée et ne parviennent plus à prononcer les mots rares, les néologismes et les mots inventés. D’autres patients atteints d’une dyslexie de surface doivent prononcer les mots pour les comprendre2. » D'autres troubles sont possibles : alexie, hyperlexie, troubles de la compréhension, etc.


    conference : http://www.college-de-france.fr/site/stanislas-dehaene/course-2007-05-03-09h30.htm

    Chez le singe macaque, la région occipito-temporale ventrale joue un rôle essentiel dans la reconnaissance invariante des objets et des visages (Rolls, 2000). Cette région réalise déjà l'invariance pour la position, la taille et l'angle de vue : elle ne s'intéresse pas à la position des objets, mais sa lésion interfère sélectivement avec la reconnaissance de leur identité. L'enregistrement unitaire montre qu'elle comprend une mosaïque de neurones spécialisées pour des formes d'objets, et invariants pour les indices visuels qui les composent.
    Ces neurones présentent une grande plasticité : lorsque l'animal apprend à reconnaître des objets nouveaux, y compris des formes abstraites de fractales, de nombreux neurones inféro-temporaux se mettent à répondre sélectivement à ces formes.
    Lorsque l'animal apparie deux formes arbitraires, ces deux formes peuvent être codées par un seul et même neurone - un appariement neuronal peut-être pertinent pour l'apprentissage des paires de lettres minuscules et majuscules.

    suite ...

    lecture à froid : https://www.bladi.info/threads/sagesse-chats-superieurs-philosophe.450435/#post-15111440
     
    Dernière édition: 14 Septembre 2017
  4. typologie

    typologie VIB

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    ...Lorsqu'un neurone inférotemporal répond à une forme complexe, par exemple un chat,
    il est souvent possible d'identifier une forme plus simple qui l'active tout autant - par exemple deux disques superposés.
    La région inféro-temporale comprend ainsi un « alphabet » de neurones qui répondent à des formes élémentaires dont certaines évoquent la forme de nos lettres.
    Ces formes pourraient avoir été choisies pour leur caractère « non-accidentel »
    (Biederman, 1987),
    invariant pour de nombreuses transformations spatiales,
    ainsi que pour leur capacité combinatoire
    qui permet de représenter de multiples objets nouveaux,

    par exemple la forme d'un extincteur (travaux de Tanifuji et coll.).

    ...
    Il est tentant de spéculer que l'apprentissage de la lecture modifie partiellement les préférences de certains neurones qui se mettent alors à coder les formes des lettres et leurs combinaisons.
    ...
    La dégradation visuelle des mots, par exemple par e s p a c e m e n t des caractères a également donné des résultats en conformité avec nos attentes. Lorsque l'espacement dépasse deux caractères, valeur au-delà de laquelle les neurones bigrammes doivent cesser de répondre, un seuil de dégradation est franchi et la lecture devient lente, sérielle, et dépendante d'un second système cérébral, la voie occipito-pariétale associée à une orientation séquentielle de l'attention visuo-spatiale.
    ...
    Diverses expériences d'amorçage masqué indiquent en effet que la présentation préalable d'une fraction de lettres facilite la reconnaissance des mots dans la mesure où l'ordre des lettres est préservé (la chaîne « jrdn » amorce « jardin ») ou minimalement altéré (« bagde » amorce « badge »).
    Jonathan Grainger et ses collaborateurs ont montré que l'ensemble de ces résultats pouvait s'expliquer par un codage par « bigrammes ouverts », dans lequel le mot « badge », par exemple, serait codé par la liste de ses paires de lettres BA, BD, BG, BE, AD, AG, AE, DG, DE et GE (Grainger, Granier, Farioli, Van Assche, & van Heuven, 2006) - un code très proche de celui que nous avons postulé par l'examen des précurseurs neurophysiologiques de la lecture. Ce domaine très actif de recherche laisse donc espérer une convergence entre neurosciences et psychologie.
     
  5. typologie

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    qu'est ce qui nous differencie des animaux ?

    si nous eduquons des animaux
    pourront il developpé une intelligence semblable a celle des hommes ?
    expression singe savant
    influence de la domestication: ex des fondateur des villes : enkidu et gilgamesh abel romulus etc ...
    https://www.bladi.info/threads/vivre-objets-minimalistes.457633/#post-15214551
    https://www.bladi.info/threads/mascarade-honnete-radical.457832/page-3#post-15318906
    https://www.bladi.info/threads/pourquoi-adam-limage-animal.461249/#post-15330739

    voir l'empathie : https://www.bladi.info/threads/conseils-sage-luqman-fils.2747/#post-14288317




    langage animal

     
    Dernière édition: 15 Septembre 2017
  7. naadya

    naadya

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    Ya un film qui en mentionne une intéressante.
    Me souviens pas du nom. C'est une traductrice qui est dépêchée pourvtenter de décoder le langage d'extraterrestres venus aux 4 coins du globe.
     
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  8. Ebion

    Ebion

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    C'est le film L'arrivée, que j'ai mentionné plus haut. Sorti en novembre ou octobre 2016! Enfin un film réaliste sur les aliens, sauf sur les paradoxes autour de la connaissance du futur que le métaphysicien en moi a pas appréciés.
     
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  9. naadya

    naadya

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    Ah d'accord je le pensais plus récent.
    C'est drôle. Perso c'est le paradoxe sur le temps que j'ai bien aimé et j'aurais aimé qu'ils le developpent davantage.
    C'est intéressant d'inverser le sens d'écoulement de causalité.
    Après tout pourquoi pas ?
     
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  10. typologie

    typologie VIB

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  11. typologie

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    Article trézs interessant
    je ne voi pas en quoi c difficile de se rendre compte que l'on ne pense pas par mot et langage il n'y a qu'a nous observer penser ...


    La seconde erreur est plus fondamentale. Elle porte sur les liens entre langage et pensée.
    G. Steiner reprend cette idée largement répandue selon laquelle la pensée et le langage sont une seule et même chose. « On s’accorde à reconnaître que les capacités du langage à faire de la réalité un objet de classification, d’abstraction, de métaphore – si tant est qu’il existe un langage “extérieur” – constituent non seulement l’essence de l’homme mais sa séparation primordiale d’avec l’animalité (à nouveau, le cas du sourd-muet incarne ce qui est peut-être une énigme essentielle). Nous parlons donc nous pensons, nous pensons donc nous parlons (…). Le “verbe” qui était au commencement (…) fut le début de l’humanité. » (ibid.)

    Les représentations mentales plutôt que verbales
    Les premiers arguments nous viennent de l’expérience ordinaire.
    La thèse selon laquelle le langage produit la pensée est communément admise en philosophie et en sciences humaines. Mais c’est une idée reçue qui n’a jamais fait l’objet d’une démonstration solide, ni même d’un véritable livre ou d’une théorie de référence.
    On la retrouve affirmée un peu partout comme une sorte d’évidence sur laquelle il n’y a pas lieu de se pencher tant elle semble aller de soi. On la trouve répandue chez des philosophes comme Platon, Rousseau, Hegel… Or, rien n’est moins évident. On dispose même aujourd’hui de nombreux arguments pour soutenir qu’il existe une pensée sans langage. Et que le langage n’est que la traduction – souvent imparfaite – d’idées et de représentations mentales sous-jacentes qui le précèdent. Il nous arrive souvent de chercher nos mots, de vouloir exprimer une idée sans parvenir à trouver le mot juste, l’expression exacte. D’où le besoin de reformuler ses idées, et parfois, de guerre lasse, quand on sent que l’on n’a pas pu exprimer correctement sa pensée, d’avoir recours à son joker : « Tu vois ce que je veux dire ?

    L’expérience du « mot sur la langue » est encore plus probante.
    Vous pensez à un acteur connu, vous voyez son visage, vous connaissez le titre de ses films, mais vous ne vous souvenez plus de son nom. L’idée est là. Pas le mot. La pensée est présente, le langage fait défaut.
    Des exemples de pensée sans langage nous sont fournis aussi par le témoignage des aphasiques.
    L’aphasique est un patient atteint d’une lésion cérébrale, et qui a perdu momentanément ou durablement l’usage du langage. Il existe différentes formes d’aphasie (les plus connues sont les aphasies de Broca et de Wernicke). Ce sont des détériorations profondes qui affectent la sémantique ou la grammaire, parfois les deux. Le cas des aphasiques est donc bien plus probant que celui des sourds-muets.
    Or, certains aphasiques temporaires ont réussi à raconter comment ils pensaient sans langage.
    Comme ce médecin qui, suite à un accident cérébral, a perdu pendant plusieurs semaines l’usage des mots. Cela ne l’empêchait pas de continuer à penser, de s’interroger sur sa maladie, de faire des diagnostics, de penser à son avenir, de chercher des solutions (D. Laplane, La Pensée d’outre-mots, 1997). Les aphasiques peuvent faire des projets, construire des hypothèses, calculer, anticiper et résoudre des problèmes techniques de toutes sortes.
    Si l’on y songe, une grande partie de notre vie mentale, que l’on appelle la « pensée », passe par des images mentales, pas seulement par des mots.
    Quand je réfléchis à quels vêtements je vais porter aujourd’hui, quand l’architecte imagine un plan de maison, quand on joue aux échecs, quand on imagine le trajet pour se rendre chez des amis…, ce sont des images et des scènes qui défilent dans la tête plutôt que des mots et des phrases, même s’il existe un « langage privé », un monologue intérieur comme dans la lecture.
    De même, le souvenir du passé nous revient sous forme de scènes visuelles. Lorsque le narrateur de la Recherche de Marcel Proust trempe sa madeleine dans le thé, c’est un torrent d’images et d’émotions qui le submerge tout à coup, sous l’aspect d’images mentales, de sons, d’odeurs, d’émotions positives et négatives. Les mots ne sont là que pour tenter de communiquer cette vie intérieure, ce «  flot de conscience  » dont parlait William James.
     
    Dernière édition: 29 Septembre 2017
  12. typologie

    typologie VIB

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    La linguistique cognitive
    De nombreuses expériences psychologiques apportent du crédit à la thèse d’une « pensée en images ».
    Dans les années 1970-1980 eut lieu un grand débat en psychologie sur la nature des représentations mentales. Pour certains théoriciens, élèves de Noam Chomsky, le langage utilisé dans les différents pays (anglais, chinois ou finnois) repose sur un langage interne, le « mentalais », fait de représentations symboliques – abstraites et logiques – et comparable à un programme informatique. À l’aide de nombreuses expériences, le psychologue Stephen Kosslyn, tenant d’une pensée visuelle, réussit à montrer que nombre d’expériences de pensée courante reposent sur des images mentales, composées de scènes visuelles. Le débat – « The imagery debate » – tourna nettement à l’avantage de ces derniers (M. Tye, The Imagery Debate, 1991).

    La linguistique dite « cognitive » va également dans ce sens. Selon ce courant de recherche, qui a pris un grand essor depuis les années 1980, le langage ordinaire repose sur des schémas cognitifs qui précèdent les mots, les règles de grammaire et lui donnent sens.
    Soit la phrase « Demain, je pars à Rome » plutôt que conjuguée au futur, « je partirai à Rome ».
    Le futur ne dépend pas ici d’une forme grammaticale puisque l’on a utilisé le présent.
    La représentation du futur repose avant tout sur la possibilité de s’y projeter mentalement.
    L’idée précède le sens. « L’idéogenèse précède la morphogenèse », disait à sa manière Gustave Guillaume, l’un des pionniers de la linguistique cognitive.
    Un individu qui ne pourrait pas mentalement se projeter dans l’avenir, imaginer le futur, n’aurait pas la possibilité de comprendre les règles de grammaire. Inversement, l’absence de règle de grammaire pour exprimer le futur n’empêche pas de le penser.
    Les aphasiques en témoignent.

    Un outil imparfait
    Les pensées les plus abstraites elles-mêmes ne sont pas forcément tributaires du langage.

    Les témoignages de nombreux mathématiciens et physiciens sur l’imagination scientifique vont dans ce sens. Einstein a rapporté qu’il pensait à l’aide d’images mentales, les mathématiciens de la géométrie pensent aussi à l’aide de représentations visuelles.
    Beaucoup d’indices et d’arguments nous invitent donc à reconsidérer l’idée courante selon laquelle la pensée repose sur le langage et qu’ils sont une seule et même chose. La pensée prend des formes multiples, des idées courantes (souvenirs, anticipations, imagination) aux abstractions (mathématiques, géométrie) qui n’ont pas besoin du langage pour exister. Du coup, le langage apparaît sous un nouveau jour. Il ne serait qu’un instrument plus ou moins adéquat destiné à communiquer nos pensées. Cet outil se révèle imparfait, parce que soumis à des contrainte : celles de symboles collectifs codifiés permettant de partager des mondes mentaux communs mais ne reflétant pas forcément la singularité des pensées individuelles.

    La maison de mes rêves ne pourra jamais coller exactement à la maison réelle, car celle-ci doit aussi obéir aux contraintes du monde physique. De même, le langage obéit à des règles de structuration interne qui n’épousent pas entièrement les plis de ma pensée. Le langage ne servirait donc qu’à jeter des ponts entre les univers mentaux. Mais il ne permettra jamais de les rendre totalement transparents les uns aux autres. « J’éteignis la lumière, mais en moi-même les images continuèrent de briller et de fulgurer », écrit Stefan Zweig dans La Confusion des sentiments.

    W. Quine (1908-2000) : le mot et la chose

    voir suite : https://www.scienceshumaines.com/pense-t-on-en-mots-ou-en-images_fr_25273.html


    courant ou flot de conscience : https://fr.wikipedia.org/wiki/Courant_de_conscience

    langage de la pensée : https://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_de_la_pensée

    computationnalisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Computationnalisme

    determinisme linguistique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Déterminisme_linguistique
     
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  13. typologie

    typologie VIB

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    L'inconscient, « structuré comme un langage » (Lacan):
    https://www.bladi.info/threads/comprendre-recit-rapidement.458285/page-2#post-15345972


    Le courant de conscience ou flux de conscience, en anglais stream of consciousness, est une technique littéraire qui cherche à décrire le point de vue cognitifd'un individu en donnant l'équivalent écrit du processus de pensée du personnage.
    C'est habituellement considéré comme une forme spécifique de monologue intérieur
    et il se caractérise par des sauts associatifs (et parfois dissociatifs) dans la syntaxe et la ponctuation qui peuvent rendre le texte difficile à suivre.
    Le courant de conscience et le monologue intérieur doivent être distingués du monologue dramatique, où le locuteur s'adresse à un public ou à une tierce personne, et qui est principalement utilisé dans la poésie ou le drame.
    Par exemple, les écrivains irlandais Beckett et Joyce ont tous les deux omis les points et les retours à la ligne, James Joyce ayant même supprimé les apostrophes. Dans le courant de conscience, les processus de pensée du locuteur sont le plus souvent décrits comme entendus (ou adressés à soi-même) ; il s'agit principalement d'un outil de fiction.
    Le terme anglophone de "Stream of Consciousness" a été inventé par le philosophe et psychologue William James dans l'ouvrage The Principles of Psychology (1890).
    ...
    Alors que de nombreuses sources utilisent les termes « courant de conscience » et « monologue intérieur » comme des synonymes, le Dictionnaire des Termes Littéraires d'Oxford propose qu'ils « peuvent être aussi distingués de manière psychologique et littéraire.

    Du point de vue psychologique, le courant de conscience est le sujet en lui-même,
    alors que le monologue intérieur est la technique pour le présenter. »


    Or pour la littérature, « Alors qu'un monologue intérieur présente toujours les pensées du caractère directement, sans l'apparente intervention d'un résumé et d'un narrateur choisi, cela ne va pas nécessairement les mêler aux impressions et perceptions. Ni ne bafoue les normes de grammaires, ou la logique grammaticale, or la technique du courant de conscience fait aussi une ou deux de ces choses. »

    De la même manière, alors que l'Encyclopédie Britannique en Ligne accepte que ces termes soient « souvent utilisés et interchangeables », elle suggère que
    « Alors qu'un monologue intérieur puisse être le reflet de nos pensés, de nos impressions et des associations qui affectent l'inconscient du personnage, il peut aussi être réduit à une présentation organisée des pensées rationnelles du personnage ».

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Courant_de_conscience

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Monologue_intérieur

    Le monologue intérieur est un procédé de narration littéraire, expérimenté au xviie siècle dans La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette et exposé en 1931 par Édouard Dujardin. Ce procédé a pour particularité de suivre les pensées d'un personnage. Certains critiques le rapprochent du courant de conscience ou « flux de conscience » expérimenté, entre autres, par Virginia Woolf et William Faulkner.
    ...
    « Il a pour objet d'évoquer le flux ininterrompu des pensées qui traversent l'âme du personnage au fur et à mesure qu'elles naissent sans en expliquer l'enchaînement logique. »
    ...
    En réaction au naturalisme et aux descriptions à la troisième personne, certains auteurs modernistes s'attachent à suivre le mouvement de la pensée d'un personnage, afin de mieux en connaître le psychisme, et la profondeur de l'esprit humain.
    Se retrouve le monologue intérieur dans ...
    ...
    Le monologue intérieur est caractérisé par des phrases nominales, des énumérations, une logique peu visible (idées juxtaposées, association d'idées, parataxe, ellipses), une ponctuation inhabituelle.
    La critique Dorrit Cohn distingue la technique
    du « monologue autonome » à la première personne,
    le « psycho-récit » dans lequel le narrateur raconte des pensées,
    et le « monologue narrativisé », où les pensées sont rendues à la troisième personne, au discours indirect libre.
     
    Dernière édition: 29 Septembre 2017
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  14. sociologie21

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    Bonjour, je ne sais pas si tu connais John A. Lucy, il s'intéresse à l'hypothèse de Whorf en comparant les catégorisations chez les Yucatecs et les Anglophones en rapport avec les outils de catégorisation apportés par les deux langues. Un de ses articles que je trouve intéressant : "Language, Culture, and Mind in Comparative Perspective"
     
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  15. typologie

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    Bonjour
    non je ne connaissais pas
    merci pour cette info je vais me renseigner :

    http://www.laviedesidees.fr/Ce-que-le-langage-nous-fait-penser.html
     
    Dernière édition: 3 Octobre 2017
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    la cause des causes :
    recit : coherence continu corespondance
    homéostasie desequilibre tension dissonance noeud faille rupture ...revelation changement :
    https://www.bladi.info/threads/cybernetique-compris.449115/page-2#post-15319801
    https://www.bladi.info/threads/signe-sens-finalite.455143/page-2#post-15231286
    https://www.bladi.info/threads/expression-interessante.450078/#post-15096020

    fleche de relation entre narrativité temps linearité causalité interpretation dopamine (quete de forme gestalt baisse de septicisme critique ex bipolaire ) signe sens schema modele prevision miracle credulité superstition : https://www.bladi.info/threads/ijaz-miracle-incapacite.433971/#post-15472652

    causes des fil conducteur ariane : https://www.bladi.info/threads/comprendre-recit-rapidement.458285/#post-15315163
    pourquoi origine et finalité : https://www.bladi.info/threads/signe-sens-finalite.455143/page-2#post-15306942
    rapport cout benefice : par de hasard pari ...

    scribe comptable :
    pb indexation memoire rapport entre stockage et recuperation dans tout system : ... ordre structure faible forte formatage information aleatoire ...
    https://www.bladi.info/threads/sais-formuler.449403/page-2#post-15120899


    difference entre cg et cd : https://www.bladi.info/threads/responsabilite-choix-libre-choix.425163/#post-14330757
    cg: moi narratif global gestalt : https://www.bladi.info/threads/comprendre-recit-rapidement.458285/page-3#post-15449010
    reconnaissance des regles : langage : ex : japonais
    cd : fait detail : nouveauté


    george perec un livre sans narration ?
    https://www.bladi.info/threads/apprendre-parler-ecrire-lire.457967/#post-15412391
    http://www.fabula.org/colloques/document713.php

    le signe montre et cache à la foi : cnv storytelling ordre imaginaire memetisme
    https://www.bladi.info/threads/mascarade-honnete-radical.457832/page-3#post-15318567
    https://www.bladi.info/threads/foi.445353/page-4



    Complexité_de_Kolmogorov
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_algorithmique_de_l'information
     
    Dernière édition: 27 Décembre 2017
  20. typologie

    typologie VIB

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